lundi 22 mars 2010
dimanche 21 mars 2010
vendredi 19 mars 2010
Garde Malade Chapitre 44
Chapitre 44 : Vivre sa vie autrement
POV de Bella
Depuis que j'avais senti les mains de James sur moi. Avant même qu'il ne me jette, j'avais plongé dans l'inconscience. Mais ce qui était noir fut remplacé par des flashs. Des flashs de ma vie. Vue de l'extérieur.
J'avais vu ça un jour dans un film. L'homme était sur le point de mourir et il avait eu la visite de trois fantômes. Celui du passé, celui du présent, celui du futur.
Une introspection de notre vie. C'était l'heure de la mienne.
Était-ce une sorte de tribunal ? De purgatoire aux portes du paradis ou de l'enfer. Étape intermédiaire entre la vie et la mort.
Je revis mon enfance. Le visage de ma mère alors qu'elle habitait encore à Forks avec mon père et moi. Souvent, j'avais cru que c'était de ma faute si elle était partie. Mais à ce moment là de l'histoire, j'étais heureuse, une main dans celle de mes deux parents.
Puis ce fut le noir de nouveau. Moins longtemps mais plus terrifiant essayant de m’accrocher à mon présent comme je le pouvais.
Cette fois-ci, j'étais à La Push avec Jake. J’étais très jeune. C'était en été, nous étions sur la plage. Je me souvenais de ce moment. C'était la première fois qu'un garçon me tenait la main. Il y aurait de quoi en rire maintenant de me voir effrayée d'une chose si ridicule. J'avais rendez-vous chez le dentiste le lendemain. Toutes les filles de ma classe revenaient de Ce rendez-vous avec un appareil. À croire que le dentiste de Port Angeles avait des parts en bourse dans les portails chirurgicaux.
-"Ne t’inquiète pas ma Bella, moi je t’aimerai toujours, même si tu dois porter cette chose."
-"Merci Jake !"
J'entendais ses paroles aussi clairement qu'au moment où il les avait prononcées. Elles prenaient plus de sens maintenant.
Il m’aimait encore, presque 10 ans après.
Mais moi c'était Edward que j'aimais.
EDWARD !
Était-il avec moi ? M’avait-il retrouvé ? S'était-il battu avec James ? Oh mon dieu ! Et si lui aussi était mort ? Aurai-je une chance de le revoir ?
Puis de nouveau le noir. Avec plus de doute.
La lumière revint me ramenant à un autre souvenir. Je savais où j'étais mais je ne voyais pas en quoi ce moment de ma vie jouerait avec La décision finale. Quand je m’en rappelai, c'était le jour où je l'avais vu pour la première fois, le jour où il acquit mon cœur. J’étais en train de me faire soigner et il était là. (* les « je » et les « me » ou « moi » en italique est la Bella du passé.)
Après je revis un pêle-mêle de moment où je me blessais et courrais aux urgences.
-"Encore toi mon petit aimant ?" m’accueillit Carlisle avec le sourire.
-"Que voulez-vous ! On ne me changera plus."
-"Il faudrait que je me renseigne, peut-être as-tu le droit à une carte de membre privilège. Comme pour les compagnies aériennes qui offrent des cadeaux aux kilomètres parcourus sur leurs vols. Toi ce serait au minutes assise ici."
-"Faudrait voir les lots."
Je me souvenais parfaitement ce que ma petite voix me soufflait à ce moment là.
Un rendez vous avec votre fils peut-être ?
Je ne savais pas encore son prénom.
Un autre flashback me fit revivre cette révélation. Me faisant ressentir cette même euphorie. Enfin je pouvais associer son prénom à son visage.
Si tous mes souvenirs pouvaient être aussi agréables.
Mais très vite, je sus que les prochains seraient pires. Car je me trouvais devant la porte des Black. Il faisait nuit mais je savais exactement quand nous étions.
Je me voyais tourner cette poignée sans pouvoir rien faire.
Je me criai à moi-même de faire demi-tour. Je savais que son excuse sentait le bobard. Et c'est pour ça que j’étais là.
Oui, je devais savoir. Je n'avais pas écouté ma petite voix qui me criait de reprendre ma voiture et de fermer les yeux.
Traversant les quelques mètres de couloirs qu'il y avait pour se rendre à sa chambre.
Je ne veux pas revoir ça. Je ne veux pas de nouveau souffrir comme cette nuit, non pitié pas ça.
Mais mes propres cris envers eux me firent ouvrir les yeux.
Jessica était dans les bras de mon petit copain, à ma place. Nue autant que lui.
Pourquoi elle ?
Leurs excuses bidon ne réfrénaient pas ma colère, ni mes larmes. Mais cette fois-ci c'était différent, je ne saurai l'expliquer. Comme si j'avais un soutien extérieur.
Ce qui me projeta au jour de mon accident. C'est là que je me rendis compte que depuis le début de cette expérience, je marchai.
Adieu fauteuil roulant.
Je me mis à sauter sur place profitant de ce dernier sursit. Car je voyais déjà foncer vers moi – alors que je ne l'avais pas vu ce jour là – cette voiture. Peut-être que j'aurai pu l'éviter.
Le bruit de l'impact me donna la nausée. Ensuite tout ce passa en accéléré. J’étais dans une sorte de salle, fait de quatre murs de verre. Et ma vie se déroulait à l'extérieur à la vitesse grand V.
Je voyais ce que j'avais fait vivre aux gens que j'aime. Rien que pour ça je ne méritais pas le paradis. Je vis le visage de mes parents baignés de larmes. Ma mère désirant partir pour plus me voir me détruire.
Je lui criai de rester que j'avais besoin d'elle. Mais elle quitta l'hôpital.
Je ne pouvais plus regarder, bouchant mes oreilles aux cris, insultes et pleurs que la moi détruite poussais.
Quand je l'entendis.
-"Bella c'est fini."
Je relevai la tête. Je n’étais plus dans cette chambre isolée. J’étais dans ses bras, dans mon lit. C'était le moment où nous nous sommes avoués nos sentiments.
J'aurai aimé pouvoir le toucher.
Je ressentais la béatitude. Mais avec ce côté frustré. Être jaloux de son soi passé est-ce possible ?
Je quittai cette période avant que mon père n'arrive. Retombant dans un autre et un autre souvenir.
Passant des moments forts, aux disputes, des larmes, aux moments d'extases. Mais c'était bientôt fini.
Mon présent était proche et pourtant mon futur toujours aussi loin.
POV d'Edward
J'étais retourné auprès de Bella laissant la nuit s'écouler avant de prendre ma décision. Il n'y avait pas de changement, ni dans un sens, ni dans l'autre.
Avec d’infinies précautions pour le bébé, nous lui avions fait passer une radio de la tête au pied.
Elle avait le bras droit fêlé au niveau du radius, son épaule gauche de démise, une cheville foulée.
Elle avait deux trois côtes fêlées. Ce qui était gênant avec le bébé. Elle avait des bleus à de nombreux endroits. Et quelques égratignures. Mais aucune hémorragie interne, sa colonne n'avait pas été touchée. Mon pire cauchemar c'est qu'elle se réveille ayant perdu ce qu'elle avait acquis ces dernières vingt quatre heures. Quoi que. Qu’elle ne se réveille pas serai le pire.
Au matin, son père avait été prévenu. Enfin presque. Nous n'avions pas mentionné sa rencontre avec le monstre qui hantait les bois. C'était comme ça que les gens de Forks prénommaient James.
Nous lui avions dit que Bella avait fait une chute avec son fauteuil dans les escaliers du centre commerciale dû à un mouvement de foule avec les soldes.
Une excuse plausible selon ma sœur. Elle se sentait coupable pour l'accident alors dans un sens ça rendait plus crédible notre alibi.
Il était venu la voir aussitôt. Il avait du mal à comprendre qu'on ne l’ait pas emmené à l'hôpital surtout quand il l'a vis sans connaissance.
Mais la raison que Jacob avait donné qui est la peur panique de Bella pour les hôpitaux marcha, il ne voulait pas que sa fille replonge dans son mutisme. Pas après tous les efforts qu'elle avait fait. Et il avait une confiance aveugle en mon père. Il savait qu'il ferait tout pour elle surtout que celui-ci la considérait déjà comme sa fille.
En fin de matinée, ne tenant plus de la voir ainsi, je cherchai le meilleur moyen de lui administrer mon sang. Celui de notre enfant ne devait pas être assez puissant pour la guérir. Lui faire boire n'aurait pas était humain. Je ne voulais pas refaire sortir le côté monstre de notre espèce, pas sur elle.
Nous savions qu'un échange de sang entre elle et le bébé avait lieu ce qui était le cas dans toutes les grossesses. Et comme il était demi-vampire du moins d'après nos théories, Bella devait déjà avoir de notre sang qui coulait dans ses veines.
C'était décidé, nous lui ferons une micro transfusion. Avec mon sang. Pour de meilleure chance.
J'allai trouver mon père, laissant Bella avec Rosalie – de toute manière elle ne la quittait pas.
Il était dans sa chambre avec ma mère. Elle agissait bizarrement en ce moment. La grossesse de Bella avait fait remonter ses démons.
Je frappai demandant la permission d'entrer.
-"Entre Edward."
-"Désolé de vous déranger mais j'ai besoin de toi pour prendre de mon sang."
Je savais que ça n'allait pas être simple. Notre peau était trop dure pour les instruments normaux.
-"J'arrive."
-"Alors tu vas le faire ?" me demanda Esmée.
-"Oui j'y ai beaucoup réfléchi." je leur expliquai mon cheminement qui parut les convaincre.
Mon père voulu que j'aille chasser pendant qu'il préparait tout ce qui nous fallait.
J'espérai bien agir. De faire ce qu'il faut pour qu'elle me revienne vite. Qu'elle découvre à son tour notre enfant. Que je sache si elle avait entendu les battements de son cœur.
POV de Bella
Quand je passai au souvenir suivant, je n'occupai plus la place extérieure. J'étais au présent. Dans mon corps. Endolorie. Mes yeux étaient clos et je n'arrivai pas à les ouvrir. Je ressentais certaines choses. J'entendais les bruits extérieurs. Non pas les bruits, un bruit. Un bruit familier et inconnu. Un bruit qui me faisait espérer un futur.
Puis sa voix. Celle d'Edward. Elle n'était pas net comparée à ce bruit qui me transperçait comme s'il venait de l'intérieur de moi.
Un battement de cœur ? Le mien ? Non il battait trop vite.
Il s’arrêta et avec lui le noir réapparu.
En avais-je déjà fini du présent ? Que devais-je en comprendre ? Est-ce que ma route se finissait ici ?
Chapitre suivant
POV de Bella
Depuis que j'avais senti les mains de James sur moi. Avant même qu'il ne me jette, j'avais plongé dans l'inconscience. Mais ce qui était noir fut remplacé par des flashs. Des flashs de ma vie. Vue de l'extérieur.
J'avais vu ça un jour dans un film. L'homme était sur le point de mourir et il avait eu la visite de trois fantômes. Celui du passé, celui du présent, celui du futur.
Une introspection de notre vie. C'était l'heure de la mienne.
Était-ce une sorte de tribunal ? De purgatoire aux portes du paradis ou de l'enfer. Étape intermédiaire entre la vie et la mort.
Je revis mon enfance. Le visage de ma mère alors qu'elle habitait encore à Forks avec mon père et moi. Souvent, j'avais cru que c'était de ma faute si elle était partie. Mais à ce moment là de l'histoire, j'étais heureuse, une main dans celle de mes deux parents.
Puis ce fut le noir de nouveau. Moins longtemps mais plus terrifiant essayant de m’accrocher à mon présent comme je le pouvais.
Cette fois-ci, j'étais à La Push avec Jake. J’étais très jeune. C'était en été, nous étions sur la plage. Je me souvenais de ce moment. C'était la première fois qu'un garçon me tenait la main. Il y aurait de quoi en rire maintenant de me voir effrayée d'une chose si ridicule. J'avais rendez-vous chez le dentiste le lendemain. Toutes les filles de ma classe revenaient de Ce rendez-vous avec un appareil. À croire que le dentiste de Port Angeles avait des parts en bourse dans les portails chirurgicaux.
-"Ne t’inquiète pas ma Bella, moi je t’aimerai toujours, même si tu dois porter cette chose."
-"Merci Jake !"
J'entendais ses paroles aussi clairement qu'au moment où il les avait prononcées. Elles prenaient plus de sens maintenant.
Il m’aimait encore, presque 10 ans après.
Mais moi c'était Edward que j'aimais.
EDWARD !
Était-il avec moi ? M’avait-il retrouvé ? S'était-il battu avec James ? Oh mon dieu ! Et si lui aussi était mort ? Aurai-je une chance de le revoir ?
Puis de nouveau le noir. Avec plus de doute.
La lumière revint me ramenant à un autre souvenir. Je savais où j'étais mais je ne voyais pas en quoi ce moment de ma vie jouerait avec La décision finale. Quand je m’en rappelai, c'était le jour où je l'avais vu pour la première fois, le jour où il acquit mon cœur. J’étais en train de me faire soigner et il était là. (* les « je » et les « me » ou « moi » en italique est la Bella du passé.)
Après je revis un pêle-mêle de moment où je me blessais et courrais aux urgences.
-"Encore toi mon petit aimant ?" m’accueillit Carlisle avec le sourire.
-"Que voulez-vous ! On ne me changera plus."
-"Il faudrait que je me renseigne, peut-être as-tu le droit à une carte de membre privilège. Comme pour les compagnies aériennes qui offrent des cadeaux aux kilomètres parcourus sur leurs vols. Toi ce serait au minutes assise ici."
-"Faudrait voir les lots."
Je me souvenais parfaitement ce que ma petite voix me soufflait à ce moment là.
Un rendez vous avec votre fils peut-être ?
Je ne savais pas encore son prénom.
Un autre flashback me fit revivre cette révélation. Me faisant ressentir cette même euphorie. Enfin je pouvais associer son prénom à son visage.
Si tous mes souvenirs pouvaient être aussi agréables.
Mais très vite, je sus que les prochains seraient pires. Car je me trouvais devant la porte des Black. Il faisait nuit mais je savais exactement quand nous étions.
Je me voyais tourner cette poignée sans pouvoir rien faire.
Je me criai à moi-même de faire demi-tour. Je savais que son excuse sentait le bobard. Et c'est pour ça que j’étais là.
Oui, je devais savoir. Je n'avais pas écouté ma petite voix qui me criait de reprendre ma voiture et de fermer les yeux.
Traversant les quelques mètres de couloirs qu'il y avait pour se rendre à sa chambre.
Je ne veux pas revoir ça. Je ne veux pas de nouveau souffrir comme cette nuit, non pitié pas ça.
Mais mes propres cris envers eux me firent ouvrir les yeux.
Jessica était dans les bras de mon petit copain, à ma place. Nue autant que lui.
Pourquoi elle ?
Leurs excuses bidon ne réfrénaient pas ma colère, ni mes larmes. Mais cette fois-ci c'était différent, je ne saurai l'expliquer. Comme si j'avais un soutien extérieur.
Ce qui me projeta au jour de mon accident. C'est là que je me rendis compte que depuis le début de cette expérience, je marchai.
Adieu fauteuil roulant.
Je me mis à sauter sur place profitant de ce dernier sursit. Car je voyais déjà foncer vers moi – alors que je ne l'avais pas vu ce jour là – cette voiture. Peut-être que j'aurai pu l'éviter.
Le bruit de l'impact me donna la nausée. Ensuite tout ce passa en accéléré. J’étais dans une sorte de salle, fait de quatre murs de verre. Et ma vie se déroulait à l'extérieur à la vitesse grand V.
Je voyais ce que j'avais fait vivre aux gens que j'aime. Rien que pour ça je ne méritais pas le paradis. Je vis le visage de mes parents baignés de larmes. Ma mère désirant partir pour plus me voir me détruire.
Je lui criai de rester que j'avais besoin d'elle. Mais elle quitta l'hôpital.
Je ne pouvais plus regarder, bouchant mes oreilles aux cris, insultes et pleurs que la moi détruite poussais.
Quand je l'entendis.
-"Bella c'est fini."
Je relevai la tête. Je n’étais plus dans cette chambre isolée. J’étais dans ses bras, dans mon lit. C'était le moment où nous nous sommes avoués nos sentiments.
J'aurai aimé pouvoir le toucher.
Je ressentais la béatitude. Mais avec ce côté frustré. Être jaloux de son soi passé est-ce possible ?
Je quittai cette période avant que mon père n'arrive. Retombant dans un autre et un autre souvenir.
Passant des moments forts, aux disputes, des larmes, aux moments d'extases. Mais c'était bientôt fini.
Mon présent était proche et pourtant mon futur toujours aussi loin.
POV d'Edward
J'étais retourné auprès de Bella laissant la nuit s'écouler avant de prendre ma décision. Il n'y avait pas de changement, ni dans un sens, ni dans l'autre.
Avec d’infinies précautions pour le bébé, nous lui avions fait passer une radio de la tête au pied.
Elle avait le bras droit fêlé au niveau du radius, son épaule gauche de démise, une cheville foulée.
Elle avait deux trois côtes fêlées. Ce qui était gênant avec le bébé. Elle avait des bleus à de nombreux endroits. Et quelques égratignures. Mais aucune hémorragie interne, sa colonne n'avait pas été touchée. Mon pire cauchemar c'est qu'elle se réveille ayant perdu ce qu'elle avait acquis ces dernières vingt quatre heures. Quoi que. Qu’elle ne se réveille pas serai le pire.
Au matin, son père avait été prévenu. Enfin presque. Nous n'avions pas mentionné sa rencontre avec le monstre qui hantait les bois. C'était comme ça que les gens de Forks prénommaient James.
Nous lui avions dit que Bella avait fait une chute avec son fauteuil dans les escaliers du centre commerciale dû à un mouvement de foule avec les soldes.
Une excuse plausible selon ma sœur. Elle se sentait coupable pour l'accident alors dans un sens ça rendait plus crédible notre alibi.
Il était venu la voir aussitôt. Il avait du mal à comprendre qu'on ne l’ait pas emmené à l'hôpital surtout quand il l'a vis sans connaissance.
Mais la raison que Jacob avait donné qui est la peur panique de Bella pour les hôpitaux marcha, il ne voulait pas que sa fille replonge dans son mutisme. Pas après tous les efforts qu'elle avait fait. Et il avait une confiance aveugle en mon père. Il savait qu'il ferait tout pour elle surtout que celui-ci la considérait déjà comme sa fille.
En fin de matinée, ne tenant plus de la voir ainsi, je cherchai le meilleur moyen de lui administrer mon sang. Celui de notre enfant ne devait pas être assez puissant pour la guérir. Lui faire boire n'aurait pas était humain. Je ne voulais pas refaire sortir le côté monstre de notre espèce, pas sur elle.
Nous savions qu'un échange de sang entre elle et le bébé avait lieu ce qui était le cas dans toutes les grossesses. Et comme il était demi-vampire du moins d'après nos théories, Bella devait déjà avoir de notre sang qui coulait dans ses veines.
C'était décidé, nous lui ferons une micro transfusion. Avec mon sang. Pour de meilleure chance.
J'allai trouver mon père, laissant Bella avec Rosalie – de toute manière elle ne la quittait pas.
Il était dans sa chambre avec ma mère. Elle agissait bizarrement en ce moment. La grossesse de Bella avait fait remonter ses démons.
Je frappai demandant la permission d'entrer.
-"Entre Edward."
-"Désolé de vous déranger mais j'ai besoin de toi pour prendre de mon sang."
Je savais que ça n'allait pas être simple. Notre peau était trop dure pour les instruments normaux.
-"J'arrive."
-"Alors tu vas le faire ?" me demanda Esmée.
-"Oui j'y ai beaucoup réfléchi." je leur expliquai mon cheminement qui parut les convaincre.
Mon père voulu que j'aille chasser pendant qu'il préparait tout ce qui nous fallait.
J'espérai bien agir. De faire ce qu'il faut pour qu'elle me revienne vite. Qu'elle découvre à son tour notre enfant. Que je sache si elle avait entendu les battements de son cœur.
POV de Bella
Quand je passai au souvenir suivant, je n'occupai plus la place extérieure. J'étais au présent. Dans mon corps. Endolorie. Mes yeux étaient clos et je n'arrivai pas à les ouvrir. Je ressentais certaines choses. J'entendais les bruits extérieurs. Non pas les bruits, un bruit. Un bruit familier et inconnu. Un bruit qui me faisait espérer un futur.
Puis sa voix. Celle d'Edward. Elle n'était pas net comparée à ce bruit qui me transperçait comme s'il venait de l'intérieur de moi.
Un battement de cœur ? Le mien ? Non il battait trop vite.
Il s’arrêta et avec lui le noir réapparu.
En avais-je déjà fini du présent ? Que devais-je en comprendre ? Est-ce que ma route se finissait ici ?
Chapitre suivant
Garde Malade Chapitre 43
Chapitre 43 : État de choc
POV d'Edward
Le feu crépitait d'une fumée violette. Les restes de James à l'intérieur. Je n'avais pas bougé. De peur de savoir. De peur de la voir. Jazz arriva avec ma sœur. Qui me sauta dans les bras me demandant pardon. Mais elle n'y était pour rien, j'étais le seul responsable.
Emmett était parti avec Rose dans les bras, il lui fallait du sang pour se remettre de ses blessures.
-"Tu as été la voir ?"
-"Non Carlisle est avec elle, il prépare une civière pour la déplacer sans risque."
-"Pourquoi ?"
-"Pourquoi quoi Alice ?"
-"Pourquoi tu restes là à regarder ce feu qui ne t'apportera plus rien alors que Bella a besoin de toi ?"
-"Je n'y arrive pas. C'est trop dur."
-"Alors tu préfères nier. Pas moi. Je vais aller les aider, lui faire sentir ma présence. Leur faire sentir ma présence."
-"Je voudrais être dans ton monde. Personne ne peu survivre à un tel choc. Et si je la transforme, elle croira que j'ai fait ça contre elle, contre le bébé."
-"Edward tu as dit bébé ?"
-"Oui et alors ?"
-" Ça veut dire que tu ne veux plus qu'elle s'en débarrasse ?"
-"Non mais notre destin s'en est chargé."
-"Il ne faut pas baisser les bras. Pas encore. Allez viens !"
Elle me prit la main et me tira vers l'endroit où elle se trouvait. Son corps était recouvert du pull de Carlisle.
Mon père leva la tête n'osant pas parler. Il m'informa de son état par pensée ce n'était pas moins dur à attendre. Mais qui sait.
Elle ne va pas bien Edward je la ramène a la villa nous ne pouvons pas prendre le risque de l'hospitaliser.
Je lui fis un signe de tête, j'avais bien compris.
Je m'agenouillai près d'elle, elle était si blanche. Et quand je lui pris sa main mon corps cria son manque de chaleur.
Je retirai ma veste pour la mettre sur elle.
-"Elle est en état de choc et avec le sang qu'elle a perdu, c'est normal que sa température baisse."
-"Voilà Carlisle on a fini. On a fait au mieux."
-"Parfait les garçons."
Je me relevai. Jacob me toisait, il n'était que colère. On positionna le brancard près d'elle.
-"À trois on la porte et la fait glisser. Surtout ne donnez pas d'à-coups .On y va en douceur."
Tout le monde fit oui de la tête. Chacun d'un côté d'elle. Jazz, Alice, Jacob, Carlisle et moi.
-"Un… deux… trois."
Une fois installée, nous prîmes le chemin de la villa. Alice devant. Certains loups étaient restés pour effacer toutes traces.
Le chemin se fit lentement. J'avais pris la poignée près de sa tête tout comme Jacob. Le visage de Bella était couvert de sang et de boue.
-"Comment vous allez expliquer tout ça à Charlie ?"
-"Pour cette nuit, nous allons rester sur la sortie shopping. Demain nous verrons."
-"Donc vous allez lui mentir."
-"On n'a pas le choix. Il ne comprendra jamais une hospitalisation à la villa."
-"Et pourquoi pas lui donner comme raison la peur de Bella ?"
-"Nigaud ! Il voudra l'avoir chez lui dans ce cas. " lui lança Alice.
-"Ce n'est pas sûr, il a confiance en vous. Il sait que vous choisirez le mieux pour elle."
Je n'avais rien dit jusqu'à maintenant laissant Alice et Carlisle s'en charger. Mais je trouvais son idée plausible.
-"Je suis d'accord avec Jake."
Il me regarda comme si j'avais annoncé que je voulais me faire greffer un troisième œil.
-"On ne peut pas lui cacher l'état de Bella."
-"Ok demain, on lui dira pour ce soir elle est en mode fille. " rajouta mon lutin avec un petit sourire en coin.
-"Je ne vois pas que ça change."
-"Tout ! Faites-moi confiance."
-"Ok Alice mais c'est toi qui appelle car je serai incapable de paraître aussi confiant que toi."
-"Pas de problème."
Mon père aurait pu s'en charger mais il allait être occupé avec mon ange.
-------
Nous étions arrivés à la villa, son état n'avait pas changé. Les filles s'étaient chargées de la déshabiller et retirer cette boue de son visage et ses bras.
Mon père était parti à l'hôpital prendre tout ce dont il avait besoin. En tant que chef, ils ne lui demanderaient rien.
Ils en avaient même l'habitude, ils savaient que mon père était un chercheur dans l'âme.
Mais là ce n'était pas pour la recherche, c'était pour essayer de la sauver. Tout en nous protégeant.
Ne faisions-nous pas passer notre secret avant sa santé ? Et si elle avait besoin d'une opération?
Pendant tout ce temps, moi j'étais adossé au mur du bureau de mon père à écouter le moindre bruit, le moindre souffle, le moindre battement de cœur de Bella. Cœur qui battait si lentement. Pourquoi ses pensées m'étaient elles hermétiques ? J'aurais su si elle souffrait. Mon père n'avait pas osé forcer les doses antidouleur. Pas avant lui avoir fait une échographie.
-"C'est bon tu peux entrer. " m'informa Rosalie qui s'était entièrement remise de ses blessures.
-"Merci."
Ne compte pas rester seule avec.
Elle était de nouveau en mode chien de garde. Emmett d'ailleurs en était fou de rage. Il lui en voulait d'avoir risqué ainsi sa vie. Pas qu'il n'aime pas Bella ou qu'il en aurait pas fait autant dans son cas, mais il aimait Rose plus que tout et je le comprenais.
J'entrai dans la pièce qui ne ressemblait plus au bureau de ce matin. Mais plus à un bloc.
Bella était étendue sur la table de consultation. Un drap blanc sur elle. Le chauffage avait été monté.
Je glissai ma main sous celui-ci. Je voulais la toucher. Je trouvai très vite sa main qui était posée sur son ventre. J'allai demander qui l'avait mise ainsi. Quand ma sœur me devança.
-"Ses mains retrouvent naturellement cette position."
-"C'est même impressionnant. C'est peut-être inconsciemment qu'elle le fait." précisa ma mère avec de la tendresse dans la voix, cette tendresse maternelle qu'elle éprouvait avec nous ou quand les rares fois qu'elle parlait de son bébé.
-"Ou pas." je revoyais son corps dans les mains de James et son réflexe à cet instant.
Alors je reposai sa main à sa place, y déposant seulement la mienne par dessus.
-----------
Mon père était revenu. Il voulait lui faire avant toute chose une écho.
Il lui releva sa blouse, le drap cachant le bas de son corps. Mit un gel bleu sur son ventre.
L'appareil portable dans une main et la sonde de l'autre.
Il avait voulu que les filles sortent mais avait perdu cette bataille. Donc elles étaient de l'autre côté de Bella fixant toutes cet écran. J'étais debout au niveau de sa tête. Une main sur son front.
Il étala le gel avec la sonde qui ressemblait à une poire.
-"On commence."
Je n'avais jamais vu d'échographe. Tout était noir ou gris.
-"Alors voici le placenta, il a l'air intact aucun décollement."
-"C'est bon signe." fit Rose d'un air affirmatif.
-"Mm… mmm… Bon alors ?... Oh mon dieu le voilà !"
-" Il va bien ? Carlisle ? Il va bien ?"
-"Esmée calme-toi."
-"Oui pardon."
-"Alors sa taille est un peu supérieur à ce que je pensais mais il a l'air en parfaite santé."
-"Tu peux voir le sexe ?"
-" Non Rosalie c'est trop tôt."
-"Ça suffit !"
-"Quoi ?" me demandèrent-elles en même temps.
-"C'était à Bella de le voir en premier. On est en train de lui voler ce moment."
-"Oh mon chéri ! Excuse-nous. Nous n'y avions pas pensé. Mais tu as raison. Allez sortons !"
Je m'en voulais de leur prendre ce moment de joie mais ce n'était pas à elles de découvrir notre enfant en premier.
Elle fit le tour et déposa un baiser sur la joue de Bella puis la mienne.
Alice la suivit faisant les mêmes gestes. Rose plia ses bras contre elle en pensant. Moi je ne bouge pas.
-"Allez Rose ! Nous serons juste derrière la porte, il ne lui y arrivera rien." plaida Alice.
Elle fit le tour sans me lâcher des yeux. Embrassa Bella et sortit. La porte se referma sur elles.
-"Ça y est mon ange. Toi seule entendra ton bébé à défaut de le voir. Carlisle tu peux n'est-ce pas ?"
-"Oui bien sûr." nous rapprochions l'appareil de sa tête.
-"Écoutons ça."
Ba Bam… Ba Bam… Ba Bam… Ba Bam… son cœur battait très vite, aussi régulièrement que le tic-tac d'une montre suisse.
C'était le moment le plus beau de ma vie, je me penchai vers son autre oreille.
-"Écoute mon amour c'est notre bébé. " d'où elle était j'espérai qu'elle l'entende.
Je posai mon front contre le sien. Appréciant ce bruit. Pour moi, pour elle, pour nous.
Quand je relevai la tête, nous étions seuls, la poire était bloquée. Carlisle était sorti.
Le bébé allait bien. Serait-il assez fort pour se battre pour eux deux ?
Quand l'allusion de mon père me revint. Il pensait que je lui avais donné de mon sang. Pouvait-on le faire ? Guérirait-elle ? Est-ce que ça ne la transformerai pas ?
Je ferai tout pour la sauver… même ça.
Alors déterminer je sortis de la pièce pour trouver Carlisle dans le couloir Esmée dans les bras.
-« Non tu ne peux pas faire Ça Edward c'est immoral. Imagine quand elle saura, elle va devenir folle. »
-« Et alors c'est qu'elle sera en vie et bien portante. Je n'en ai rien à faire qu'elle m'en veuille vivante, plutôt que morte. »
-« Edward explique-toi s'il te plaît. »
-« Ton idée que tu as eu ce matin. Quand tu as cru que je lui avais donné mon sang. »
-« Ce n'est même pas certain que ça marche. Au contraire ça pourrait la tuer. »
-« Mais je ne peux pas rester là sans rien faire. »
-« Edward, je vais déjà lui faire un examen complet. Ensuite nous la surveillerons et si son état ne change pas alors nous essayerons. »
-« Vous vous prenez pour qui ? Le docteur Frankenstein ? Il ne manque plus que la tour et la foudre. Après vous crierez « it's Alive » ! »
-« Calme-toi Alice. Ton père et ton frère font ce qu'ils leur semblent bien. »
-« De toute manière, Bella veut devenir un vampire donc autant qu'elle s'habitue. » prit notre parti Rosalie.
Alice descendit les escaliers plus que choquée par nos propos.
Avais-je tort ? Laissons d'abord le temps faire. Demain nous verrons.
chapitre suivant
POV d'Edward
Le feu crépitait d'une fumée violette. Les restes de James à l'intérieur. Je n'avais pas bougé. De peur de savoir. De peur de la voir. Jazz arriva avec ma sœur. Qui me sauta dans les bras me demandant pardon. Mais elle n'y était pour rien, j'étais le seul responsable.
Emmett était parti avec Rose dans les bras, il lui fallait du sang pour se remettre de ses blessures.
-"Tu as été la voir ?"
-"Non Carlisle est avec elle, il prépare une civière pour la déplacer sans risque."
-"Pourquoi ?"
-"Pourquoi quoi Alice ?"
-"Pourquoi tu restes là à regarder ce feu qui ne t'apportera plus rien alors que Bella a besoin de toi ?"
-"Je n'y arrive pas. C'est trop dur."
-"Alors tu préfères nier. Pas moi. Je vais aller les aider, lui faire sentir ma présence. Leur faire sentir ma présence."
-"Je voudrais être dans ton monde. Personne ne peu survivre à un tel choc. Et si je la transforme, elle croira que j'ai fait ça contre elle, contre le bébé."
-"Edward tu as dit bébé ?"
-"Oui et alors ?"
-" Ça veut dire que tu ne veux plus qu'elle s'en débarrasse ?"
-"Non mais notre destin s'en est chargé."
-"Il ne faut pas baisser les bras. Pas encore. Allez viens !"
Elle me prit la main et me tira vers l'endroit où elle se trouvait. Son corps était recouvert du pull de Carlisle.
Mon père leva la tête n'osant pas parler. Il m'informa de son état par pensée ce n'était pas moins dur à attendre. Mais qui sait.
Elle ne va pas bien Edward je la ramène a la villa nous ne pouvons pas prendre le risque de l'hospitaliser.
Je lui fis un signe de tête, j'avais bien compris.
Je m'agenouillai près d'elle, elle était si blanche. Et quand je lui pris sa main mon corps cria son manque de chaleur.
Je retirai ma veste pour la mettre sur elle.
-"Elle est en état de choc et avec le sang qu'elle a perdu, c'est normal que sa température baisse."
-"Voilà Carlisle on a fini. On a fait au mieux."
-"Parfait les garçons."
Je me relevai. Jacob me toisait, il n'était que colère. On positionna le brancard près d'elle.
-"À trois on la porte et la fait glisser. Surtout ne donnez pas d'à-coups .On y va en douceur."
Tout le monde fit oui de la tête. Chacun d'un côté d'elle. Jazz, Alice, Jacob, Carlisle et moi.
-"Un… deux… trois."
Une fois installée, nous prîmes le chemin de la villa. Alice devant. Certains loups étaient restés pour effacer toutes traces.
Le chemin se fit lentement. J'avais pris la poignée près de sa tête tout comme Jacob. Le visage de Bella était couvert de sang et de boue.
-"Comment vous allez expliquer tout ça à Charlie ?"
-"Pour cette nuit, nous allons rester sur la sortie shopping. Demain nous verrons."
-"Donc vous allez lui mentir."
-"On n'a pas le choix. Il ne comprendra jamais une hospitalisation à la villa."
-"Et pourquoi pas lui donner comme raison la peur de Bella ?"
-"Nigaud ! Il voudra l'avoir chez lui dans ce cas. " lui lança Alice.
-"Ce n'est pas sûr, il a confiance en vous. Il sait que vous choisirez le mieux pour elle."
Je n'avais rien dit jusqu'à maintenant laissant Alice et Carlisle s'en charger. Mais je trouvais son idée plausible.
-"Je suis d'accord avec Jake."
Il me regarda comme si j'avais annoncé que je voulais me faire greffer un troisième œil.
-"On ne peut pas lui cacher l'état de Bella."
-"Ok demain, on lui dira pour ce soir elle est en mode fille. " rajouta mon lutin avec un petit sourire en coin.
-"Je ne vois pas que ça change."
-"Tout ! Faites-moi confiance."
-"Ok Alice mais c'est toi qui appelle car je serai incapable de paraître aussi confiant que toi."
-"Pas de problème."
Mon père aurait pu s'en charger mais il allait être occupé avec mon ange.
-------
Nous étions arrivés à la villa, son état n'avait pas changé. Les filles s'étaient chargées de la déshabiller et retirer cette boue de son visage et ses bras.
Mon père était parti à l'hôpital prendre tout ce dont il avait besoin. En tant que chef, ils ne lui demanderaient rien.
Ils en avaient même l'habitude, ils savaient que mon père était un chercheur dans l'âme.
Mais là ce n'était pas pour la recherche, c'était pour essayer de la sauver. Tout en nous protégeant.
Ne faisions-nous pas passer notre secret avant sa santé ? Et si elle avait besoin d'une opération?
Pendant tout ce temps, moi j'étais adossé au mur du bureau de mon père à écouter le moindre bruit, le moindre souffle, le moindre battement de cœur de Bella. Cœur qui battait si lentement. Pourquoi ses pensées m'étaient elles hermétiques ? J'aurais su si elle souffrait. Mon père n'avait pas osé forcer les doses antidouleur. Pas avant lui avoir fait une échographie.
-"C'est bon tu peux entrer. " m'informa Rosalie qui s'était entièrement remise de ses blessures.
-"Merci."
Ne compte pas rester seule avec.
Elle était de nouveau en mode chien de garde. Emmett d'ailleurs en était fou de rage. Il lui en voulait d'avoir risqué ainsi sa vie. Pas qu'il n'aime pas Bella ou qu'il en aurait pas fait autant dans son cas, mais il aimait Rose plus que tout et je le comprenais.
J'entrai dans la pièce qui ne ressemblait plus au bureau de ce matin. Mais plus à un bloc.
Bella était étendue sur la table de consultation. Un drap blanc sur elle. Le chauffage avait été monté.
Je glissai ma main sous celui-ci. Je voulais la toucher. Je trouvai très vite sa main qui était posée sur son ventre. J'allai demander qui l'avait mise ainsi. Quand ma sœur me devança.
-"Ses mains retrouvent naturellement cette position."
-"C'est même impressionnant. C'est peut-être inconsciemment qu'elle le fait." précisa ma mère avec de la tendresse dans la voix, cette tendresse maternelle qu'elle éprouvait avec nous ou quand les rares fois qu'elle parlait de son bébé.
-"Ou pas." je revoyais son corps dans les mains de James et son réflexe à cet instant.
Alors je reposai sa main à sa place, y déposant seulement la mienne par dessus.
-----------
Mon père était revenu. Il voulait lui faire avant toute chose une écho.
Il lui releva sa blouse, le drap cachant le bas de son corps. Mit un gel bleu sur son ventre.
L'appareil portable dans une main et la sonde de l'autre.
Il avait voulu que les filles sortent mais avait perdu cette bataille. Donc elles étaient de l'autre côté de Bella fixant toutes cet écran. J'étais debout au niveau de sa tête. Une main sur son front.
Il étala le gel avec la sonde qui ressemblait à une poire.
-"On commence."
Je n'avais jamais vu d'échographe. Tout était noir ou gris.
-"Alors voici le placenta, il a l'air intact aucun décollement."
-"C'est bon signe." fit Rose d'un air affirmatif.
-"Mm… mmm… Bon alors ?... Oh mon dieu le voilà !"
-" Il va bien ? Carlisle ? Il va bien ?"
-"Esmée calme-toi."
-"Oui pardon."
-"Alors sa taille est un peu supérieur à ce que je pensais mais il a l'air en parfaite santé."
-"Tu peux voir le sexe ?"
-" Non Rosalie c'est trop tôt."
-"Ça suffit !"
-"Quoi ?" me demandèrent-elles en même temps.
-"C'était à Bella de le voir en premier. On est en train de lui voler ce moment."
-"Oh mon chéri ! Excuse-nous. Nous n'y avions pas pensé. Mais tu as raison. Allez sortons !"
Je m'en voulais de leur prendre ce moment de joie mais ce n'était pas à elles de découvrir notre enfant en premier.
Elle fit le tour et déposa un baiser sur la joue de Bella puis la mienne.
Alice la suivit faisant les mêmes gestes. Rose plia ses bras contre elle en pensant. Moi je ne bouge pas.
-"Allez Rose ! Nous serons juste derrière la porte, il ne lui y arrivera rien." plaida Alice.
Elle fit le tour sans me lâcher des yeux. Embrassa Bella et sortit. La porte se referma sur elles.
-"Ça y est mon ange. Toi seule entendra ton bébé à défaut de le voir. Carlisle tu peux n'est-ce pas ?"
-"Oui bien sûr." nous rapprochions l'appareil de sa tête.
-"Écoutons ça."
Ba Bam… Ba Bam… Ba Bam… Ba Bam… son cœur battait très vite, aussi régulièrement que le tic-tac d'une montre suisse.
C'était le moment le plus beau de ma vie, je me penchai vers son autre oreille.
-"Écoute mon amour c'est notre bébé. " d'où elle était j'espérai qu'elle l'entende.
Je posai mon front contre le sien. Appréciant ce bruit. Pour moi, pour elle, pour nous.
Quand je relevai la tête, nous étions seuls, la poire était bloquée. Carlisle était sorti.
Le bébé allait bien. Serait-il assez fort pour se battre pour eux deux ?
Quand l'allusion de mon père me revint. Il pensait que je lui avais donné de mon sang. Pouvait-on le faire ? Guérirait-elle ? Est-ce que ça ne la transformerai pas ?
Je ferai tout pour la sauver… même ça.
Alors déterminer je sortis de la pièce pour trouver Carlisle dans le couloir Esmée dans les bras.
-« Non tu ne peux pas faire Ça Edward c'est immoral. Imagine quand elle saura, elle va devenir folle. »
-« Et alors c'est qu'elle sera en vie et bien portante. Je n'en ai rien à faire qu'elle m'en veuille vivante, plutôt que morte. »
-« Edward explique-toi s'il te plaît. »
-« Ton idée que tu as eu ce matin. Quand tu as cru que je lui avais donné mon sang. »
-« Ce n'est même pas certain que ça marche. Au contraire ça pourrait la tuer. »
-« Mais je ne peux pas rester là sans rien faire. »
-« Edward, je vais déjà lui faire un examen complet. Ensuite nous la surveillerons et si son état ne change pas alors nous essayerons. »
-« Vous vous prenez pour qui ? Le docteur Frankenstein ? Il ne manque plus que la tour et la foudre. Après vous crierez « it's Alive » ! »
-« Calme-toi Alice. Ton père et ton frère font ce qu'ils leur semblent bien. »
-« De toute manière, Bella veut devenir un vampire donc autant qu'elle s'habitue. » prit notre parti Rosalie.
Alice descendit les escaliers plus que choquée par nos propos.
Avais-je tort ? Laissons d'abord le temps faire. Demain nous verrons.
chapitre suivant
Garde Malade Chapitre 42
Chapitre 42 : Une bataille
POV d'Alice
Depuis toujours, du moins depuis que je m'en rappelle, j'ai toujours eu ce don celui de voir.
A-t-il fait mon bonheur ?
Je le pense, oui, grâce à lui, j'ai trouvé Jasper puis ensuite les Cullen, ma famille. Mais depuis que nous sommes à Forks, je n'en suis plus si sûre.
D'une part avec cette tribu indienne mes dons sont chamboulés. Et ensuite avec Bella. Ce ne sont plus des visions claires que j'ai mais plutôt des brides.
Ça a commencé avec l'histoire d'amour entre mon frère et elle. Puis le jour de l'hôtel – je n'ai jamais été une championne des énigmes – voir Bella debout et humaine c'est ce qu'on désire tous. Puis ce bébé est apparu flou au début et ensuite très nettement. Aussi nettement que ce bonheur sur son visage. En aucun cas j'aurai pu penser que c'était celui de mon frère. Il aura pu parler bébé à un moment ou un autre pendant leur week-end et avoir envie d'adopter.
Jusqu'au jour où j'ai compris. Je ne voyais plus le futur de Bella ou du moins pas celui entre maintenant et l'arrivée du bébé à moins que l'un de nous prenne part à cette vision. Comme la voir disparaître quand elle s'est sentie en danger. Ou la ballade qu'elle voulait faire pour ne pas que son père nous entende et pour être honnête je ne préférai pas non plus. Pas pour l'instant. Ou pire celle que je venais d'avoir.
Je me levai d'un coup calculant sa distance entre lui et nous.
Il fallait que je la sauve. Que j'évite ce que je venais de voir.
-« Rosalie prends Bella et parts te cacher avec. »
-« Quoi ? » me répondirent-elles.
-« Ne discutez pas. »
Je regardai ma sœur lui faisant comprendre l'urgence de la situation et je savais que Bella n'aurait pas meilleure garde du corps qu'elle. Rosalie vivait comme par procuration cette grossesse. Ce petit bébé était déjà aimé et adulé.
Partiraient-elles assez loin ? Assez vite ? Je ferai tout pour leur donner un maximum de temps d'avance.
Je pouvais le sentir se rapprocher, je me tenais debout où nous étions encore il y a quelques minutes quand je le vis apparaître à l'autre bout du terrain. Il arriva très vite sur moi.
-"Tu sais que ça ne sers à rien ce que vous venez de faire n'est-ce pas ?"
-"Tu ne la toucheras pas."
-"Et qui m'en empêchera."
Me collant de toute sa hauteur. Je dus lever la tête pour essayer de voir son visage, celui-ci avait un de ces sourires qui vous glace les chaires.
Et là je me vis décoller et projeter incapable de faire un geste. J'avais déjà vu et vécu par la suite une de mes visions mais celles-ci, je savais que ce serait une expérience douloureuse.
Alors je fermai les yeux attendant son coup. Espérant que j'arriverai à me remettre debout rapidement pour allez les aider.
POV de Bella
Rosalie m'avait cachée en dessous d'un tronc déraciné. À l'endroit où les racines sortaient de terre .Avant de revenir sur ses pas. D'où j'étais je ne voyais pas grand chose.
Elle m'avait demandé de faire le moins de bruit possible. Et de ne surtout pas bouger, quoi qu'il arrive.
Pendant un long moment tout était calme. Il y avait un silence presque pesant. Pas un oiseau. Pas un animal. Même le vent s'était tut.
Jusqu'au moment où des cris ont jailli. Des arbres se sont brisés. La scène devant moi était irréelle, Rosalie se bâtait telle une lionne. Criant à ce faire écho.
-"Je ne le permettrai pas."
-"Tu n'en auras bientôt plus le choix."
-"Jamais tu m'entends ! Jamais tu ne la toucheras."
-"Ce n'est qu'une humaine comme il y en a tant sur cette terre."
-"Tu ne la toucheras pas." répéta-t-elle plus déterminée que jamais.
Je la voyais en position de défense comme un fauve prêt à bondir à une dizaine de mettre de moi.
À chaque assaut, il gagnait du terrain se rapprochant d'avantage de moi. Plus il la poussait plus elle se relevait. J'aurai donné ma vie pour que cela cesse. De toute manière nous étions seules face à lui et sa haine, sa colère aurait anéanti une armée de vampire.
Valais-je vraiment un tel sacrifice ?
La famille Cullen. La famille d'Edward mérite de vivre. La vie de Rosalie n'était pas moins précieuse que la mienne.
Non elle ne l'est pas.
Je rampai hors de ces branches, de ces racines qui étaient encore en terre comme pour se battre contre cette fatalité qui est la notre un jour ou l'autre. La mienne serait pour épargner cette famille qui m'avait si bien accueilli.
-"Je suis là ! Laisse-la ! Prends-moi !"
-"Non Bella ! Non ! Mes frères arrivent tu n'as pas à faire ça ! Pense à lui."
-"Alors voici l'humaine d'Edward. Celle pour qui tu es prête à donner ta vie ?"
Elle se repositionna devant moi une main plus ou moins au-dessus de moi.
-« Attaque-moi si tu veux mais pas elle. »
Et dans un dernier sourire comme, pour répondre à sa prière, il se précipita vers elle l'envoyant contre l'arbre qui me servait d'abri un peu plus tôt.
Je posai une main sur ma bouche retenant un cri. Le choc avait été si violent.
Puis ce fut mon tour, je le savais, je voyais son regard. Il avait l'air d'un homme qui n'a vécu que pour ce jour. Sa vengeance.
J'entendis des appels au loin. Mais je fus incapable d'y répondre.
Ses mains se sont avancées sur moi. J'espérai ne pas souffrir que ça aille vite, très vite. Posant mes mains sur mon ventre. Et pensant une dernière fois à l'homme que j'aimai. Je fermai les yeux avant de me sentir projeter dans les airs.
Je dus m'évanouir car ce fut le trou noir ensuite. Les abysses.
POV d'Edward
Nous avions enfin retrouvé la voiture de Rose, pas loin de notre terrain de jeu. Jasper ressentant sa douleur trouva très vite Alice. Elle était encore un peu sonnée mais, elle irait bien.
-"Bella ! Trouve Bella ! Vite !"
On laissa Jasper s'occuper d'elle. Emmett et moi avions peur de ce qu'il pourrait faire à nos moitiés.
Emmett redoutait que Rosalie protège Bella au point d'en perdre la vie. On suivit ses traces, remplacé très vite par ses cris. Je plongeai dans les pensées de Rose.
Elle souffrait le martyr mais ne voulait pas renoncer.
Elle n'avait qu'un but c'était de lutter jusqu'à notre arrivée. Mais tout se précipita quand Bella sortit de sa tanière. Je la vis comme si j'y étais, j'entendais aussi leurs cris.
-"Je suis là ! Laisse-la ! Prends-moi !"
-"Non Bella ! Non ! Mes frères arrivent tu n'as pas a faire Ça ! Pense à lui. " Pense au bébé.
-"Alors voici l'humaine d'Edward. Celle pour qui tu es prête à donner ta vie."
Edward dépêche-toi. Je sais que tu arrives, excuse-moi de ne pas pouvoir faire plus.
-« Attaque-moi si tu veux mais pas elle. »
Je criai à m'en époumoné, Emmett suivit mon exemple. Nous étions assez prêts maintenant pour qu'il l'entende lui aussi. Mais trop loin pour l'arrêter.
On entendit le cri de Rosalie et le bois se fracasser sous son poids. Emmett avait eu raison.
Plus que quelques mètres.
Quand j'eus la pire vision de ma vie. Il agrippa Bella de façon qu'on aurait dit qu'il allait la fracasser en deux. Je la vis fermer ses yeux et comme un dernier élan d'amour poser les deux mains sur son ventre.
Ce fut comme un électrochoc, une douche froide au moment où j'allai les perdre, je réalisai. Voilà pourquoi ma sœur s'était battue. Pour la vie. Pour leurs vies à elle et à notre bébé.
-« NON ! Bella ! »
Mes yeux suivaient son corps qui paraissait déjà sans vie. Telle une poupée de chiffon elle alla s'échouer entre les arbres.
Passant devant comme s'il n'existait pas. Comme si plus rien n'existait, je courus vers elle.
J'entendis Emmett se battre contre James. Tendis que moi je m'accroupissais devant elle. Incapable de la toucher. Elle saignait à plusieurs endroits. Son cœur battait très faiblement.
Je restai là une minute peut-être dix, je n'en avais aucune idée. Jusqu'à ce que je sente une main sur mon épaule. Comme un geste d'auto-défense je l'avais saisi prêt à l'envoyer à travers bois.
-« Calme-toi mon fils, je me charge d'elle va les aider. »
Mon père était là. Jacob et sa meute aussi. Il n'avait pas besoin de moi. Elle oui.
-« Emmett est avec Rose, Jazz avec Alice, toi seul peut les aider. Moi je m'occupe de Bella. Edward Vas-y !»
Je me levai alors et avec toute la colère que je ressentais je m'abattis sur James. Ne le laissant pas réagir. Il m'avait tout pris. Il lui avait fait payer, à elle, mes erreurs.
Alors que j'allai lui assener le coup de grâce, il me répéta cette phrase la faisant voyager à travers le temps.
-« Ne tenais-tu pas à un être plus qu'à ta propre vie ? Alors maintenant tu vois ce que ça fait ! »
Et comme promis il était là et comme promis il me l'avait prise.
Même si ma vengeance était amère et qu'elle n'apaisait en rien ma douleur, tenir sa tête entre mes mains était la seule chose que je pouvais faire pour retourner vers elle et savoir qu'elle ne risquerait plus rien.
chapitre suivant
POV d'Alice
Depuis toujours, du moins depuis que je m'en rappelle, j'ai toujours eu ce don celui de voir.
A-t-il fait mon bonheur ?
Je le pense, oui, grâce à lui, j'ai trouvé Jasper puis ensuite les Cullen, ma famille. Mais depuis que nous sommes à Forks, je n'en suis plus si sûre.
D'une part avec cette tribu indienne mes dons sont chamboulés. Et ensuite avec Bella. Ce ne sont plus des visions claires que j'ai mais plutôt des brides.
Ça a commencé avec l'histoire d'amour entre mon frère et elle. Puis le jour de l'hôtel – je n'ai jamais été une championne des énigmes – voir Bella debout et humaine c'est ce qu'on désire tous. Puis ce bébé est apparu flou au début et ensuite très nettement. Aussi nettement que ce bonheur sur son visage. En aucun cas j'aurai pu penser que c'était celui de mon frère. Il aura pu parler bébé à un moment ou un autre pendant leur week-end et avoir envie d'adopter.
Jusqu'au jour où j'ai compris. Je ne voyais plus le futur de Bella ou du moins pas celui entre maintenant et l'arrivée du bébé à moins que l'un de nous prenne part à cette vision. Comme la voir disparaître quand elle s'est sentie en danger. Ou la ballade qu'elle voulait faire pour ne pas que son père nous entende et pour être honnête je ne préférai pas non plus. Pas pour l'instant. Ou pire celle que je venais d'avoir.
Je me levai d'un coup calculant sa distance entre lui et nous.
Il fallait que je la sauve. Que j'évite ce que je venais de voir.
-« Rosalie prends Bella et parts te cacher avec. »
-« Quoi ? » me répondirent-elles.
-« Ne discutez pas. »
Je regardai ma sœur lui faisant comprendre l'urgence de la situation et je savais que Bella n'aurait pas meilleure garde du corps qu'elle. Rosalie vivait comme par procuration cette grossesse. Ce petit bébé était déjà aimé et adulé.
Partiraient-elles assez loin ? Assez vite ? Je ferai tout pour leur donner un maximum de temps d'avance.
Je pouvais le sentir se rapprocher, je me tenais debout où nous étions encore il y a quelques minutes quand je le vis apparaître à l'autre bout du terrain. Il arriva très vite sur moi.
-"Tu sais que ça ne sers à rien ce que vous venez de faire n'est-ce pas ?"
-"Tu ne la toucheras pas."
-"Et qui m'en empêchera."
Me collant de toute sa hauteur. Je dus lever la tête pour essayer de voir son visage, celui-ci avait un de ces sourires qui vous glace les chaires.
Et là je me vis décoller et projeter incapable de faire un geste. J'avais déjà vu et vécu par la suite une de mes visions mais celles-ci, je savais que ce serait une expérience douloureuse.
Alors je fermai les yeux attendant son coup. Espérant que j'arriverai à me remettre debout rapidement pour allez les aider.
POV de Bella
Rosalie m'avait cachée en dessous d'un tronc déraciné. À l'endroit où les racines sortaient de terre .Avant de revenir sur ses pas. D'où j'étais je ne voyais pas grand chose.
Elle m'avait demandé de faire le moins de bruit possible. Et de ne surtout pas bouger, quoi qu'il arrive.
Pendant un long moment tout était calme. Il y avait un silence presque pesant. Pas un oiseau. Pas un animal. Même le vent s'était tut.
Jusqu'au moment où des cris ont jailli. Des arbres se sont brisés. La scène devant moi était irréelle, Rosalie se bâtait telle une lionne. Criant à ce faire écho.
-"Je ne le permettrai pas."
-"Tu n'en auras bientôt plus le choix."
-"Jamais tu m'entends ! Jamais tu ne la toucheras."
-"Ce n'est qu'une humaine comme il y en a tant sur cette terre."
-"Tu ne la toucheras pas." répéta-t-elle plus déterminée que jamais.
Je la voyais en position de défense comme un fauve prêt à bondir à une dizaine de mettre de moi.
À chaque assaut, il gagnait du terrain se rapprochant d'avantage de moi. Plus il la poussait plus elle se relevait. J'aurai donné ma vie pour que cela cesse. De toute manière nous étions seules face à lui et sa haine, sa colère aurait anéanti une armée de vampire.
Valais-je vraiment un tel sacrifice ?
La famille Cullen. La famille d'Edward mérite de vivre. La vie de Rosalie n'était pas moins précieuse que la mienne.
Non elle ne l'est pas.
Je rampai hors de ces branches, de ces racines qui étaient encore en terre comme pour se battre contre cette fatalité qui est la notre un jour ou l'autre. La mienne serait pour épargner cette famille qui m'avait si bien accueilli.
-"Je suis là ! Laisse-la ! Prends-moi !"
-"Non Bella ! Non ! Mes frères arrivent tu n'as pas à faire ça ! Pense à lui."
-"Alors voici l'humaine d'Edward. Celle pour qui tu es prête à donner ta vie ?"
Elle se repositionna devant moi une main plus ou moins au-dessus de moi.
-« Attaque-moi si tu veux mais pas elle. »
Et dans un dernier sourire comme, pour répondre à sa prière, il se précipita vers elle l'envoyant contre l'arbre qui me servait d'abri un peu plus tôt.
Je posai une main sur ma bouche retenant un cri. Le choc avait été si violent.
Puis ce fut mon tour, je le savais, je voyais son regard. Il avait l'air d'un homme qui n'a vécu que pour ce jour. Sa vengeance.
J'entendis des appels au loin. Mais je fus incapable d'y répondre.
Ses mains se sont avancées sur moi. J'espérai ne pas souffrir que ça aille vite, très vite. Posant mes mains sur mon ventre. Et pensant une dernière fois à l'homme que j'aimai. Je fermai les yeux avant de me sentir projeter dans les airs.
Je dus m'évanouir car ce fut le trou noir ensuite. Les abysses.
POV d'Edward
Nous avions enfin retrouvé la voiture de Rose, pas loin de notre terrain de jeu. Jasper ressentant sa douleur trouva très vite Alice. Elle était encore un peu sonnée mais, elle irait bien.
-"Bella ! Trouve Bella ! Vite !"
On laissa Jasper s'occuper d'elle. Emmett et moi avions peur de ce qu'il pourrait faire à nos moitiés.
Emmett redoutait que Rosalie protège Bella au point d'en perdre la vie. On suivit ses traces, remplacé très vite par ses cris. Je plongeai dans les pensées de Rose.
Elle souffrait le martyr mais ne voulait pas renoncer.
Elle n'avait qu'un but c'était de lutter jusqu'à notre arrivée. Mais tout se précipita quand Bella sortit de sa tanière. Je la vis comme si j'y étais, j'entendais aussi leurs cris.
-"Je suis là ! Laisse-la ! Prends-moi !"
-"Non Bella ! Non ! Mes frères arrivent tu n'as pas a faire Ça ! Pense à lui. " Pense au bébé.
-"Alors voici l'humaine d'Edward. Celle pour qui tu es prête à donner ta vie."
Edward dépêche-toi. Je sais que tu arrives, excuse-moi de ne pas pouvoir faire plus.
-« Attaque-moi si tu veux mais pas elle. »
Je criai à m'en époumoné, Emmett suivit mon exemple. Nous étions assez prêts maintenant pour qu'il l'entende lui aussi. Mais trop loin pour l'arrêter.
On entendit le cri de Rosalie et le bois se fracasser sous son poids. Emmett avait eu raison.
Plus que quelques mètres.
Quand j'eus la pire vision de ma vie. Il agrippa Bella de façon qu'on aurait dit qu'il allait la fracasser en deux. Je la vis fermer ses yeux et comme un dernier élan d'amour poser les deux mains sur son ventre.
Ce fut comme un électrochoc, une douche froide au moment où j'allai les perdre, je réalisai. Voilà pourquoi ma sœur s'était battue. Pour la vie. Pour leurs vies à elle et à notre bébé.
-« NON ! Bella ! »
Mes yeux suivaient son corps qui paraissait déjà sans vie. Telle une poupée de chiffon elle alla s'échouer entre les arbres.
Passant devant comme s'il n'existait pas. Comme si plus rien n'existait, je courus vers elle.
J'entendis Emmett se battre contre James. Tendis que moi je m'accroupissais devant elle. Incapable de la toucher. Elle saignait à plusieurs endroits. Son cœur battait très faiblement.
Je restai là une minute peut-être dix, je n'en avais aucune idée. Jusqu'à ce que je sente une main sur mon épaule. Comme un geste d'auto-défense je l'avais saisi prêt à l'envoyer à travers bois.
-« Calme-toi mon fils, je me charge d'elle va les aider. »
Mon père était là. Jacob et sa meute aussi. Il n'avait pas besoin de moi. Elle oui.
-« Emmett est avec Rose, Jazz avec Alice, toi seul peut les aider. Moi je m'occupe de Bella. Edward Vas-y !»
Je me levai alors et avec toute la colère que je ressentais je m'abattis sur James. Ne le laissant pas réagir. Il m'avait tout pris. Il lui avait fait payer, à elle, mes erreurs.
Alors que j'allai lui assener le coup de grâce, il me répéta cette phrase la faisant voyager à travers le temps.
-« Ne tenais-tu pas à un être plus qu'à ta propre vie ? Alors maintenant tu vois ce que ça fait ! »
Et comme promis il était là et comme promis il me l'avait prise.
Même si ma vengeance était amère et qu'elle n'apaisait en rien ma douleur, tenir sa tête entre mes mains était la seule chose que je pouvais faire pour retourner vers elle et savoir qu'elle ne risquerait plus rien.
chapitre suivant
Garde Malade Chapitre 41
Chapitre 41 : Sortie entre filles
POV de Charlie
Je venais de me réinstaller devant mes plans pour la prochaine battue que nous devrons faire quand j'entendis des crissements de pneus dans l'allée.
-« Qui est-ce encore ? » bien que j'aie mon idée.
Je me dirigeai déjà devant la porte quand on frappa. Je pensai y voir Edward mais non c'était Alice et une autre de ses sœurs.
-« Bonjour chef Swan, on ne vous dérange pas j'espère ? »
-« Mais non Alice ! Entrez ! »
Elle entra presque en sautillant, on aurait dit un cabri, sa sœur était plus discrète. Un petit air sévère sur le visage.
-« Oh suis-je bête, je vous présente ma sœur Rosalie. »
-« Enchantée Monsieur. »
-« Moi de même. »
-« Si vous venez voir Bella, elle dort depuis son retour de chez les Black. »
Rosalie eu l'air surprise de l'apprendre mais ne dit rien.
-« Ce n'est pas grave nous attendrons qu'elle se réveille. »
-« Très bien dans ce cas entrez, le travail m'attend. »
Elles se tournèrent vers la table où j'avais cartes, boussole, bloc note et crayon.
-« Vous organisez un jeu de piste au moins. »
-« J'aurai bien voulu. Mais là c'est plutôt une partie de cache-cache qui s'organise. Nous voudrions attraper l'animal qui rode. »
-« Soyez prudent Charlie. »
-« Ne t'inquiète pas pour moi, ce n'est pas cette bête qui me mangera. »
J'ai dû leur faire peur ou je ne sais pas, elles se regardèrent bizarrement, ah les filles ! Une chance que Bella n'était pas aussi chochotte.
-« Bon on vous laisse à vos plans de bataille. Nous ont préfère les trucs de filles. »
Elles rentrèrent sans faire de bruit dans la chambre de ma fille.
------
Une bonne bière plus tard, je les vis ressortir avec Bella. Elle avait une tête à faire peur.
-« Charlie, ça ne vous dérange pas si on va faire un petit tour ? »
-« Non, mais soyez prudentes et revenez avant que la nuit tombe. »
-« Ne t'inquiète pas papa, nous ne serons pas longues. »
-« Ok, bonne promenade dans ce cas. »
Je les regardai par la fenêtre s'installer dans la voiture qui était dans l'allée. Une M3 rouge rutilante. Comment une fille pouvait conduire ça ?
Elles partirent très vite. Je me remis au travail, organiser des groupes et les répartirent sur une surface aussi grande n'était pas une chose aussi aisée que ça.
Les aiguilles de la pendule tournèrent sans que je m'en rende compte. C'est quand je fus obligé d'allumer la lumière pour mieux voir que je m'aperçus que la nuit commençait à tomber.
-Où pouvait-elle être ? Je lui avais dit d'être de retour avant la nuit.
Mon instinct de père et surtout celui de chef de police se réveilla.
Plan A : Mettre un avis de recherche sur ma fille.
Plan B : Appelez chez les Cullen.
C'était tout choisi, on se ficherait de ma tronche si je lançai les patrouilles à la recherche de Bella.
Je pris le téléphone. Une tonalité. Deux tonalités.
-« Allo ? »
-« Carlisle, c'est Charlie. Tes filles et Bella sont chez toi ? »
-« Non pourquoi ? »
-« Je m'inquiète, elles m'avaient promis de rentrer tôt et elles ne sont toujours pas là. Surtout avec ce qui arrive en ce moment. »
-« Ne t'inquiète pas je vais les appeler. Mais les connaissant, elles ont dû se perdre au centre commerciale. »
-« Bella au centre commercial ? »
-« C'est parce que tu ne connais pas Alice que tu dis ça. »
-« Ok, appelle-moi dès que tu les joins. »
-« Pas de problème à tout de suite. »
Bella faire du shopping ce serait bien une première.
POV de Bella
Je me suis réveillée peut-être une heure ou deux après le départ de Jake. J'avais le visage bouffit d'avoir trop pleuré.
-« Salut Bella ! »
Au son de sa voix, je me raidis. Que faisait-elle ici ? Pourquoi Charlie l'avait laissé entrer ?
-« Chut, ne cris pas. On ne te veut aucun mal. »
C'était bien du Alice pour savoir ce que je m'apprêtai à faire.
Pourquoi « on » ?
J'ouvris les yeux plus grands. Et vis Rosalie assise dans mon fauteuil.
-« Salut. » fit-elle un peu gênée.
Mes yeux se reposèrent sur Alice.
-« On vient te tenir compagnie. »
-« Super » dis-je ironiquement.
-« Bella nous ne te voulons pas de mal. Ni à ton bébé. Edward c'est Edward. Il est le roi de la panique. Il aurait dû naître à l'époque de César. Il aurait été parfait en martyr. »
-« Tu le penses vraiment que ce n'est que de la panique ? »
-« Mais bien sûr voyons. Dis-lui toi. »
-« Alice à raison. »
-« Super convaincant merci. »
-« Tu veux que je lui dise quoi ? Que mon frère est une triple andouille. Qu'il n'arrive pas à voir que tout ça ce n'est que du bonheur. »
Je voyais Rosalie s'énerver et son ton montait dangereusement. Je ne voulais pas que Charlie nous entende.
-« Génial comme idée ! » Alice le ressort le retour.
-« Je déteste quand tu fais ça. »
-« Oh pardon. Tu veux que je me rasseye et que tu le proposes ? »
-« Non c'est bon. Mais j'ai besoin d'aller dans la salle de bain avant. »
-« Aucun souci. Rosalie t'y amène, moi je te cherche une tenue. »
-« Ok »
-« Quel enthousiasme. »
-« Ce n'est pas grave tu en as au moins pour deux. »
-« Elle n'a pas tort. »
C'était marrant de voir Rosalie sourire à l'une de mes répliques.
Rosalie me porta à ma chaise. J'aimai être plus autonome. Et bientôt je n'aurai peut-être plus besoin de ce fauteuil.
Après un passage express par la salle de bain et avoir informé mon père que nous allions faire une ballade. Nous prîmes la route dans la voiture de Rose. Le silence dans l'habitacle était reposant surtout que je savais qu'une fois arrivée, je ne sais trop où, j'aurai le droit au débit d'Alice.
Nous arrivâmes dans un petit chemin de forêt plus ou moins aménagé.
-« Nous venons souvent ici avec ma famille. » m'informa le petit lutin qui était déjà en train de poser une couverture sur un tronc d'arbre qui devait servir de banc.
-« Je ne savais pas que les vampires aimaient les feux de camps. »
-« Nous y venons surtout pour donner le change. Et tu vois ce grand terrain là-bas. C'est ici que nous jouons au baseball. »
-« Il fait au moins quatre fois la taille ordinaire. »
-« Une chance sinon ce serait moins drôle. »
Comme si jouer au baseball était amusant. Déjà voir mon père devant un match une bière à la main et un morceau de poulet frit dans l'autre c'était limite, alors y participer…
Elles m'installèrent comme une pacha.
-« Alice ? »
-« Oui ! »
-« Carlisle en pense quoi de tout ça ? »
-« Tu sais, il est un peu perdu. C'est une première pour lui d'être grand-père. »
Elle me regardait avec un grand sourire. Elle savait bien que ce n'était pas juste une question de descendance.
-« Ne t'inquiète pas Bella. Tout ce passera bien. Je ne sais pas comment, car je ne vois rien du pendant juste l'après. Et cet après est merveilleux. Je voudrais te le montrer comme je l'ai fait voir à Edward. »
-« Mais ça ne lui a pas suffit. Moi par contre j'en ai rêvé. Mais Edward me paraissait si loin dans mon rêve. »
-« C'est ton subconscient qui travail trop. Les hormones. »
-« Merci Rose ! »
-« Ne rigolez pas. J'ai lu beaucoup de revue sur la grossesse. Emmett trouvait même que c'était me faire souffrir d'avantage. Il envie Edward de t'avoir donné ce que lui ne peu pas. »
-« Mais ce n'est pas de votre faute. »
-« Nous le savons bien. Mais ce n'est pas ce qui nous empêche d'avoir des regrets. »
-« C'est pour ça que tu es… là. » je n'osai pas dire le mot. Ma pensée.
-« En quelque sorte. Je n'autoriserai pas qu'on te retire cet enfant de force. Si tu veux le garder alors je serai là. Je m'excuse pour tout ce que je t'ai fait ou dit, même de ce que je ne t'ai pas dit. Mais maintenant, je veux ou dû moins j'aimerai que tu me fasses confiance. »
-« Bien sûr. »
-« Merci. »
Alice se redressa pour scruter un point invisible.
-« Rosalie prends Bella et parts te cacher avec. »
-« Quoi ? » lui répondîmes toutes deux d'une même voix.
-« Ne discutez pas. »
Rosalie me prit contre-elle au dernier regard d'Alice. Peur. Panique. Angoisse s'y lisaient. Elle se mit à courir si vite que le vent fouettait mon visage.
Que se passait-il ? Et Edward qui n'était pas là. Et Alice qui est si petite, elle ne ferait jamais le poids si elle devait affronter le vampire qui en voulait à Edward.
POV d'Edward
J'étais resté dans ma chambre à ruminer. Pour trouver une solution. Les mots pour convaincre Bella de ne pas courir de risque à garder cette chose qui grandissait en elle. Mais je ne trouvai pas. J'imaginai à chaque fois ses réactions. Je revoyais sans cesse son visage baigné de larmes et son regard empli de peur.
Mon père revint de la réserve. Il y était allé avec mes deux frères.
-« Alors comment ça c'est passé ? »
-« Très bien. »
-« Tu sais maman, ils n'ont rien d'effrayant cette bande de gros loup. »
-« Emmett arrête. Déjà là-bas c'était limite avec vos sous entendu à tous. »
-« On en a aussi pris pour notre grade. Surtout quand le vieux à su pour Bella. »
Alors ils savaient. C'était à prévoir que Jacob mettrait ça sur le tapis.
-« Le chef en dit quoi ? » je ressentais d'ici la peur d'Esmée.
-« Ne t'inquiète pas chérie, ils ne lui feront pas de mal ni à elle, ni au bébé. Mais il aimerait qu'on ne recommence pas l'expérience. Et qu'on les informe du déroulement de sa grossesse savoir si il y a un danger pour les humains. Les histoires des enfants nouveaux nés ont aussi fait partis de leur histoire. Ils ont peur. »
Le téléphone sonna les coupant dans leur récit.
-« Allo ? »
-« … »
-« Non pourquoi ? »
-« … »
-« Ne t'inquiète pas je vais les appeler. Mais les connaissant, elles ont dû se perdre au centre commercial. »
-« … »
-« C'est parce que tu ne connais pas Alice que tu dis ça. »
-« … »
-« Pas de problème à tout de suite. »
J'étais descendu dès que j'avais compris que c'était Bella. Mon père avait joué parfaitement son rôle d'acteur. Car au fond de lui il savait que ce n'était pas normal. Mais qu'est-ce qui devait dire à Charlie. « Ne vous inquiétez pas chef Swan ce ne doit être que la chose qui lui pousse dans le ventre qu'ils les retiennent. »
-« Vous avez tout entendu. Bella, Alice et Rosalie devraient être rentrées chez Charlie mais elles n'y sont pas. C'est donc qu'il se passe quelque chose. »
-« J'appelle Rose. »
-« Non ne fais pas ça. Si elles ne l'ont pas fait c'est sûrement qu'elles ont leurs raisons. Allez voir si vous trouvez quelque chose, moi j'appelle les Quileute et je vous rejoins. »
Oh mon dieu Bella ! Je me mis à courir vers sa maison pour essayer de suivre sa trace.
S'il lui arrivait quoi que ce soit jamais je me le pardonnerai.
-« Je te préviens si Rose est en danger par ta faute Edward, je t'arrache la tête. »
S'il leur arrivait malheur, je le laisserai m'arracher tous ce qui veut.
chapitre suivant
POV de Charlie
Je venais de me réinstaller devant mes plans pour la prochaine battue que nous devrons faire quand j'entendis des crissements de pneus dans l'allée.
-« Qui est-ce encore ? » bien que j'aie mon idée.
Je me dirigeai déjà devant la porte quand on frappa. Je pensai y voir Edward mais non c'était Alice et une autre de ses sœurs.
-« Bonjour chef Swan, on ne vous dérange pas j'espère ? »
-« Mais non Alice ! Entrez ! »
Elle entra presque en sautillant, on aurait dit un cabri, sa sœur était plus discrète. Un petit air sévère sur le visage.
-« Oh suis-je bête, je vous présente ma sœur Rosalie. »
-« Enchantée Monsieur. »
-« Moi de même. »
-« Si vous venez voir Bella, elle dort depuis son retour de chez les Black. »
Rosalie eu l'air surprise de l'apprendre mais ne dit rien.
-« Ce n'est pas grave nous attendrons qu'elle se réveille. »
-« Très bien dans ce cas entrez, le travail m'attend. »
Elles se tournèrent vers la table où j'avais cartes, boussole, bloc note et crayon.
-« Vous organisez un jeu de piste au moins. »
-« J'aurai bien voulu. Mais là c'est plutôt une partie de cache-cache qui s'organise. Nous voudrions attraper l'animal qui rode. »
-« Soyez prudent Charlie. »
-« Ne t'inquiète pas pour moi, ce n'est pas cette bête qui me mangera. »
J'ai dû leur faire peur ou je ne sais pas, elles se regardèrent bizarrement, ah les filles ! Une chance que Bella n'était pas aussi chochotte.
-« Bon on vous laisse à vos plans de bataille. Nous ont préfère les trucs de filles. »
Elles rentrèrent sans faire de bruit dans la chambre de ma fille.
------
Une bonne bière plus tard, je les vis ressortir avec Bella. Elle avait une tête à faire peur.
-« Charlie, ça ne vous dérange pas si on va faire un petit tour ? »
-« Non, mais soyez prudentes et revenez avant que la nuit tombe. »
-« Ne t'inquiète pas papa, nous ne serons pas longues. »
-« Ok, bonne promenade dans ce cas. »
Je les regardai par la fenêtre s'installer dans la voiture qui était dans l'allée. Une M3 rouge rutilante. Comment une fille pouvait conduire ça ?
Elles partirent très vite. Je me remis au travail, organiser des groupes et les répartirent sur une surface aussi grande n'était pas une chose aussi aisée que ça.
Les aiguilles de la pendule tournèrent sans que je m'en rende compte. C'est quand je fus obligé d'allumer la lumière pour mieux voir que je m'aperçus que la nuit commençait à tomber.
-Où pouvait-elle être ? Je lui avais dit d'être de retour avant la nuit.
Mon instinct de père et surtout celui de chef de police se réveilla.
Plan A : Mettre un avis de recherche sur ma fille.
Plan B : Appelez chez les Cullen.
C'était tout choisi, on se ficherait de ma tronche si je lançai les patrouilles à la recherche de Bella.
Je pris le téléphone. Une tonalité. Deux tonalités.
-« Allo ? »
-« Carlisle, c'est Charlie. Tes filles et Bella sont chez toi ? »
-« Non pourquoi ? »
-« Je m'inquiète, elles m'avaient promis de rentrer tôt et elles ne sont toujours pas là. Surtout avec ce qui arrive en ce moment. »
-« Ne t'inquiète pas je vais les appeler. Mais les connaissant, elles ont dû se perdre au centre commerciale. »
-« Bella au centre commercial ? »
-« C'est parce que tu ne connais pas Alice que tu dis ça. »
-« Ok, appelle-moi dès que tu les joins. »
-« Pas de problème à tout de suite. »
Bella faire du shopping ce serait bien une première.
POV de Bella
Je me suis réveillée peut-être une heure ou deux après le départ de Jake. J'avais le visage bouffit d'avoir trop pleuré.
-« Salut Bella ! »
Au son de sa voix, je me raidis. Que faisait-elle ici ? Pourquoi Charlie l'avait laissé entrer ?
-« Chut, ne cris pas. On ne te veut aucun mal. »
C'était bien du Alice pour savoir ce que je m'apprêtai à faire.
Pourquoi « on » ?
J'ouvris les yeux plus grands. Et vis Rosalie assise dans mon fauteuil.
-« Salut. » fit-elle un peu gênée.
Mes yeux se reposèrent sur Alice.
-« On vient te tenir compagnie. »
-« Super » dis-je ironiquement.
-« Bella nous ne te voulons pas de mal. Ni à ton bébé. Edward c'est Edward. Il est le roi de la panique. Il aurait dû naître à l'époque de César. Il aurait été parfait en martyr. »
-« Tu le penses vraiment que ce n'est que de la panique ? »
-« Mais bien sûr voyons. Dis-lui toi. »
-« Alice à raison. »
-« Super convaincant merci. »
-« Tu veux que je lui dise quoi ? Que mon frère est une triple andouille. Qu'il n'arrive pas à voir que tout ça ce n'est que du bonheur. »
Je voyais Rosalie s'énerver et son ton montait dangereusement. Je ne voulais pas que Charlie nous entende.
-« Génial comme idée ! » Alice le ressort le retour.
-« Je déteste quand tu fais ça. »
-« Oh pardon. Tu veux que je me rasseye et que tu le proposes ? »
-« Non c'est bon. Mais j'ai besoin d'aller dans la salle de bain avant. »
-« Aucun souci. Rosalie t'y amène, moi je te cherche une tenue. »
-« Ok »
-« Quel enthousiasme. »
-« Ce n'est pas grave tu en as au moins pour deux. »
-« Elle n'a pas tort. »
C'était marrant de voir Rosalie sourire à l'une de mes répliques.
Rosalie me porta à ma chaise. J'aimai être plus autonome. Et bientôt je n'aurai peut-être plus besoin de ce fauteuil.
Après un passage express par la salle de bain et avoir informé mon père que nous allions faire une ballade. Nous prîmes la route dans la voiture de Rose. Le silence dans l'habitacle était reposant surtout que je savais qu'une fois arrivée, je ne sais trop où, j'aurai le droit au débit d'Alice.
Nous arrivâmes dans un petit chemin de forêt plus ou moins aménagé.
-« Nous venons souvent ici avec ma famille. » m'informa le petit lutin qui était déjà en train de poser une couverture sur un tronc d'arbre qui devait servir de banc.
-« Je ne savais pas que les vampires aimaient les feux de camps. »
-« Nous y venons surtout pour donner le change. Et tu vois ce grand terrain là-bas. C'est ici que nous jouons au baseball. »
-« Il fait au moins quatre fois la taille ordinaire. »
-« Une chance sinon ce serait moins drôle. »
Comme si jouer au baseball était amusant. Déjà voir mon père devant un match une bière à la main et un morceau de poulet frit dans l'autre c'était limite, alors y participer…
Elles m'installèrent comme une pacha.
-« Alice ? »
-« Oui ! »
-« Carlisle en pense quoi de tout ça ? »
-« Tu sais, il est un peu perdu. C'est une première pour lui d'être grand-père. »
Elle me regardait avec un grand sourire. Elle savait bien que ce n'était pas juste une question de descendance.
-« Ne t'inquiète pas Bella. Tout ce passera bien. Je ne sais pas comment, car je ne vois rien du pendant juste l'après. Et cet après est merveilleux. Je voudrais te le montrer comme je l'ai fait voir à Edward. »
-« Mais ça ne lui a pas suffit. Moi par contre j'en ai rêvé. Mais Edward me paraissait si loin dans mon rêve. »
-« C'est ton subconscient qui travail trop. Les hormones. »
-« Merci Rose ! »
-« Ne rigolez pas. J'ai lu beaucoup de revue sur la grossesse. Emmett trouvait même que c'était me faire souffrir d'avantage. Il envie Edward de t'avoir donné ce que lui ne peu pas. »
-« Mais ce n'est pas de votre faute. »
-« Nous le savons bien. Mais ce n'est pas ce qui nous empêche d'avoir des regrets. »
-« C'est pour ça que tu es… là. » je n'osai pas dire le mot. Ma pensée.
-« En quelque sorte. Je n'autoriserai pas qu'on te retire cet enfant de force. Si tu veux le garder alors je serai là. Je m'excuse pour tout ce que je t'ai fait ou dit, même de ce que je ne t'ai pas dit. Mais maintenant, je veux ou dû moins j'aimerai que tu me fasses confiance. »
-« Bien sûr. »
-« Merci. »
Alice se redressa pour scruter un point invisible.
-« Rosalie prends Bella et parts te cacher avec. »
-« Quoi ? » lui répondîmes toutes deux d'une même voix.
-« Ne discutez pas. »
Rosalie me prit contre-elle au dernier regard d'Alice. Peur. Panique. Angoisse s'y lisaient. Elle se mit à courir si vite que le vent fouettait mon visage.
Que se passait-il ? Et Edward qui n'était pas là. Et Alice qui est si petite, elle ne ferait jamais le poids si elle devait affronter le vampire qui en voulait à Edward.
POV d'Edward
J'étais resté dans ma chambre à ruminer. Pour trouver une solution. Les mots pour convaincre Bella de ne pas courir de risque à garder cette chose qui grandissait en elle. Mais je ne trouvai pas. J'imaginai à chaque fois ses réactions. Je revoyais sans cesse son visage baigné de larmes et son regard empli de peur.
Mon père revint de la réserve. Il y était allé avec mes deux frères.
-« Alors comment ça c'est passé ? »
-« Très bien. »
-« Tu sais maman, ils n'ont rien d'effrayant cette bande de gros loup. »
-« Emmett arrête. Déjà là-bas c'était limite avec vos sous entendu à tous. »
-« On en a aussi pris pour notre grade. Surtout quand le vieux à su pour Bella. »
Alors ils savaient. C'était à prévoir que Jacob mettrait ça sur le tapis.
-« Le chef en dit quoi ? » je ressentais d'ici la peur d'Esmée.
-« Ne t'inquiète pas chérie, ils ne lui feront pas de mal ni à elle, ni au bébé. Mais il aimerait qu'on ne recommence pas l'expérience. Et qu'on les informe du déroulement de sa grossesse savoir si il y a un danger pour les humains. Les histoires des enfants nouveaux nés ont aussi fait partis de leur histoire. Ils ont peur. »
Le téléphone sonna les coupant dans leur récit.
-« Allo ? »
-« … »
-« Non pourquoi ? »
-« … »
-« Ne t'inquiète pas je vais les appeler. Mais les connaissant, elles ont dû se perdre au centre commercial. »
-« … »
-« C'est parce que tu ne connais pas Alice que tu dis ça. »
-« … »
-« Pas de problème à tout de suite. »
J'étais descendu dès que j'avais compris que c'était Bella. Mon père avait joué parfaitement son rôle d'acteur. Car au fond de lui il savait que ce n'était pas normal. Mais qu'est-ce qui devait dire à Charlie. « Ne vous inquiétez pas chef Swan ce ne doit être que la chose qui lui pousse dans le ventre qu'ils les retiennent. »
-« Vous avez tout entendu. Bella, Alice et Rosalie devraient être rentrées chez Charlie mais elles n'y sont pas. C'est donc qu'il se passe quelque chose. »
-« J'appelle Rose. »
-« Non ne fais pas ça. Si elles ne l'ont pas fait c'est sûrement qu'elles ont leurs raisons. Allez voir si vous trouvez quelque chose, moi j'appelle les Quileute et je vous rejoins. »
Oh mon dieu Bella ! Je me mis à courir vers sa maison pour essayer de suivre sa trace.
S'il lui arrivait quoi que ce soit jamais je me le pardonnerai.
-« Je te préviens si Rose est en danger par ta faute Edward, je t'arrache la tête. »
S'il leur arrivait malheur, je le laisserai m'arracher tous ce qui veut.
chapitre suivant
Inscription à :
Articles (Atom)




