Sur le forum de lovelemon in fic j'ai reçu une review qui m'a touché merciiiiiiiii encore
Kikicelte: "Coucou, méfiez vous les filles cette fic provoque un effet d'accoutumance rapide
C'est vraiment bien écrit dans un style très personnel , avec beaucoup d'émotions et de rebondissements !
J'aime beaucoup cette Bella très énergique : malgré les épreuves et le handicap elle a un tempérament passionné qui donne beaucoup de profondeur au personnage très loin de sa mièvrerie habituelle .
Il faut mentionner que l'auteur excelle dans les point de vue d'Edward , c'est parmi toutes celles que j'ai lues celle où l'on perçoit le mieux son don, on arrive vraiment à percevoir à quel point c'est inconfortable d'avoir l'esprit envahi par les pensées des autres .... Et l'on ressent aussi très bien pourquoi privé de ce talent Edward est si maladroit avec Bella....
Bref, on attend chaque nouveau chapitre avec impatience !"
merci encore à toi
ed
lundi 3 mai 2010
mardi 27 avril 2010
Une nuit qui change tout Chap 7
POV d'Edward
La voiture roulait et je me concentrai sur sa respiration. J'avais l'impression qu'elle augmentait avec ma vitesse. Avait-elle peur en voiture ?
J'aimais rouler vite mais pour elle j'étais prêt à modérer mon allure. Pour elle j'étais prêt à tout. À tous les sacrifices. À tout changer.
Nous arrivions quand même rapidement devant la Bella Italia.
Je ne pus m'éviter de lancer un :
- « Surprise ! »
- « Resto Italien ? »
- « Oui mais pas n'importe lequel, le spécialiste des raviolis aux champignons dixit la personne qui a pris ma réservation. »
- « Chaque soir une nouvelle surprise. Tu me gâtes. »
- « Et encore tu n'as rien vu. »
- « Tu sais que je n'aime pas les surprises. »
- « Je te promets qu'il n'y a pas de langue de belle mère, ni de chapeau pointu. »
- « Et ça doit me rassurer ? »
- « Oui. » dis-je d'un air mi sérieux, mi offensé.
Ce qui l'a fit rire. Je me joignis à elle. J'aimais ce moment simple. Mais il était temps que l'on quitte l'habitacle si on ne voulait pas perdre notre table.
Je sortis pour la rejoindre rapidement de son côté. Lui tendant mon bras, me donnant ainsi une excuse pour rentrer en contact avec elle. Et de fil en aiguille, je dirais même en tricotage de bras si l'on puisse dire, on se donna la main.
Que je ne quittai pas.
- « Vous avez réservé ? » nous demanda l'hôtesse.
- « Oui, au nom de Masen. »
- « Je vais demander à votre serveuse de vous conduire à votre table. »
Le cadre était parfait. Très cosy et pourtant très chic. La serveuse nous guida vers un petit lieu intime. Endroit charmant. Elle se présenta. Ce qui ne fit ni chaud ni froid. Elle était invisible pour moi. Je n'avais d'yeux que pour une seule femme.
J'aidai à s'assoir Bella, qui ne m'avait pas lâché. Si je ne pensais pas me faire des idées, j'aurai dit qu'elle voulait faire passer un message à cette Lauren : CHASSE GARDEE. Mais c'était ce quemoi j'espérais. Je reportais mes rêves, mes espoirs sur elle.
Le repas commença et sans grande surprise Bella commanda des raviolis. Moi je pris des lasagnes.
Nous mangeâmes sans nous quitter du regard. Mais le pire c'est que j'enviais sa fourchette. Elle la mettait à la bouche d'une façon si rrr.
Le faisait-elle exprès ? Me testait-elle ?
- « Alors votre avis mademoiselle ? » lui dis-je entre deux bouchées pour penser à autre chose et commencer la conversation.
- « Parfait. On vous aura bien renseigné Mr Masen. »
Ça me fit bizarre qu'elle m'appelle ainsi mais je ne la repris pas.
- « J'en suis ravi. »
- « Mais tes lasagnes ne valent surement pas les miennes. »
- « Tu cuisines ? »
- « Oui et je suis ou j'étais une experte des lasagnes. Les collègues de mon père auraient tués pour en avoir quand il en ramenait au bureau. . »
Elle évoqua ce souvenir avec un léger sourire même si son regard était triste. Je regrettai de ne pas avoir été là pour elle. Pour l'aider à traverser cette épreuve. Le destin avait été contre nous.
- « Méfie-toi que je ne te prenne pas au mot. Que je te kidnappe pour que tu m'en cuisines. »
- « Tu n'as pas à m'enlever, tu sais. Demande et je t'en ferai. »
J'avais sorti cette réplique pour détendre l'atmosphère mais maintenant j'étais bien tendu. Comment faisait-elle pour me faire cet effet ?
C'est ton esprit mal placé qui voit dans tout ce quelle fait, dans tout ce qu'elle dit une allusion sexuelle.
Peut-être !
Sûr.
Changeant de sujet et voulant me renseigner pour le reste de ma surprise, je lui demandai.
-" Tu connais Jane Campion ?"
-"Oui bien sûr. J'ai du regarder au moins dix fois Leçon de piano. "
-" Son film est très poignant."
-"Oui mais l'histoire d'amour même si elle née d'une manière spéciale est très forte, très passionnelle. "
-"Sais-tu qu'elle a sorti un nouveau film ?"
-"Oui mais je n'ai pas eu le temps d'aller le voir. "
-"On pourrai y remedier?"
-"Vous avez fini ? " La serveuse venait de mettre son bras entre nous pour prendre nos couverts, nous faisant reculer. Dans la conversation, nous avions dû nous rapprocher sans y prêter attention.
Bella souffla. Avait-elle eu peur que je tente quelque chose?
Elle n'avait plus faim. Moi non plus d'ailleurs c'était mon plus gros repas depuis 6 mois. Une fois l'addition réglée, nous repartîmes vers ma voiture. Cette fois-ci je n'eus pas besoin d'excuse pour lui prendre la main car elle m'avait devancée pendant que je payais ce que je devai à la caisse.
****
Une fois arrivée devant le cinéma, je lui demandai si elle n'était pas trop fatiguée. Et si on pouvait remedier tout de suite au non visionnage de Bright Star. Elle me repondit qu'elle en sera heureuse et moi j'étais aux anges.
On se dirigea vers le comptoir.
-"Deux places pour Bright Star s'il vous plait. "
-"La dernier séance était à 17 heure 50 monsieur. "
Celle là, je ne l'avais pas prévu. Quel mufle ! J'aurais dû regarder sur leur site avant de faire des plans.
Je ne savais plus quoi dire et je ne voulais pas que cette soirée se termine.
-"Je peux vous conseiller Amour et Amnésie (N/Yoro: Voir lien bande annonce sur mon profil), c'est une comédie dramatique. "
-"Euh ... En fait"
-"Ça sera parfait merci. "
C'était Bella qui avait répondu à ma place.
-"Tu es sûre?"
-"Oui ! On ira le voir une prochaine fois. "
Je savais qu'elle savait que je ne parlais pas de ça. Je ne voulais pas qu'elle se sente mal à l'aise devant ce film. Ou moi peut-être.
Devant son enthousiasme, je ne pus qu'accepter. C'est ainsi que nous nous rendîmes vers la salle pour voir ce film.
POV Bella
J'étais bien contente de quitter ce restaurant. Que les choses soient claires, il était super et le repas était très bon, mais cette serveuse m'agaçait plus qu'autre chose…Elle ne pouvait pas voir qu'il était accompagné? Ok, nous n'étions pas encore vraiment en couple, mais le fait qu'on se tenait la main voulait bien dire quelque chose, non?
En sortant du restaurant, je ne pus m'empêcher de m'emparer de sa main. Je souris intérieurement quand je vis qu'il ne me repoussait pas. C'était plutôt bon signe, n'est-ce pas?
Nous arrivâmes au cinéma, pour découvrir que le film qui nous intéressait ne passait pas à cette heure-ci. À la place, l'homme au guichet nous proposa un autre film, Amour et amnésie. Ce titre me parlait un peu, et peut-être ce film m'aidera-t-il, et puis, ça me permettrait de rester plus longtemps avec Edward, je n'avais vraiment pas envie de rentrer si tôt.
Edward accepta d'aller voir le film et prit les deux places, me proposa de passer prendre du pop-corn, mais je refusai poliment, j'avais déjà beaucoup trop mangé au restaurant, j'étais incapable de manger quoique ce soit de plus.
****
Quelques minutes plus tard, nous étions installés dans la salle. Ma main n'avait pas quitté celle d'Edward. Je me sentais bien, comme complète, je n'avais jamais ressenti ça avant, enfin, je crois.
Les lumières s'éteignirent et le film commença. Je me sentais proche de Lucy, l'héroïne, tout en me disant que j'avais de la chance malgré tout. Moi au moins, je n'oubliais pas Edward chaque matin au réveil. Même si je voulais vraiment retrouver cette partie de mon passé qui m'échappait, je ne perdais pas les souvenirs de ces nouveaux moments passés avec lui.
Inconsciemment, je me rapprochais d'Edward au fur et à mesure du film, pour finir ma tête contre son épaule. Il passa son bras autour de mon cou, afin que je m'installe confortablement contre lui. J'étais si bien, je ne voulais pas que ce film se termine.
J'avais de plus en plus de mal à me concentrer sur le film. L'odeur d'Edward m'enivrait, et il me semble l'avoir surpris à prendre une grande inspiration, comme s'il voulait sentir la mienne. Je souris béatement.
Le film se termina et j'y vis comme une lueur d'espoir pour moi. Même si je ne retrouvais jamais la mémoire, je pouvais espérer vivre à peu près normalement, il y a toujours une solution. Le cas de Lucie semblait désespéré, mais elle avait quand même réussi à avoir une vie à peu près normale. Comme quoi tout était toujours possible.
Les lumières se rallumèrent et je mis du temps à émerger. Je ne voulais pas bouger, j'étais trop bien installée, et Edward ne semblait pas le vouloir non plus, mais les autres spectateurs avaient déjà quitté la salle et le cinéma n'allait pas tarder à fermer. Je quittai donc – à contrecœur – l'étreinte d'Edward et me levai en m'étirant un peu. Edward m'imita puis s'empara de ma main et c'est ainsi que nous quittâmes le cinéma.
****
- "Tu es sûre que tu ne veux pas rentrer?" Lui demandai-je, alors que nous étions dans sa voiture, devant mon immeuble.
- "Non merci, mais je vais te raccompagner à ta porte."
Edward sortit de la voiture et en fit le tour afin de m'ouvrir la portière. Ses manières de gentleman n'étaient pas pour me déplaire. Il me tendit la main – que je saisis aussitôt – et m'aida à sortir du véhicule.
Nous nous dirigeâmes main dans la main vers l'immeuble. Je sortis mon passe pour ouvrir la porte et nous nous dirigeâmes vers l'ascenseur. J'appuyai sur le bouton d'appel et nous attendîmes quelques secondes l'arrivée de l'appareil. Nous entrâmes, toujours main dans la main, dans la cabine, et j'appuyai sur le bouton du deuxième.
Son odeur flottait dans la cabine, je m'en enivrai, sachant qu'il partirait d'ici quelques minutes.
Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent sur mon étage et nous en sortîmes tous les deux. Nous arrivâmes assez vite devant la porte de mon appartement. Nous nous fîmes face. Je plongeai dans ses yeux émeraude.
- "Merci Bella, j'ai passé une excellent soirée." Souffla-t-il.
- "Moi aussi Edward, je me suis bien amusée." Répondis-je sur le même ton.
- "Tu as quelque chose de prévu samedi soir?"
Je n'eus pas vraiment de temps de réflexion. Venant à peine de m'installer, je n'avais pas de plans, et je ne travaillais jamais le week-end. De plus, l'idée de passer mon samedi avec lui me rendait heureuse.
- "Non, je n'ai rien de prévu. Tu avais quelque chose en tête?"
- "Je t'invite à diner chez moi, et après on pourrait regarder un DVD?"
- "Excellent idée, la prochaine fois ça sera mon tour de cuisiner pour toi, d'accord?"
- "Super, à samedi alors, bonne nuit Bella."
Il resta quelques secondes à me regarder, se rapprochant doucement, comme pour me demander mon accord. Je continuai à le fixer, attendant qu'il se décide. Quand ses lèvres se posèrent sur les miennes, je crus qu'un feu d'artifice avait éclaté dans mon bas ventre. Je passai mes mains autour de son cou et commençai à fourrager dans ses cheveux, penchant la tête afin d'approfondir le baiser.
Je ne voulais pas que ce baiser s'arrête, mais Edward finit par se retirer afin que nous puissions respirer. Je lui fis un dernier baiser rapide sur les lèvres.
- "Bonne nuit Edward" Fis-je contre ses lèvres.
Il me fit un dernier baiser puis se détacha de moi, me caressa la joue et repartit en direction de l'ascenseur, tout en me faisant un dernier signe de la main. Je plongeai ma main dans mon sac à la recherche de mes clés et ouvris la porte. Je posai mon sac et allai dans la salle de bain. Une fois en nuisette, je me dirigeai dans ma chambre en repensant à ce baiser. Nous étions jeudi. J'avais hâte d'être à samedi soir. Mon sommeil fut cette nuit une fois de plus rempli de rêves d'Edward Masen.
Chapitre suivant
jeudi 22 avril 2010
Chapitre 9 Pourquoi?
Chapitre 9 :
POV de Bella
Il se tenait devant moi.
Cette fois-ci ce n'était pas une hallucination, ni un fantasme.
Je pouvais sentir mes joues s'enflammées. Il n'y avait aucun doute, vu son sourire et sa tête, il savait ce que je venais de faire. Étais-ce écrit sur mon front?
En tout cas, s'il avait des doutes, il en avait plus.
-"Je m’excuse de faire intrusion chez toi mais il fallait que je te parle."
Le soleil était maintenant complètement couché.
Je n'avais toujours pas dit un mot. Paralysée.
-"Bella dit quelque chose. Cri. Ou fout moi dehors. "
-"Non reste." Lui répondis-je très vite, je ne voulais pas qu'il parte.
Il me fit un léger sourire.
-"Veux-tu que je te laisse au moins te rhabiller?"
-"Tu m’as déjà vu nue. " Toute pudeur c’était envolée.
Je me dirigeai vers mon armoire pour enfiler une nuisette. J'en avais qu’en coton mais c'était beaucoup mieux que mes joggings et tee-shirt troués.
Il ne bougea pas. Je pouvais sentir ses yeux sur mon corps.
-"Tu aimes ce que tu voix?"
-"Trop"
-"Trop?"
-"Oui beaucoup trop pour ma santé mentale et la tienne."
-"Ma santé mentale ne craint plus rien je pense. "
-"Peut-être mais ta santé, elle, se retrouve en danger à chaque fois que je suis proche de toi. "
-"Tu penses à Jacob quand tu dis ca?"
-"Non à moi Bella. "
- « Edward je sais ce que tu es. »
POV d'Edward
J'avais repéré une fenêtre au premier étage facile d'accès grâce à un gros arbre. Espérant que ça soit celle de sa chambre.
Elle grinça légèrement mais s’ouvrit à ma première tentative. La pièce était sombre seulement éclairée par les astres.
L'odeur, la déco ça ne pouvait qu'être la sienne. Mais elle n'était pas là.
Je me concentrai sur les bruits.
La télévision était sur une chaine de sport. Une voix d'homme commentait chaque passe. Son père sans doute.
Puis j'entendis l'eau. L'eau ruisselait sur un corps… son corps. Comme si par chaque goutte qui touchait sa peau un flash apparaissait devant moi tel des ultra-sons.
Puis un souffle erratique. Un souffle retenu, anormal. Des gémissements. Et parfois même mon prenom. Elle se faisait du bien dans la petite pièce attenante à la mienne. Elle se donnait du plaisir en pensant à moi. Mon sexe vibrait à ce son. À cet appel. Mais je devais reste là. Je devais rester sage. Prendre mon mal en patience. Pourvu qu'elle fasse vite car j'ai une toute petite patience. Très petite. Surtout avec un mur si léger entre nous.
Un dernier cri avant un silence . L'eau se coupa. Puis ses pas d'abord sur du carrelage puis sur du plancher. Elle allait rentrer dans sa chambre.
Que ferait elle en me voyant ? Hurler? Appeler son père?
Mais elle ne fit rien de tout ça. Dans un premier temps, elle ne me vit pas. Elle avait refermé sa porte. S'appuyant dessus. Elle n'avait qu'une serviette autour d'elle qui ne cachait pas grand chose et pourtant c'était beaucoup trop.
Je décidai de m’annoncer.
- « Salut Bella ! Bonne douche ? »
Bon j'avoue que j'aurai pu trouver peut-être mieux vu ses rougeurs et son côté statufié.
Mais quoi dire? quoi faire? L’entourer de mes bras et lui souffler à l'oreille " Bella j'ai envie de toi "
Trop risqué, surtout que je voulais lui parler avant tout. Même si j’en mourrai d’envie.
Je repris pour lui laisser le temps de réagir.
-"Je m’excuse de faire intrusion chez toi mais il fallait que je te parle."
Ça ne changea rien.
-"Bella dit quelque chose. Cri. Ou fout moi dehors. "
-"Non reste." Me répondit-elle avec urgence. Voulait-elle autant que moi que je sois près d’elle ?
-"Veux-tu que je te laisse au moins te rhabiller?" pour ton bien dit oui.
-"Tu m’as déjà vu nue. "
Elle n’avait pas faux mais je savais comment ça c’était fini les deux fois.
Je ne la quittai pas des yeux pendant qu’elle s’exécutait. Elle fit tomber sa serviette. Laissant apparaitre ses courbes. Ses fesses.
Ne bouge pas !
-"Tu aimes ce que tu voix?"
-"Trop" et c’était vrai.
-"Trop?" elle paru inquiète ? Ou …perplexe ?
-"Oui beaucoup trop pour ma santé mentale et la tienne."
-"Ma santé mentale ne craint plus rien je pense. "
-"Peut-être mais ta santé, elle, se retrouve en danger à chaque fois que je suis proche de toi. "
Et c’était l’horrible vérité.
-"Tu penses à Jacob quand tu dis ca?"
-"Non à moi Bella. "
Ce n’est pas ce clébard qui me faisait peur et il fallait qu’elle me comprenne. Et pourtant je ne pensais pas qu’elle le ferait si vite.
- « Edward je sais ce que tu es."
Cette fois ci c’est moi qui restai sans voix. Comment pouvait-elle savoir ? lui avait-il dit ?
- « En faites, je crois que je l'ai toujours su. » repris t’elle.
- « De quoi parles-tu ? »
- « Je suis amie avec les black depuis assez longtemps pour avoir entendu toutes leurs légendes. J’avais toujours pris ça comme des histoires pour faire peur aux enfants mais l’une d’elle me semble réelle. L’une d’elle parlait d’être au sang glacé. »
- « Et tu as pensé à moi ? »
- « Au début non. Même si ton corps est froid et aussi dur que le marbre. » Elle s’était rapproché de moi lentement. Faisant glisser sa main sur mon bras.
- « Mais voir la réaction de Jack devant toi… quand je suis partie ce matin c’était pour te protéger, je ne voulais pas qu’il te fasse du mal. »
- « Je ne crains rien. »
- « Peut être mais si tu es bien ce que je pense et vu que tu ne le nies pas. »
- « Voudrais tu que je le fasse ? »
- « Non. Mais si toi tu es un… vampire… » On aura cru qu’elle le disait pour tester ce mot. « Alors Jacob, enfin les Quileutes doivent être … des loups ? »
- « Je n’ai pas à te le dire Bella. »
- « Pourquoi ? Si tu ne le nies pas pourquoi ne me l’avouerais-tu pas ? »
- « Mes lois. Le pacte. Mon monde. Pourquoi es-tu si perspicace ? Tant que tu ne savais rien, tu ne risquais rien. »
- « Mais ça ne me gène pas, je suis prête à vivre la nuit si c'est pour être avec toi. »
- « Bella je ne veux pas que tu me donnes tes nuits. »
- « Mais? »
- « Chut ! Bella le soleil ne nous fait rien. Mais je ne veux pas que tu me donnes ta vie.»
- « Tu dis ça pour mon sang ? »
- « Non. Bien sûr que non. Tu es l’être le plus doux et merveilleux que j’ai rencontré. Ça fait un an que je me bats avec moi-même pour t’oublier. Mais rien n’y a fait. Et quand je crois que je pourrai t’avoir, tu fais tout échouer. »
- « Pourquoi ? Ne vaut-il mieux pas que je sache ? »
- « Oui. Non. Je ne sais pas. Mais tu acceptes si facilement ce que je suis. C’est presque … oh mon dieu… c’est comme si tu me pardonnais pour un futur geste trop violent. Une soif trop grande. » Je l’avais serré dans mes bras. Humant l’odeur de ses cheveux. Éloignant ces images horribles qui me venaient par cette révélation.
- « Et alors est-ce mal ? Certains hommes ont bien des soumises. Pourquoi pas toi ? »
- « Je ne veux pas que tu te soumettes à moi. Je veux être ton égal. »
- « Alors tant que je ne savais pas tu voulais bien être avec moi mais maintenant c’est fini. » dit-elle en se reculant de moi.
- « Bella comprend moi. »
- « Non. C’est trop facile. Tant que je suis idiote et aveugle c’est bon. Mais comme je ne le suis pas je vais te perdre. C’est ça ? »
- « Je sais pas. Je ne pensai pas avoir ce genre de conversation ce soir. »
- « Et à quoi pensais-tu ? »
- « Te demander si cette brute ne t’avais pas blessé. Savoir si on pouvait ce revoir ? Mais jamais te faire mienne. »
- « Je ne suis pas assez bien pour ça. Je suis juste bonne pour un apartheid. »
- « Non mais je voulais paraitre normal à côté de toi. Tant que tu ne savais pas j’aurai dus me cacher. »
- « Pourtant dès le début tu t’es exposé. Ta vitesse. Ta soif de mon sang. .. »
- « Oui sans doute je n’ai pas fait preuve d’assez de prudence. »
- « Et maintenant c’est moi qui va le payer ? »
- « Non c’est nous. »
POV de Bella
Il se tenait devant moi.
Cette fois-ci ce n'était pas une hallucination, ni un fantasme.
Je pouvais sentir mes joues s'enflammées. Il n'y avait aucun doute, vu son sourire et sa tête, il savait ce que je venais de faire. Étais-ce écrit sur mon front?
En tout cas, s'il avait des doutes, il en avait plus.
-"Je m’excuse de faire intrusion chez toi mais il fallait que je te parle."
Le soleil était maintenant complètement couché.
Je n'avais toujours pas dit un mot. Paralysée.
-"Bella dit quelque chose. Cri. Ou fout moi dehors. "
-"Non reste." Lui répondis-je très vite, je ne voulais pas qu'il parte.
Il me fit un léger sourire.
-"Veux-tu que je te laisse au moins te rhabiller?"
-"Tu m’as déjà vu nue. " Toute pudeur c’était envolée.
Je me dirigeai vers mon armoire pour enfiler une nuisette. J'en avais qu’en coton mais c'était beaucoup mieux que mes joggings et tee-shirt troués.
Il ne bougea pas. Je pouvais sentir ses yeux sur mon corps.
-"Tu aimes ce que tu voix?"
-"Trop"
-"Trop?"
-"Oui beaucoup trop pour ma santé mentale et la tienne."
-"Ma santé mentale ne craint plus rien je pense. "
-"Peut-être mais ta santé, elle, se retrouve en danger à chaque fois que je suis proche de toi. "
-"Tu penses à Jacob quand tu dis ca?"
-"Non à moi Bella. "
- « Edward je sais ce que tu es. »
POV d'Edward
J'avais repéré une fenêtre au premier étage facile d'accès grâce à un gros arbre. Espérant que ça soit celle de sa chambre.
Elle grinça légèrement mais s’ouvrit à ma première tentative. La pièce était sombre seulement éclairée par les astres.
L'odeur, la déco ça ne pouvait qu'être la sienne. Mais elle n'était pas là.
Je me concentrai sur les bruits.
La télévision était sur une chaine de sport. Une voix d'homme commentait chaque passe. Son père sans doute.
Puis j'entendis l'eau. L'eau ruisselait sur un corps… son corps. Comme si par chaque goutte qui touchait sa peau un flash apparaissait devant moi tel des ultra-sons.
Puis un souffle erratique. Un souffle retenu, anormal. Des gémissements. Et parfois même mon prenom. Elle se faisait du bien dans la petite pièce attenante à la mienne. Elle se donnait du plaisir en pensant à moi. Mon sexe vibrait à ce son. À cet appel. Mais je devais reste là. Je devais rester sage. Prendre mon mal en patience. Pourvu qu'elle fasse vite car j'ai une toute petite patience. Très petite. Surtout avec un mur si léger entre nous.
Un dernier cri avant un silence . L'eau se coupa. Puis ses pas d'abord sur du carrelage puis sur du plancher. Elle allait rentrer dans sa chambre.
Que ferait elle en me voyant ? Hurler? Appeler son père?
Mais elle ne fit rien de tout ça. Dans un premier temps, elle ne me vit pas. Elle avait refermé sa porte. S'appuyant dessus. Elle n'avait qu'une serviette autour d'elle qui ne cachait pas grand chose et pourtant c'était beaucoup trop.
Je décidai de m’annoncer.
- « Salut Bella ! Bonne douche ? »
Bon j'avoue que j'aurai pu trouver peut-être mieux vu ses rougeurs et son côté statufié.
Mais quoi dire? quoi faire? L’entourer de mes bras et lui souffler à l'oreille " Bella j'ai envie de toi "
Trop risqué, surtout que je voulais lui parler avant tout. Même si j’en mourrai d’envie.
Je repris pour lui laisser le temps de réagir.
-"Je m’excuse de faire intrusion chez toi mais il fallait que je te parle."
Ça ne changea rien.
-"Bella dit quelque chose. Cri. Ou fout moi dehors. "
-"Non reste." Me répondit-elle avec urgence. Voulait-elle autant que moi que je sois près d’elle ?
-"Veux-tu que je te laisse au moins te rhabiller?" pour ton bien dit oui.
-"Tu m’as déjà vu nue. "
Elle n’avait pas faux mais je savais comment ça c’était fini les deux fois.
Je ne la quittai pas des yeux pendant qu’elle s’exécutait. Elle fit tomber sa serviette. Laissant apparaitre ses courbes. Ses fesses.
Ne bouge pas !
-"Tu aimes ce que tu voix?"
-"Trop" et c’était vrai.
-"Trop?" elle paru inquiète ? Ou …perplexe ?
-"Oui beaucoup trop pour ma santé mentale et la tienne."
-"Ma santé mentale ne craint plus rien je pense. "
-"Peut-être mais ta santé, elle, se retrouve en danger à chaque fois que je suis proche de toi. "
Et c’était l’horrible vérité.
-"Tu penses à Jacob quand tu dis ca?"
-"Non à moi Bella. "
Ce n’est pas ce clébard qui me faisait peur et il fallait qu’elle me comprenne. Et pourtant je ne pensais pas qu’elle le ferait si vite.
- « Edward je sais ce que tu es."
Cette fois ci c’est moi qui restai sans voix. Comment pouvait-elle savoir ? lui avait-il dit ?
- « En faites, je crois que je l'ai toujours su. » repris t’elle.
- « De quoi parles-tu ? »
- « Je suis amie avec les black depuis assez longtemps pour avoir entendu toutes leurs légendes. J’avais toujours pris ça comme des histoires pour faire peur aux enfants mais l’une d’elle me semble réelle. L’une d’elle parlait d’être au sang glacé. »
- « Et tu as pensé à moi ? »
- « Au début non. Même si ton corps est froid et aussi dur que le marbre. » Elle s’était rapproché de moi lentement. Faisant glisser sa main sur mon bras.
- « Mais voir la réaction de Jack devant toi… quand je suis partie ce matin c’était pour te protéger, je ne voulais pas qu’il te fasse du mal. »
- « Je ne crains rien. »
- « Peut être mais si tu es bien ce que je pense et vu que tu ne le nies pas. »
- « Voudrais tu que je le fasse ? »
- « Non. Mais si toi tu es un… vampire… » On aura cru qu’elle le disait pour tester ce mot. « Alors Jacob, enfin les Quileutes doivent être … des loups ? »
- « Je n’ai pas à te le dire Bella. »
- « Pourquoi ? Si tu ne le nies pas pourquoi ne me l’avouerais-tu pas ? »
- « Mes lois. Le pacte. Mon monde. Pourquoi es-tu si perspicace ? Tant que tu ne savais rien, tu ne risquais rien. »
- « Mais ça ne me gène pas, je suis prête à vivre la nuit si c'est pour être avec toi. »
- « Bella je ne veux pas que tu me donnes tes nuits. »
- « Mais? »
- « Chut ! Bella le soleil ne nous fait rien. Mais je ne veux pas que tu me donnes ta vie.»
- « Tu dis ça pour mon sang ? »
- « Non. Bien sûr que non. Tu es l’être le plus doux et merveilleux que j’ai rencontré. Ça fait un an que je me bats avec moi-même pour t’oublier. Mais rien n’y a fait. Et quand je crois que je pourrai t’avoir, tu fais tout échouer. »
- « Pourquoi ? Ne vaut-il mieux pas que je sache ? »
- « Oui. Non. Je ne sais pas. Mais tu acceptes si facilement ce que je suis. C’est presque … oh mon dieu… c’est comme si tu me pardonnais pour un futur geste trop violent. Une soif trop grande. » Je l’avais serré dans mes bras. Humant l’odeur de ses cheveux. Éloignant ces images horribles qui me venaient par cette révélation.
- « Et alors est-ce mal ? Certains hommes ont bien des soumises. Pourquoi pas toi ? »
- « Je ne veux pas que tu te soumettes à moi. Je veux être ton égal. »
- « Alors tant que je ne savais pas tu voulais bien être avec moi mais maintenant c’est fini. » dit-elle en se reculant de moi.
- « Bella comprend moi. »
- « Non. C’est trop facile. Tant que je suis idiote et aveugle c’est bon. Mais comme je ne le suis pas je vais te perdre. C’est ça ? »
- « Je sais pas. Je ne pensai pas avoir ce genre de conversation ce soir. »
- « Et à quoi pensais-tu ? »
- « Te demander si cette brute ne t’avais pas blessé. Savoir si on pouvait ce revoir ? Mais jamais te faire mienne. »
- « Je ne suis pas assez bien pour ça. Je suis juste bonne pour un apartheid. »
- « Non mais je voulais paraitre normal à côté de toi. Tant que tu ne savais pas j’aurai dus me cacher. »
- « Pourtant dès le début tu t’es exposé. Ta vitesse. Ta soif de mon sang. .. »
- « Oui sans doute je n’ai pas fait preuve d’assez de prudence. »
- « Et maintenant c’est moi qui va le payer ? »
- « Non c’est nous. »
mardi 13 avril 2010
Une nuit qui change tout Chap 6
POV Bella
Ce matin, je me levai reposée et de bonne humeur. Je repassai quelques brides de la soirée d'hier soir dans ma tête. Le sourire aux lèvres, je sortis du lit, impatiente d'être à ce soir. Mais d'abord, je devais affronter cette première consultation avec le docteur Cullen. Je me demandais comment cela allait se passer, si le courant passerait entre nous. J'avais confiance en mon précédant psychiatre, ce qui m'avait aidée à avancer quelques peu. Même si je n'avais pas de souvenirs, je pouvais parler librement avec lui de ce que je ressentais. J'espérais qu'il en serait de même avec le docteur Cullen.
Il était neuf heures quand je me dirigeais vers la cuisine afin de déjeuner. Mon rendez vous n'était pas avant quatorze heures, ce qui me laissait le temps de me préparer et de ranger un peu l'appartement. Je bus mon bol de café et mangeai rapidement mes tartines, puis filai à la salle de bain prendre une douche rapide. Après la douche, je me rendis dans ma chambre et passai un jean et tee-shirt confortable puis me mis au ménage de l'appartement. Si Edward devait rentrer, il valait mieux que l'appart soit nickel.
Une fois mon labeur terminé, j'examinai l'appartement. Tout était propre. Je jetai un œil à la pendule et m'aperçus qu'il était déjà midi. Je me fis rapidement à déjeuner, mangeai sur le pouce, mis le tout au lave-vaisselle et retournai dans ma chambre pour troquer mon tee-shirt contre un chemisier, passai à la salle de bain me maquiller légèrement, pris mon sac, mes clés et partis.
J'arrivai au cabinet du docteur Cullen dix minutes avant le début du rendez vous. La secrétaire m'accueillit avec un sourire et m'offrit de patienter en salle d'attente. J'étais un peu nerveuse. J'espérais que tout se passerait bien et qu'il me mettrait en confiance. Le docteur Gerandy ne m'en avait dit que du bien, mais le feeling entre un patient et un médecin ne se commande pas, même si le médecin lui-même est excellent.
Vingt minutes plus tard, je vis la porte de la salle d'attente s'ouvrir. (N/Yoro: Bein oui, un médecin n'est jamais réputé pour être à l'heure XD) Un homme d'une quarantaine d'années, aux cheveux blonds et au sourire bienveillant s'approcha de moi et me tendit la main.
"Bonjour, vous devez être Isabella."
Je respirai un bon coup et serrai la main qu'il me tendait.
"Oui docteur, mais je vous en prie, appelez moi Bella."
"Très bien Bella, si vous voulez bien me suivre." Dit-il sans se départir de son sourire.
Cet homme avait beaucoup de charisme. Je me sentais à l'aise en sa présence, ce qui me donna espoir pour la suite.
Nous entrâmes dans un bureau décoré avec beaucoup de goût. Un grand bureau trônait dans le fond de la pièce. Sur la gauche, quand on entrait, se trouvait un canapé noir et deux fauteuils. Le docteur Cullen se dirigea vers l'un des deux fauteuils et me fit signe de la main de m'installer dans le second, qui faisait face au sien.
"Je vous en prie Bella, installez-vous."
Je m'assis et attendis qu'il prenne la parole, ce qu'il fit assez rapidement.
"Très bien Bella. J'ai lu votre dossier, mais je pense qu'il est mieux que vous me racontiez vous-même votre histoire, cela me permettra de connaitre votre ressenti."
Je pris une grande inspiration et me lançai.
"Par où dois-je commencer?"
"Si nous commencions par le début? Parlez-moi de la ville où vous êtes née, votre enfance. Prenez votre temps, racontez les choses à votre rythme." Dit-il avec un petit sourire.
"Bien. Je suis née à Forks, dans l'état de Washington. Je n'ai pas connu ma mère, elle a quitté mon père alors que je n'avais que quelques mois, laissant mon père seul, avec un bébé à élever."
Je fis une pause, essayant de rassembler mes idées. Le docteur Cullen ne me poussa pas, et attendit patiemment que je poursuive.
"Mon père ne s'est jamais remarié. Néanmoins, la présence de ma tante, Marie, m'a permis de combler l'absence de ma mère. J'ai toujours été proche de mon père. Nous faisions beaucoup de sorties tous les deux, je l'accompagnais souvent à la pèche, il m'emmenait souvent à la plage de la réserve indienne près de chez nous. Même s'il me manquait ma mère, j'ai eu une enfance heureuse. Je n'ai jamais su ce qu'elle était devenue, elle n'a jamais cherché à prendre contact avec moi. Mais ne l'ayant jamais connue, ça ne m'a jamais spécialement touchée.
Mon adolescence s'est passée tranquillement, jusqu'à mes seize ans. Ma tante nous avait appris cette année là qu'elle souffrait d'un cancer avancé de la peau. Il avait été diagnostiqué trop tard, et elle avait des métastases un peu partout dans le corps. Elle était condamnée. Elle nous a quittés trois mois plus tard. J'ai beaucoup souffert de sa mort, elle était ma mère de cœur, celle à qui je racontais mes petits béguins d'ado, qui m'a expliqué ce qui m'arrivait le jour où j'ai eu mes premières règles. Elle a vraiment joué le rôle de mère pour moi. Mon père a eu également beaucoup de mal à se remettre de la mort de sa sœur. Ce deuil nous a encore plus rapprochés.
Quand j'ai eu fini le lycée, j'ai eu envie de réaliser mon rêve, devenir peintre. Ma tante m'avait appris à peindre, nous partagions cette passion depuis mon enfance, et je voulais continuer pour elle. L'école des beaux-arts de Chicago était très réputée et je rêvais d'y entrer. Conscient de ma passion et en souvenir de Marie, Charlie m'a soutenue pour que j'aille à Chicago, même si la distance lui faisait un peu mal. Ça m'embêtait un peu également de laisser mon père, mais il insistait tellement que j'ai fini par me lancer. Je suis donc partie à Chicago et j'ai commencé les beaux-arts. Mes derniers souvenirs remontent à un an après mon arrivée à Chicago. A l'époque, je me trouvais encore aux beaux-arts, je ne pense pas que j'y étais encore inscrite. Lorsque je me suis réveillée suite à un accident de voiture, d'après ce que m'ont dit les médecins, je ne me trouvais pas à Chicago, mais à Forks.
À mon réveil, j'étais complètement perturbée. Je ne comprenais pas ce que je faisais à l'hôpital de Forks, alors que je me souvenais m'être couchée la veille dans mon lit à Chicago. Les médecins ont dû me mettre sous sédatifs pour me calmer. Ensuite, le docteur Gerandy était passé me voir. Nous avons discuté, il m'avait demandé jusqu'où remontaient mes souvenirs. Avec l'aide de Charlie, mon père, nous avons pu déterminer la période de mon amnésie à deux ans. J'ai appris que j'étais revenue à Forks pour aider Charlie, qui souffrait du même cancer que ma tante. J'ai été dévastée quand j'ai appris ça. Je ne comprenais pas pourquoi on s'acharnait à me retirer tous les gens que j'aimais. Surtout de la même manière. Après ma convalescence, l'état de mon père s'est dégradé. Je hurlais de l'intérieur, j'avais l'impression de revivre le cauchemar que j'avais vécu avec Marie. Pour l'avoir déjà vu une fois, je savais que c'était la fin. Je prenais sur moi devant Charlie, mais à chaque fois que je me retrouvais seule, je craquais. Je n'arrivais plus à le voir mourir à petit feu. Charlie nous a quittés deux mois plus tard. Je ne pouvais plus rester à Forks, j'y avais trop de souvenirs douloureux. Je suis restée le temps de régler les obsèques de mon père, et je suis partie. J'ai opté pour Chicago, espérant retrouver mes souvenirs."
Le docteur Cullen, qui ne m'avait pas interrompu jusqu'ici, reprit la parole.
"Cela fait deux semaines que vous êtes ici, si j'ai bien lu. Avez-vous déjà eu quelques brides de souvenir? Des impressions de déjà-vu, quelque chose de particulier?"
"Eh bien, j'ai rencontré quelqu'un qui m'a connu pendant la période dont je ne me souviens pas. J'étais en train de travailler, et un client m'a appelé Bella. Cela m'interpelée, et je lui ai demandé s'il me connaissait. La peine que j'ai lue dans ses yeux à ce moment là m'a fait mal, mais j'ignore pourquoi. Je lui ai parlé de mon amnésie, et j'ai pu voir une once de soulagement dans son regard. Après mon service, on s'est retrouvés et il m'a emmené dans un bar pour discuter. J'avais une impression de déjà-vu, mais je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus, comme si j'étais déjà venue dans une vie antérieure, sans jamais y être allée. Je ne sais pas bien expliquer. Cela m'a un peu angoissée sur le moment. Et il y a cette attraction que je ressens pour cet homme, comme si un lien nous unissait, mais que je n'arrive pas à définir. "
"Il y a de fortes chances que vous soyez déjà venue dans ce bar, mais il ne faut pas vous forcer Bella, cela vous angoisserait inutilement. Prenez les choses naturellement, si vous vous forcez de trop, cela va vous bloquer, et vous n'arriverez pas à retrouver vos souvenirs. Quand à cet homme, laissez les choses se faire. Ne le pressez pas de questions, un trop plein d'informations ne serait pas bon pour vous. Dîtes-lui aussi de ne pas trop vous en dire, d'agir naturellement sans trop vous parler du passé. Le fait d'avoir trop d'informations sur votre relation passée pourrait fausser les choses entre vous. Si vous aviez une relation amoureuse et qu'il vous le disait, sans que vous ne vous en souveniez, pourrait vous faire sentir obligée de reprendre une relation avec lui, et ce ne serait pas bon, ni pour vous, ni pour cet homme, car vous douteriez tous les deux du bien fondé d'une telle relation. Continuez à le voir, mais agissez naturellement, apprenez à le connaitre, et vos affinités détermineront de la suite à donner à votre relation."
Il regarda l'horloge au dessus de nous. Il était déjà quinze heures quinze. Cela faisait déjà une heure que je discutais avec lui. Je n'avais pas vu le temps passer.
"Je pense que ça sera tout pour aujourd'hui. Que diriez vous de reprendre rendez vous dans une semaine, à la même heure?"
"Ça sera parfait. Merci pour tout docteur Cullen."
"De rien, dit-il en notant le rendez-vous sur son agenda. S'il y a le moindre problème, n'hésitez pas à me contacter pour avancer le rendez vous."
"Je n'y manquerai pas. À la semaine prochaine."
" À la semaine prochaine Bella" Dit-il en me tendant la main, que je serrai sans hésitation avant de sortir du cabinet.
Une fois dehors, je pris une grande bouffée d'air frais. Le rendez-vous s'était bien passé. Le docteur Cullen avait su me mettre en confiance et j'avais espoir de m'en sortir. Je rentrai chez moi vers seize heures. Je décidai d'aller me préparer pour mon rendez-vous avec Edward. Je pris une douche chaude, qui détendit tous mes muscles, puis allai dans ma chambre et choisis ma tenue. J'optai pour un leggins blanc et une tunique bleue turquoise, ainsi qu'une ceinture d'un bleu turquoise plus soutenu.
Je retournai dans la salle de bain et me maquillai d'un léger trait d'eyeliner turquoise. Je lissai mes cheveux, puis regardai le résultat dans le miroir. Parfait. Je jetai un œil à ma montre. Dix neuf heures. Plus qu'une demi-heure avant qu'il n'arrive. Je me dirigeai vers le salon et m'installai dans le canapé et commençai à zapper, sans vraiment prêter attention à ce qui se déroulait sur le petit écran. Je réfléchis aux paroles du docteur Cullen concernant Edward. "Laisser les choses se dérouler naturellement", "Ne pas poser trop de questions." Même si j'avais une envie folle d'en savoir plus, je savais bien que ce n'était pas la meilleure chose à faire, je pris donc la décision de prendre sur moi pour ne pas trop en demander.
Je fus interrompue dans mes réflexions par le bruit de l'interphone. Je regardai l'heure. Dix-neuf heures trente. Il était ponctuel. Je me dirigeai vers l'interphone et pris le combiné.
"Allo?"
"Bonsoir Bella, c'est Edward."
"Bonsoir Edward, monte! C'est au deuxième étage, première porte à gauche en sortant de l'ascenseur." Dis-je en appuyant sur le bouton afin d'ouvrir la porte de l'immeuble.
Deux minutes plus tard, la sonnette retentit. Je me précipitai à la porte, pour me retrouver en face de mon Adonis.
POV d'Edward
La laisser rentrer seule alors qu'elle me proposait le contraire hier soir fut très dur. Surtout après notre soirée. Mais je n'aurais pas su me retenir de la toucher, de l'embrasser. Alors comme un gentleman, j'étais rentré à mon appartement.
J’avais adoré parler de choses futiles. En connaitre plus sur elle. Ses goûts. Ce qu’elle préfère. Ce qu’elle déteste. Voir ses mimiques devant mes réponses.
Son rire quand je lui avais raconté des choses inavouables. Comme ma plus grosse bêtise.
C’est vrai que mettre une grenouille dans le sac de ma maitresse de primaire avait été une grande aventure. Surtout quand toutes les filles de ma classe avaient sauté sur leur table en hurlant. Et que le fils à papa s’était réfugié dans les bras de Mlle Stewart.
Sa plus grosse bêtise lui avait valu une jambe dans le plâtre. Elle avait voulu défier un garçon de sa classe en grimpant sur une corniche. Mais avec sa malchance légendaire, elle en était tombée.
Et ce matin, alors que j’avais rêvé d'elle toute la nuit, il ne me restait que mon oreiller dans les bras.
Combien de temps mettrons-nous à nous retrouver ?
Je balançai mon compagnon de cette nuit contre le mur d’en face pestant et maudissant ce chauffard.
Une douche et un café plus tard, je me retrouvais dans ma voiture. La journée allait être longue. Surtout si je ne pensais qu’à elle. Mais comment faire autrement ? Tout me la rappelait. Et ce fut pire en m'arrêtant au feu.
La Bella Italia…
Même les restaurants s’y mettaient. Je n’avais jamais fait attention à cette enseigne. Étais-ce un nouveau restaurant ?
C’était peut-être un signe. Elle m’avait dit aimer les raviolis aux champignons.
TUTTTTTTTTTTT TUTTTTTTTTTTTTTTTT
Un klaxon me fit sortir de mes pensées. J’appellerais à ma pause. Je redémarrai avec une lenteur exagérée.
Vengeance Made in Cullen.
Et encore ce n’était rien comparé à celles de ma sœur.
Les deux premières heures de cours passèrent assez vite. Mon élève était appliqué et assez doué. Ce qui me permit de consulter l'annuaire. Je trouvai très vite le restaurant en question. Leur publicité me faisait penser au dessin animé de Ratatouille. Un chef bedonnant était l’emblème de leur enseigne.
Aussitôt la sonnerie des fins de cours avait retenti que je dégainai mon portable. Même si je mourrais d’envie d’envoyer un texto à Bella, je ne le fis pas. Je composai à la place le numéro de La Bella Italia.
- « La Bella Italia Bonjour ! »
- « Bonjour, je voudrais un renseignement sur votre carte. »
- « Oui ? Je vous écoute. »
- « Avez-vous des raviolis aux champignons ? »
- « Les meilleurs de Chicago Monsieur. »
- « Parfait. Dans ce cas puis-je réserver une table pour ce soir? »
- « Certainement. Combien de couverts ? »
- « Deux. Un coin tranquille de préférence. »
- « J’ai ce qu’il vous faut. À quelle heure ?»
- « 20 heure »
- « 2 couverts à 20 heures à quel nom ? »
- « Masen » je me servais du nom de jeune fille de ma mère pour signer mes compositions.
- « C’est noté. À ce soir. »
Je raccrochai, heureux. J’avais trouvé une surprise parfaite. Pour la femme parfaite.
Le reste de la journée fut tranquille.
Je filai à mon appartement prendre une douche et m’habiller classe. Alice m’avait acheté un pantalon en toile à pinces crème que je n’avais pas encore trouvé à mettre, c’était l’occasion. J’enfilai une chemise blanche, laissant les premiers boutons ouverts.
Je voulais faire une course avant d’aller chez elle.
Une idée m’était venue pendant mon repas. Si ce qu’on nous servait à la cafeteria de l’université peut-être appelé comme ça.
Je m’arrêtai au magasin de loisirs créatifs le plus proche. J’y trouvai rapidement ce que je cherchais. Je fonçai ensuite chez le fleuriste où ma mère commandait ses compositions florales.
- « Mr Cullen, quel plaisir de vous voir. Vous venez chercher les centres de table pour votre mère ? »
- « Non, j'aurais voulu vous demander de faire quelque chose pour moi. »
- « Bien sûr. »
- « Voilà j’ai eu une idée de bouquet. Voici le croquis. J’ai été acheter ceci avant de venir. C’est pour une amie artiste. »
- « C’est une excellente idée. Je vous fais ça de suite. »
- « Merci. »
Elle attrapa des roses rouges et blanches, des grandes feuilles de palme, des fougères, du myosotis blanc, prit mes pinceaux et partit derrière le comptoir.
S’inspirant de mon dessin en le rendant mille fois plus beau, elle forma le bouquet. Elle enfila du fil de fer au bout de chaque pinceau et l’enveloppa dans du papier de soie blanc et du papier Cristal.
- « Voulez-vous y rajouter une petite carte ? »
- « Oui. »
- « Regardez là dedans si vous trouvez votre bonheur. »
Elle me montra un panier où une multitude de petites cartes y étaient rangées. Mon regard s’arrêta sur une avec des notes de musique. Le texte était simple.
Pour toi…
Je retournai la carte pour y écrire quelques mots.
En espérant qu’il t’inspire…
E.
Elle prit le bouquet en photo et me le tendis. Il était magnifique.
19H20
Le timing parfait.
Je grimpai dans ma voiture, elle habitait deux rues plus loin.
J’étais de retour où je l’avais laissée, il n’y a même pas 21 heures, et pourtant ça me semblait une éternité.
Je trouvai rapidement sa sonnette.
- "Allo?" douce voix
- "Bonsoir Bella, c'est Edward."
- "Bonsoir Edward, monte! C'est au deuxième étage, première porte à gauche en sortant de l'ascenseur."
Le Clac de la porte me donna le signal pour aller la rejoindre.
Je montai les escaliers quatre à quatre. N’étant pas assez patient devant cet ascenseur qui n’arrivait pas.
Je soufflai une dernière fois avant de sonner à sa porte. Elle m’ouvrit. Elle était resplendissante.
Aucun mot ne sortie de sa bouche.
- « J’ai pensé que ceci te plairait. »
Je lui tendis le bouquet. Elle le regarda avec un léger sourire.
- « Merci. » dit-elle en me déposant un baiser sur la joue.
Je lui rendis avec douceur. J’essayais de faire passer par mes gestes tout ce que je ressentais pour elle.
Nous restâmes un instant sur place avant qu’elle recule.
- « Je mets les fleurs dans un vase et j’arrive tout de suite. Qu’as-tu prévu au programme ? » La suite de sa phrase criait de son appartement.
- « Surprise. »
- « Je n’aime pas particulièrement les surprises. »
- « Je suis sûr que celle-ci tu vas l’adorer. »
- « Ok dans ce cas je me dépêche. »
Elle fit très vite l’aller retour. Nous redescendîmes ensemble, nos bras se frôlant par moment. J’appréciais ce semblant de contact. Cette nouvelle approche.
Je lui ouvris la portière.
En route pour La Bella Italia.
Chapitre Suivant
dimanche 11 avril 2010
Garde Malade Chapitre 46
Chapitre 46 : Notre futur ?
POV de Bella
Comment d'écrire ce que je ressentais?
Joie. Fierté. Stress. Peur. Angoisse. Bonheur. Ou tout simplement un peu de tout ça en même temps.
Devenir mère. Devenir mère à mon âge. Répéter le même schéma que mes parents.
Avant mon accident, j'aspirai aux grandes écoles d'art. Avant l'arrivée d'Edward, je voyais ma vie au fond d'un lit. Et maintenant, je suis redressée sur mes coudes fixant l'écran les larmes aux yeux. Ce petit être. Cette petite tache était en moi. Ce miracle faisait de moi une femme heureuse.
-"Ça va aller mon amour?"
Je secouai la tète entre le oui et le non. Je sentis ces doigts essuyer les larmes sur mon visage.
-« Regrettes-tu ? »
-"Non! Je suis heureuse. J'ai l'impression de rêver. "
-"Tu es toute ma réalité. "
Il m’embrassa avec douceur renforçant l’impact de ses mots.
-« Grandit-il normalement. Enfin je veux dire..."
-"Pour l'instant, il est un peu plus grand que ce que je pensai mais par rapport à la première échographie sa taille n'a pas changé. "Me répondit Carlisle.
J'en fus soulagée. Dans les films fantastiques, on voyait la femme accoucher à peine un mois après qu'elle tombe enceinte, je faisais partie de ce monde mais je voulais apprécier cette grossesse qui sera ma seule expérience de maternité. Je n'avais pas à me plaindre. Je ne pensais pas la vivre.
POV d'Edward
Elle s'était réveillée. Les changements quelle avait subi était minime. Elle avait perdu presque deux degrés de température corporel mais c'était insignifiant comparé à moi même si je m’en étais inquiété pour notre enfant. Son cœur avait ralenti. Le chant de ses battements si précieux. Celui que j'aimais tant était devenu plus lent. Mais avec une résonnance. Un autre rythme se mélangeait au sien. Plus rapide. Plus fragile et en même temps plus fort. Celui du cœur de notre bébé. Comment j'avais fait pour ne pas m'en rendre compte ?
Elle versa des larmes. J'avais toujours cette peur en moi. Qu'elle regrette pour nous deux. Mais encore une fois, j'ai eu tord. C'était seulement de la joie. Du bonheur à l'état pur.
--------
Son père arriva dès qu'on l'averti de son réveil.
Personne ne lui avait parlé pour sa grossesse.
Même si je ne craignais pas les balles ce n'est pas pour ça que je me jetterai devant un pistolet chargé.
Mais c'était décidé. J'irai le voir à son bureau. Au moins là-bas, il ne pourrait pas vider son chargeur sur moi.
Je ramenai Bella dans ma chambre. Prétextant au moins 48 heures de surveillance. Excuse créditée par mon père.
Je la surveillerai même de près, de très près.
Mais Alice, Rose et ma mère voulaient un moment entre filles. Elles avaient des journées shopping à prévoir. Au grand damne de ma Bella.
-"Allez Edward oust dehors. Nous avons à parler sérieusement avec Bella. "
-"Vous pouvez très bien le faire devant lui. "
-"Certainement pas, ma chère. "
-"Très bien Alice, tu as gagnée, je vous laisse. "
-"Non ne me laisse pas avec elles. "
La voir me supplier de sa douce voix me fit rire. Elle me quémanda un dernier baiser que je lui concédai sans plus de chichi. J'en avais envi autant qu'elle.
-"Allez ! Les amoureux, on se décolle. "
Elle grogna. À moins que ça soit ma propre plainte qui se répercutait contre elle.
Je quittai alors ma chambre. Rejoignant mon père et mes frères au salon.
-"Alors frangin. Elles t’ont congédié?"
-"Et ouais. "
Le pire c'est que ça venait juste de commencer. Qu'est ce que ça serai une fois le bébé venu au monde ?
-« Veux-tu faire une partie de wii avec nous ?"
-"Ok mais juste une, après j'ai une chose importante à faire. "
-"Super"
Emmett était aux anges, la wii était la seule chance de me battre à un jeu. Il avait tout essayé : les échecs, les cartes, et divers jeux de société. Il m’accusait de tricher mais mon don de télépathie était comme l'un de mes sens. Ne pas m’en servir serai comme fermer mes yeux quand je regarde Bella. Ou ne plus sentir la peau de Bella sous mes doigts quand je la caresse.
-"Pense à autre chose veux-tu. "
C'était comme Jazz sans son empathie et Alice sans ses visions.
-"Pardon Jasper. "
Je m’emparai d'une manette.
-"Attention Sonic nous voilà. "Hurla Emmett comme un enfant partant en expédition.
POV de Bella
J'étais entrain de bénir Edward et son idée pour que je reste davantage avec lui. Je ne devais pas me lever. Ordre de mon médecin préféré. Il ne voulait prendre aucun risque pour le bébé même si une fausse couche avait été écartée, il tenait à rester prudent. Mais ce ne fut pas l’excuse qu’il avait choisi pour justifier mon repos à la villa à Charlie.
Quand les femmes Cullen le fit sortir de la chambre.
Elles s'assirent autour de moi. Me fixant. Mais restant muettes même Alice qui ne me rassura pas du tout.
-"Stop! Si vous avez quelque chose à dire faites-le. Si vous voulez me sermonner pour ma conduite imprudente allez-y. Ou plutôt mes conduites imprudentes. "
-" C'est vrai que sortir de ta tanière n'était pas du tout mais alors pas du tout une chose à faire. Mais nous avons compris pourquoi tu l'as fait. Pour ce qui est du préservatif. Ce n’était pas malin non plus mais on ne va pas s'en plaindre. Puisque tu vas faire de nous des tatas et mamie gâteaux. "
-"Plutôt bien conservée la mamie. " Répondis-je à mon lutin préféré pour d'étendre l'atmosphère.
-" J'ai l'âge d'être grand-mère et arrière grand-mère tu sais. "
Ce qui me fit réaliser une chose.
-"Moi aussi un jour, j'aurai plus l'aspect de sa sœur que de sa maman. "
-"Ce n'est pas les apparences qui compte ma puce mais ce que tu ressentiras pour ton enfant. Et lui pour toi. "
-« N’est-il pas possible de le garder petit?"
-"Les enfants nouveaux nés sont bannis de notre monde sous peine de mort aussi bien pour l’enfant que pour les responsables et son camps. Ils ont fait couler beaucoup de sang. Nous avons failli d'être révéler au monde à cause de cette erreur. "
-"Mon bébé n'est pas un monstre. Ni une erreur."
- « Nous n’avons jamais dit ça Bella. »précisa Rosalie. « Il sera surement le premier métissé entre un vampire et une humaine. »
J’aimais bien le mot métissé au lieu de mutant.
- « C’est pour ça que vous ne pouvais pas avoir d’enfant. À cause de cette loi ? »
- « Oui mais surtout je ne voudrais jamais faire subir cette douleur à un enfant. La transformation est une chose qui ne doit pas être pris à la légère. Ce n’est pas un remède, ni une chose facile. » Me répondit Esmée.
Ça me rappelait les mots d’Edward quand je lui avais reproché de ne pas m’avoir épargné.
- « Mais pour bébé Cullen ce sera différent. J’en suis sûre. Et parlant de ça, il va falloir lui aménager une chambre.»
- « Dit plutôt un dressing Alice. »
- « J’avoue! Mais il ne pourra pas rester tout nu et exceptionnel ou pas il ne naitra pas habillé non plus. »
Sa réplique nous fit tous rires. Ça faisait un bien fou. Elle nous tira la langue avant de ce joindre à nous.
- « En tout cas nous allons prévoir de longues journées shopping. » repris Alice
- « Et moi, je vais commencer les plans pour la chambre. » dit à sont tour Esmée.
- « Et toi Rose ? »
- « Moi je vais veiller que tu ne manques de rien. J’adore les vêtements de grossesse. »
- « Merci. »
- « C’est tout à fait normal. »
Normal….Aurai-je le droit à un futur normal avec mon enfant ?
En tout cas, il sera entouré d’amour. En parlant d’amour.
- « Les filles ce n’est pas que je m’ennuie avec vous mais je voudrais me reposer dans les bras de mon homme. »
- « Oui c’est ça te reposer. Tu vas nous faire croire que tu fais que dormir dans ses bras. À d’autre. » Ce moqua Rose
- « J’ai bien peur que tu te contentes de nous, ton Roméo est parti en croisade. »
- « Comment ça ? »
- « Je n’ai pas le droit de te le dire sinon il risque de m’arracher les yeux. En tout cas s’il peut encore le faire. »
- « Tu lui fais peur Alice. » la réprimanda sa mère.
- « Mais non ne t’inquiète pas. Il sera prudent. »
De quoi parlait-elle à la fin ? Comment voulait-elle que je dorme après ça ?
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POV de Bella
Comment d'écrire ce que je ressentais?
Joie. Fierté. Stress. Peur. Angoisse. Bonheur. Ou tout simplement un peu de tout ça en même temps.
Devenir mère. Devenir mère à mon âge. Répéter le même schéma que mes parents.
Avant mon accident, j'aspirai aux grandes écoles d'art. Avant l'arrivée d'Edward, je voyais ma vie au fond d'un lit. Et maintenant, je suis redressée sur mes coudes fixant l'écran les larmes aux yeux. Ce petit être. Cette petite tache était en moi. Ce miracle faisait de moi une femme heureuse.
-"Ça va aller mon amour?"
Je secouai la tète entre le oui et le non. Je sentis ces doigts essuyer les larmes sur mon visage.
-« Regrettes-tu ? »
-"Non! Je suis heureuse. J'ai l'impression de rêver. "
-"Tu es toute ma réalité. "
Il m’embrassa avec douceur renforçant l’impact de ses mots.
-« Grandit-il normalement. Enfin je veux dire..."
-"Pour l'instant, il est un peu plus grand que ce que je pensai mais par rapport à la première échographie sa taille n'a pas changé. "Me répondit Carlisle.
J'en fus soulagée. Dans les films fantastiques, on voyait la femme accoucher à peine un mois après qu'elle tombe enceinte, je faisais partie de ce monde mais je voulais apprécier cette grossesse qui sera ma seule expérience de maternité. Je n'avais pas à me plaindre. Je ne pensais pas la vivre.
POV d'Edward
Elle s'était réveillée. Les changements quelle avait subi était minime. Elle avait perdu presque deux degrés de température corporel mais c'était insignifiant comparé à moi même si je m’en étais inquiété pour notre enfant. Son cœur avait ralenti. Le chant de ses battements si précieux. Celui que j'aimais tant était devenu plus lent. Mais avec une résonnance. Un autre rythme se mélangeait au sien. Plus rapide. Plus fragile et en même temps plus fort. Celui du cœur de notre bébé. Comment j'avais fait pour ne pas m'en rendre compte ?
Elle versa des larmes. J'avais toujours cette peur en moi. Qu'elle regrette pour nous deux. Mais encore une fois, j'ai eu tord. C'était seulement de la joie. Du bonheur à l'état pur.
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Son père arriva dès qu'on l'averti de son réveil.
Personne ne lui avait parlé pour sa grossesse.
Même si je ne craignais pas les balles ce n'est pas pour ça que je me jetterai devant un pistolet chargé.
Mais c'était décidé. J'irai le voir à son bureau. Au moins là-bas, il ne pourrait pas vider son chargeur sur moi.
Je ramenai Bella dans ma chambre. Prétextant au moins 48 heures de surveillance. Excuse créditée par mon père.
Je la surveillerai même de près, de très près.
Mais Alice, Rose et ma mère voulaient un moment entre filles. Elles avaient des journées shopping à prévoir. Au grand damne de ma Bella.
-"Allez Edward oust dehors. Nous avons à parler sérieusement avec Bella. "
-"Vous pouvez très bien le faire devant lui. "
-"Certainement pas, ma chère. "
-"Très bien Alice, tu as gagnée, je vous laisse. "
-"Non ne me laisse pas avec elles. "
La voir me supplier de sa douce voix me fit rire. Elle me quémanda un dernier baiser que je lui concédai sans plus de chichi. J'en avais envi autant qu'elle.
-"Allez ! Les amoureux, on se décolle. "
Elle grogna. À moins que ça soit ma propre plainte qui se répercutait contre elle.
Je quittai alors ma chambre. Rejoignant mon père et mes frères au salon.
-"Alors frangin. Elles t’ont congédié?"
-"Et ouais. "
Le pire c'est que ça venait juste de commencer. Qu'est ce que ça serai une fois le bébé venu au monde ?
-« Veux-tu faire une partie de wii avec nous ?"
-"Ok mais juste une, après j'ai une chose importante à faire. "
-"Super"
Emmett était aux anges, la wii était la seule chance de me battre à un jeu. Il avait tout essayé : les échecs, les cartes, et divers jeux de société. Il m’accusait de tricher mais mon don de télépathie était comme l'un de mes sens. Ne pas m’en servir serai comme fermer mes yeux quand je regarde Bella. Ou ne plus sentir la peau de Bella sous mes doigts quand je la caresse.
-"Pense à autre chose veux-tu. "
C'était comme Jazz sans son empathie et Alice sans ses visions.
-"Pardon Jasper. "
Je m’emparai d'une manette.
-"Attention Sonic nous voilà. "Hurla Emmett comme un enfant partant en expédition.
POV de Bella
J'étais entrain de bénir Edward et son idée pour que je reste davantage avec lui. Je ne devais pas me lever. Ordre de mon médecin préféré. Il ne voulait prendre aucun risque pour le bébé même si une fausse couche avait été écartée, il tenait à rester prudent. Mais ce ne fut pas l’excuse qu’il avait choisi pour justifier mon repos à la villa à Charlie.
Quand les femmes Cullen le fit sortir de la chambre.
Elles s'assirent autour de moi. Me fixant. Mais restant muettes même Alice qui ne me rassura pas du tout.
-"Stop! Si vous avez quelque chose à dire faites-le. Si vous voulez me sermonner pour ma conduite imprudente allez-y. Ou plutôt mes conduites imprudentes. "
-" C'est vrai que sortir de ta tanière n'était pas du tout mais alors pas du tout une chose à faire. Mais nous avons compris pourquoi tu l'as fait. Pour ce qui est du préservatif. Ce n’était pas malin non plus mais on ne va pas s'en plaindre. Puisque tu vas faire de nous des tatas et mamie gâteaux. "
-"Plutôt bien conservée la mamie. " Répondis-je à mon lutin préféré pour d'étendre l'atmosphère.
-" J'ai l'âge d'être grand-mère et arrière grand-mère tu sais. "
Ce qui me fit réaliser une chose.
-"Moi aussi un jour, j'aurai plus l'aspect de sa sœur que de sa maman. "
-"Ce n'est pas les apparences qui compte ma puce mais ce que tu ressentiras pour ton enfant. Et lui pour toi. "
-« N’est-il pas possible de le garder petit?"
-"Les enfants nouveaux nés sont bannis de notre monde sous peine de mort aussi bien pour l’enfant que pour les responsables et son camps. Ils ont fait couler beaucoup de sang. Nous avons failli d'être révéler au monde à cause de cette erreur. "
-"Mon bébé n'est pas un monstre. Ni une erreur."
- « Nous n’avons jamais dit ça Bella. »précisa Rosalie. « Il sera surement le premier métissé entre un vampire et une humaine. »
J’aimais bien le mot métissé au lieu de mutant.
- « C’est pour ça que vous ne pouvais pas avoir d’enfant. À cause de cette loi ? »
- « Oui mais surtout je ne voudrais jamais faire subir cette douleur à un enfant. La transformation est une chose qui ne doit pas être pris à la légère. Ce n’est pas un remède, ni une chose facile. » Me répondit Esmée.
Ça me rappelait les mots d’Edward quand je lui avais reproché de ne pas m’avoir épargné.
- « Mais pour bébé Cullen ce sera différent. J’en suis sûre. Et parlant de ça, il va falloir lui aménager une chambre.»
- « Dit plutôt un dressing Alice. »
- « J’avoue! Mais il ne pourra pas rester tout nu et exceptionnel ou pas il ne naitra pas habillé non plus. »
Sa réplique nous fit tous rires. Ça faisait un bien fou. Elle nous tira la langue avant de ce joindre à nous.
- « En tout cas nous allons prévoir de longues journées shopping. » repris Alice
- « Et moi, je vais commencer les plans pour la chambre. » dit à sont tour Esmée.
- « Et toi Rose ? »
- « Moi je vais veiller que tu ne manques de rien. J’adore les vêtements de grossesse. »
- « Merci. »
- « C’est tout à fait normal. »
Normal….Aurai-je le droit à un futur normal avec mon enfant ?
En tout cas, il sera entouré d’amour. En parlant d’amour.
- « Les filles ce n’est pas que je m’ennuie avec vous mais je voudrais me reposer dans les bras de mon homme. »
- « Oui c’est ça te reposer. Tu vas nous faire croire que tu fais que dormir dans ses bras. À d’autre. » Ce moqua Rose
- « J’ai bien peur que tu te contentes de nous, ton Roméo est parti en croisade. »
- « Comment ça ? »
- « Je n’ai pas le droit de te le dire sinon il risque de m’arracher les yeux. En tout cas s’il peut encore le faire. »
- « Tu lui fais peur Alice. » la réprimanda sa mère.
- « Mais non ne t’inquiète pas. Il sera prudent. »
De quoi parlait-elle à la fin ? Comment voulait-elle que je dorme après ça ?
Chapitre suivant
samedi 3 avril 2010
Aujourd'hui... Chapitre 8
Chapitre 8: quand tous nous sépare
POV de Bella
- « Bella, je sais que tu es là ! OUVRE! »
Je me levai rapidement m’entourant du drap. J'aurais reconnu cette voix entre mille. Il fallait que je sorte d'ici, que je le calme, je ne voulais pas qu'il s'en prenne à Edward.
-"Où vas-tu?"
-"Edward, il faut que je lui ouvre, tu ne sais pas de quoi il est capable. "
Sans attendre davantage, j'ouvris la porte.
-"Mais ça va pas la tête ?"
-"Bella viens avec moi, je te ramène. "
Ce n'était rien de plus qu'un ordre. Il tremblait de colère. M’agrippant le bras pour me ramener avec lui.
-"Lâche-la Black. "
Je devais intervenir.
-" Chut, je vais le suivre. Je ne veux pas qu'il te blesse. Edward, regarde-moi. "
J'avais posé mes mains sur ses joues, son regard fuyant au dessus de mon épaule. Il était plein de haine. Il faisait encore nuit mais je savais que le soleil n'allait pas tarder à se lever.
" Edward, merci pour cette nuit..... Je t’aime " soufflant si bas ces derniers mots, que je suis sûre qu'il ne les avait pas entendus.
Je le lâchai, il en fit de même, ce dont je ne m’étais pas rendu compte avant qu'il ne le fasse, rendant ce geste douloureux. Il avait posé ses mains sur mes hanches. Et le manque de lui agissait telle une amputation.
Je me retournai vers Jacob. Que je maudissais.
Le suivant jusqu’à ma voiture. Il m’ouvrit la porte côté passager. Se mettant au volant après.
Il démarra en trombe. Marmonnant dans sa barbe.
-"Comment as-tu pu Bella? Comment as-tu pu te donner à cette ....... homme?"
-"Ce que je fais ne te concerne en rien Jacob Black, tu as perdu ce droit il y a un an. "
-"J'étais venu chez toi te demander une seconde chance. Ton père m’a dit que tu étais sortie en ville entre fille. "
-"Tu as réveillé mon père?"
-"Oui, mais je voulais te voir. Alors j'ai essayé de te trouver. J'ai vu tes amies qui m’ont dit qu’elles ne t’avaient pas vu. "
-"Tu m’espionnes maintenant. "
-"Je crois que j'ai bien fait. "
-" NON !"
-" J'en suis pas aussi sûr que toi. Imagine ma tête quand j'ai vu ta voiture ici. J'ai remonté ta trace depuis chez toi. "
-"Je te hais Jacob, tu as tout gâché, je ne sais même pas pourquoi je t’ai suivi. "
La voiture était arrêtée maintenant. Nous étions arrivés, le soleil se levait. Mon père était déjà parti à la pêche. Je sortis de la voiture, claquant la portière.
-"Tu m’as ramené alors c'est bon va-t-en ! "
Je courus jusqu’à chez moi levant le drap au maximum, ce n'était pas le moment que ma maladresse s'en mêle.
Je rentrai chez moi, courant jusque dans ma chambre. Laissant les larmes se déverser. Le drap avec son odeur c'est tout ce qu'il me restait.
POV d’Edward
Je la regardai partir avec ce Black. Il savait ce que j’étais tout comme je savais pour lui. Nos clans se connaissaient depuis très longtemps.
Pourquoi fallait-il toujours que quelqu’un s’en mêle ? Ma famille, il y a un an et maintenant lui.
Ils avaient l’air proche et ses pensées étaient claires, aussi claires que de l’eau de roche.
Elle est à moi… Ne la touche pas, sale sangsue…
Le tacot de Bella disparut au bout de l’allée. Je filai à l’intérieur, me rhabiller, il fallait que je la vois. Et surtout m’assurer que ce malade ne la toucherait pas.
En rentrant dans la pièce. En sentant son odeur. Des flashs de cette nuit me revinrent. Ce plaisir qu’elle m’avait donné. Ce mélange de douceur et de dureté dans nos moments intimes.
Je n’avais pas l’habitude d’être tendre. Et j’appréciai que Bella aime cette sorte de violence. Qu’elle ne me l’ait pas refusé. Mais j’avais pris une certaine satisfaction personnelle aussi, à lui faire l’amour. Prenant soin de son corps et de son plaisir.
Mais il ne fallait pas que je laisse ce cabot se mettre entre nous.
J’avais enfilé les premières fringues que j’avais trouvées. Je courrai vers chez elle. Mais très vite, je fus stoppé.
- « À quoi tu joues avec elle ? »
- « En quoi ça te regarde ? » Black était devant moi. À croire qu’il montait la garde comme un brave toutou.
- « C’est ma petite amie. J’ai tous les droits. »
Elle ne m’avait pas parlé de lui mais de ce Mike.
- « Ce n’est pas ce que j’ai compris. À moins que tu aimes la partager. »
- « Petit ami ou ex, en tout cas je ne veux pas que tu l’approches. Nous sommes au courant de tes tendances sexuelles, de ce côté dépravé de ta race. Bella n’est pas comme ça. »
- « C’est toi qui va m’en empêcher peut-être ? »
- « Je ne serai pas le seul. Fiche lui la paix. »
Ce n’était pas que j’étais contre une bonne bagarre. Mais il avait raison j’étais seul et lui non. Et Carlisle trouverait encore un prétexte pour qu’une pseudo liaison avec Bella ne puisse pas se faire.
Je fis demi-tour me défoulant sur la forêt avoisinante. Arbres. Rochers. Animaux. Tapant dans les uns. Plantant mes crocs dans les autres.
Me mettre dans un tel état pour une fille. Une humaine de surcroît. Ça me paraissait dingue. Mais je l’avais dans la peau. Cette nuit me l’avait confirmé.
J’attendis que la nuit tombe. Son père, le shérif était rentré. Faisant partir Jacob. Il pensait sûrement que ça m’empêcherait de l’approcher. Mais il avait tout faux.
POV de Bella
J’avais passé ma journée à penser à lui. Mon corps semblait ressentir encore les marques de chaque caresse qu’il m’avait donnée. Telles marquées au fer.
Que faisait-il ? Était-il reparti ? Fallait-il que j’attende un an pour le revoir ?
Mon père était rentré depuis deux heures environs, les mains chargées de poissons qu’il nettoya et mis au congélateur. Il savait que je n’aimais pas le faire. J’avais l’impression que mes doigts sentaient l’odeur de leurs entrailles des heures et des heures après. Comment pouvait-il faire ?
Nos réserves ne risquaient pas de s’épuiser. Même si j’en cuisinais pour tous les repas, à toutes les sauces, en brochette, bouilli, au grill ou en papillote.
Après le dîner et avoir discuté avec mon père, enfin discuter c’est un grand mot, je grimpai dans ma chambre.
Même si j’avais voulu éviter prendre une douche pour garder le plus longtemps son odeur sur moi, j’en avais besoin.
Je me glissai sous l’eau chaude. Provoquant un courant d’air le long de ma colonne. Mes seins se durcirent. Réveillant le feu dans mon bas ventre.
Me contentant de mes mains, je les fis glisser sur mon corps. Empruntant les mêmes chemins que lui. Fermant les yeux. Imaginant les siennes.
Je marquai l’arrondi de ma poitrine, laissant mon pouce passer sur son bout. Pendant que ma seconde main descendait vers mon sexe. Humide. Et très réceptive. Il quémandait de l’attention.
Et pour l’instant la seule que je pouvais lui donner était mes caresses, mes doigts. Fins et tremblants.
J’en fis glisser un à travers mes plis. L’imaginant devant moi. À genoux, sa bouche prêt à me donner du plaisir. Sa langue prête à faire des va-et-vients en moi. Je mordis ma lèvre pour m’éviter de crier. Je ne voulais pas que mon père m’interrompe.
Mes doigts rentrant toujours plus profondément. Se tordant pour atteindre ce point magique qu’Edward savait toujours trouver. Ma main sur le carrelage froid de la douche pour me retenir. Car je ne pouvais pas compter sur mes jambes. Ma jouissance était proche.
Je gémissais son prénom.
- « Oui Edward comme ça. Ouiiiii…»
Mon vagin se resserra sur mes doigts. Faisant disparaître Edward dans la buée de la douche fumante.
Je sortis de là, enveloppée dans ma serviette. Entrant dans ma chambre. Je m’appuyai sur la porte que je venais de refermer.
Edward que me fais-tu faire ?
- « Salut Bella ! Bonne douche ? »
Oh mon dieu …
Chapitre suivant
POV de Bella
- « Bella, je sais que tu es là ! OUVRE! »
Je me levai rapidement m’entourant du drap. J'aurais reconnu cette voix entre mille. Il fallait que je sorte d'ici, que je le calme, je ne voulais pas qu'il s'en prenne à Edward.
-"Où vas-tu?"
-"Edward, il faut que je lui ouvre, tu ne sais pas de quoi il est capable. "
Sans attendre davantage, j'ouvris la porte.
-"Mais ça va pas la tête ?"
-"Bella viens avec moi, je te ramène. "
Ce n'était rien de plus qu'un ordre. Il tremblait de colère. M’agrippant le bras pour me ramener avec lui.
-"Lâche-la Black. "
Je devais intervenir.
-" Chut, je vais le suivre. Je ne veux pas qu'il te blesse. Edward, regarde-moi. "
J'avais posé mes mains sur ses joues, son regard fuyant au dessus de mon épaule. Il était plein de haine. Il faisait encore nuit mais je savais que le soleil n'allait pas tarder à se lever.
" Edward, merci pour cette nuit..... Je t’aime " soufflant si bas ces derniers mots, que je suis sûre qu'il ne les avait pas entendus.
Je le lâchai, il en fit de même, ce dont je ne m’étais pas rendu compte avant qu'il ne le fasse, rendant ce geste douloureux. Il avait posé ses mains sur mes hanches. Et le manque de lui agissait telle une amputation.
Je me retournai vers Jacob. Que je maudissais.
Le suivant jusqu’à ma voiture. Il m’ouvrit la porte côté passager. Se mettant au volant après.
Il démarra en trombe. Marmonnant dans sa barbe.
-"Comment as-tu pu Bella? Comment as-tu pu te donner à cette ....... homme?"
-"Ce que je fais ne te concerne en rien Jacob Black, tu as perdu ce droit il y a un an. "
-"J'étais venu chez toi te demander une seconde chance. Ton père m’a dit que tu étais sortie en ville entre fille. "
-"Tu as réveillé mon père?"
-"Oui, mais je voulais te voir. Alors j'ai essayé de te trouver. J'ai vu tes amies qui m’ont dit qu’elles ne t’avaient pas vu. "
-"Tu m’espionnes maintenant. "
-"Je crois que j'ai bien fait. "
-" NON !"
-" J'en suis pas aussi sûr que toi. Imagine ma tête quand j'ai vu ta voiture ici. J'ai remonté ta trace depuis chez toi. "
-"Je te hais Jacob, tu as tout gâché, je ne sais même pas pourquoi je t’ai suivi. "
La voiture était arrêtée maintenant. Nous étions arrivés, le soleil se levait. Mon père était déjà parti à la pêche. Je sortis de la voiture, claquant la portière.
-"Tu m’as ramené alors c'est bon va-t-en ! "
Je courus jusqu’à chez moi levant le drap au maximum, ce n'était pas le moment que ma maladresse s'en mêle.
Je rentrai chez moi, courant jusque dans ma chambre. Laissant les larmes se déverser. Le drap avec son odeur c'est tout ce qu'il me restait.
POV d’Edward
Je la regardai partir avec ce Black. Il savait ce que j’étais tout comme je savais pour lui. Nos clans se connaissaient depuis très longtemps.
Pourquoi fallait-il toujours que quelqu’un s’en mêle ? Ma famille, il y a un an et maintenant lui.
Ils avaient l’air proche et ses pensées étaient claires, aussi claires que de l’eau de roche.
Elle est à moi… Ne la touche pas, sale sangsue…
Le tacot de Bella disparut au bout de l’allée. Je filai à l’intérieur, me rhabiller, il fallait que je la vois. Et surtout m’assurer que ce malade ne la toucherait pas.
En rentrant dans la pièce. En sentant son odeur. Des flashs de cette nuit me revinrent. Ce plaisir qu’elle m’avait donné. Ce mélange de douceur et de dureté dans nos moments intimes.
Je n’avais pas l’habitude d’être tendre. Et j’appréciai que Bella aime cette sorte de violence. Qu’elle ne me l’ait pas refusé. Mais j’avais pris une certaine satisfaction personnelle aussi, à lui faire l’amour. Prenant soin de son corps et de son plaisir.
Mais il ne fallait pas que je laisse ce cabot se mettre entre nous.
J’avais enfilé les premières fringues que j’avais trouvées. Je courrai vers chez elle. Mais très vite, je fus stoppé.
- « À quoi tu joues avec elle ? »
- « En quoi ça te regarde ? » Black était devant moi. À croire qu’il montait la garde comme un brave toutou.
- « C’est ma petite amie. J’ai tous les droits. »
Elle ne m’avait pas parlé de lui mais de ce Mike.
- « Ce n’est pas ce que j’ai compris. À moins que tu aimes la partager. »
- « Petit ami ou ex, en tout cas je ne veux pas que tu l’approches. Nous sommes au courant de tes tendances sexuelles, de ce côté dépravé de ta race. Bella n’est pas comme ça. »
- « C’est toi qui va m’en empêcher peut-être ? »
- « Je ne serai pas le seul. Fiche lui la paix. »
Ce n’était pas que j’étais contre une bonne bagarre. Mais il avait raison j’étais seul et lui non. Et Carlisle trouverait encore un prétexte pour qu’une pseudo liaison avec Bella ne puisse pas se faire.
Je fis demi-tour me défoulant sur la forêt avoisinante. Arbres. Rochers. Animaux. Tapant dans les uns. Plantant mes crocs dans les autres.
Me mettre dans un tel état pour une fille. Une humaine de surcroît. Ça me paraissait dingue. Mais je l’avais dans la peau. Cette nuit me l’avait confirmé.
J’attendis que la nuit tombe. Son père, le shérif était rentré. Faisant partir Jacob. Il pensait sûrement que ça m’empêcherait de l’approcher. Mais il avait tout faux.
POV de Bella
J’avais passé ma journée à penser à lui. Mon corps semblait ressentir encore les marques de chaque caresse qu’il m’avait donnée. Telles marquées au fer.
Que faisait-il ? Était-il reparti ? Fallait-il que j’attende un an pour le revoir ?
Mon père était rentré depuis deux heures environs, les mains chargées de poissons qu’il nettoya et mis au congélateur. Il savait que je n’aimais pas le faire. J’avais l’impression que mes doigts sentaient l’odeur de leurs entrailles des heures et des heures après. Comment pouvait-il faire ?
Nos réserves ne risquaient pas de s’épuiser. Même si j’en cuisinais pour tous les repas, à toutes les sauces, en brochette, bouilli, au grill ou en papillote.
Après le dîner et avoir discuté avec mon père, enfin discuter c’est un grand mot, je grimpai dans ma chambre.
Même si j’avais voulu éviter prendre une douche pour garder le plus longtemps son odeur sur moi, j’en avais besoin.
Je me glissai sous l’eau chaude. Provoquant un courant d’air le long de ma colonne. Mes seins se durcirent. Réveillant le feu dans mon bas ventre.
Me contentant de mes mains, je les fis glisser sur mon corps. Empruntant les mêmes chemins que lui. Fermant les yeux. Imaginant les siennes.
Je marquai l’arrondi de ma poitrine, laissant mon pouce passer sur son bout. Pendant que ma seconde main descendait vers mon sexe. Humide. Et très réceptive. Il quémandait de l’attention.
Et pour l’instant la seule que je pouvais lui donner était mes caresses, mes doigts. Fins et tremblants.
J’en fis glisser un à travers mes plis. L’imaginant devant moi. À genoux, sa bouche prêt à me donner du plaisir. Sa langue prête à faire des va-et-vients en moi. Je mordis ma lèvre pour m’éviter de crier. Je ne voulais pas que mon père m’interrompe.
Mes doigts rentrant toujours plus profondément. Se tordant pour atteindre ce point magique qu’Edward savait toujours trouver. Ma main sur le carrelage froid de la douche pour me retenir. Car je ne pouvais pas compter sur mes jambes. Ma jouissance était proche.
Je gémissais son prénom.
- « Oui Edward comme ça. Ouiiiii…»
Mon vagin se resserra sur mes doigts. Faisant disparaître Edward dans la buée de la douche fumante.
Je sortis de là, enveloppée dans ma serviette. Entrant dans ma chambre. Je m’appuyai sur la porte que je venais de refermer.
Edward que me fais-tu faire ?
- « Salut Bella ! Bonne douche ? »
Oh mon dieu …
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