lundi 10 mai 2010

Une nuit qui change tout Chap 8


Chapitre 8: Jeux de mains, jeux de vilains


POV d'Edward

Se lever, se laver, se raser, manger, même avancer étaient devenus des gestes machinaux et sans sens. Mais depuis deux jours, je le faisais avec un léger sourire. Toute ma famille, surtout ma sœur, s'en étaient rendus compte quand j'étais venu diner chez mes parents suite au coup de fil que j'avais passé à ma mère comme je l'avais promis à mon père.

-"Qui est-ce ? Je la connais? Une collègue? Allez dis-moi Edward? Ste plait fais ça pour ta petite sœur chérie. "

-"Non Alice pas maintenant, pas tout de suite. Sinon tu vas t'en mêler et je ne veux pas aller trop vite avec elle. "

- « J'avais raison, il y a une fille. » fit elle en criant et sautillant partout tapant des mains comme une otarie.

-"Alice lâche ton frère avec ça, il a le droit d'avoir un jardin secret. "

-"Mais maman ! je veux savoir. Tu ne comprends pas toi. C'est important. " (N/Yoro: Une vraie gamine lol)

-"Pour qui Alice? "Lui demandais-je, agacé.

-"Pour moi bien sûr. Je veux savoir ses goûts pour mes journées shopping. Peut-être préfère-t-elle les slips aux boxers ou même les strings. "

-"Et pourquoi crois-tu ça ? De toute manière nous n'en sommes pas là, je te l'ai dit, je veux prendre mon temps. "

Il fallait que je trouve un moyen de changer de conversation.
-"Et tu en es où avec Jasper? Vous avez trouvé la maison de vos rêves? "

-"Ne m'en parles pas. Tout ce que j'aime, il déteste et tout ce que je hais, il adore. "

C'était gagné. Le restant de la soirée fut porté sur les maisons et appartements qu'ils avaient visité, une chance que Jazz n'était pas là sinon il m'aurait tué.

Mais ce matin, c'était pire, car ce soir je la reverrais. Ce soir, elle sera ici, dans mon appartement. J'avais prévu de lui faire la cuisine. Simple et équilibrée. Quiche /salade. La seule chose mangeable que savais cuisiner.

J'allais surement compter les heures, les minutes, voire même les secondes avant de sonner à son interphone et entendre sa voix. Je me faisais pathétique. Mais j'aimais ça. J'aimais ressentir ça à nouveau.

Mais pour l'instant, je devais me dépêcher. Je devais remettre mon appart au propre. Je n'étais pas bordélique, je savais où chaque chose se trouvait. J'avais seulement une façon de ranger bien personnelle. Ouais en fait c'était un bazar organisé.

Je commençai par le salon. Autant ranger par le vide. Tout d'abord la pile de programme télé dont certains étaient encore emballés. Je m'étais abonné pour faire plaisir à ma sœur. Un cadeau était offert avec. Ne me demander pas quoi, je ne m'en souviens plus. Mais depuis, chaque semaine, j'en recevais un systématiquement dans ma boite aux lettres. Quand j'avais le temps, je lisais les blagues dessus ou le dernier potin. Mais pas plus, tous ce que je devais savoir, je le savais grâce à mon frère. Car dès qu'il y avait un bon match à la télé, il venait squatter.

Puis fut le tour de la tournée avec ma panière à linge sale. À ma grande surprise, il n'y en avait pas tant que ça, Alice était déjà surement passée.

C'est là que je me suis aperçu qu'ils étaient toujours là pour moi, même sans que je ne le veuille ou ne m'en rende compte. Je voulais que Bella intègre cette vie elle aussi. Ma vie. Ma famille.

Je continuai à ranger tout en pensant à elle. Ce qui fit passer l'heure assez rapidement.

Je pris une douche et mis des vêtements simples. Un jean clair, délavé par endroits et un tee-shirt noir assez moulant avec un col en v. Je coiffai mes cheveux juste pour le fun car je savais qu'ils se replaceraient de la même façon une fois secs.

Un dernier regard dans la glace et je filai dans l'entrée. Je Pris au passage ma liste de course, mes papiers et mes clefs de voiture. L'ascenseur fut ma dernière épreuve car il mit un temps fou à remonter. La flèche clignotait au 2nd en me narguant.

Une chance, il n'y avait pas beaucoup de circulation, enfin pour cette heure. J'arrivai donc rapidement et à l'heure devant son palier. Je sonnai à peine qu'elle me répondit qu'elle descendait.

Je retournai à ma voiture, m'appuyant dessus pour l'attendre.

Elle franchit très vite la porte de son immeuble.

Je me redressai en là voyant. Elle était sublime. Elle portait un jean tout comme moi et un petit corsage fin.

- « Salut ! »

- « Salut ! » me répondit-elle sur le même ton. Se rapprochant de moi.

Je me penchai vers elle et vers ses lèvres. J'en avais rêvé depuis le jeudi soir. Depuis ce premier baiser, de recommencer.

Il ne fut pas long mais très agréable.

- « Prête à me suivre ? » lui demandai-je alors qu'elle était encore contre moi.

- « Prête. »

Je lui ouvris la portière, la laissant s'asseoir.

Je fis le tour et pris la direction du supermarché.

Quand je me garai sur le parking, elle me regarda d'un air amusé.

- « Ne t'inquiète pas, ce n'est qu'une halte. »

- « Pas de problème. Tu sais qu'un caddy révèle bien des choses sur son propriétaire ? »

- « Cette fois-ci, il apprendra à qui voudra bien le voir que j'invite chez moi une charmante personne. »

Elle se mit à rougir.

Nous rentrâmes dans le magasin. Il n'était pas très grand mais c'était suffisant pour y trouver mes quelques ingrédients.
Nous nous dirigeâmes vers le rayon légumes. Elle alla d'un coté du stand et moi de l'autre. Sa main caressait les fruits avec désinvolture. Par moment, je captais son regard. Un sourire. Me concentrant aussi bien que je le pouvais sur ma tache.
- « Préfères-tu les tomates rondes ou en grappes ? »

- « Je n'ai pas de préférence. Mais j'aime bien les tomates cerise. » Elle en prit une de l'étalage et après l'avoir frottée dans ses mains, elle la mit en bouche.

- « Va pour des tomates cerises. »

J'en pris des rouges et des jaunes. Surtout si elle les mangeait toutes comme ça.

Nous tournâmes ensuite dans le rayon frais.

- « Tu as besoin de quoi ? »

- « Crème fraiche, gruyère… » Lui récitant ma liste.
Quand un homme passa à coté de moi.

Elle se pencha à mon oreille.

- « Tu vois ce que je t'ai dit. Lui par exemple c'est un célibataire endurci. Il sait exactement ce qu'il lui faut. Bière. Chips. »

- « Ok et toi dans ton caddy il y aurait quoi ? »

- « Un peu de tout et n'importe quoi. Mais une chose y est toujours. »

- « Quoi ? »

- « Une bouteille de Coca-Cola. »

- « Oki et tu vois comment mon caddie habituel ? »

- « Peut-être le même que celui qu'on vient de croiser ? »

- « Non ça c'est plutôt Emmett avant de venir chez moi. »

- « Alors c'est quoi le tien ? »

- « Mmm plats à réchauffer. Ou des choses simples. En faites, je ne fais pas trop attention à ce que j'achète. »

Surtout que ces dernier temps ce n'était pas moi qui faisais les courses pour remplir mon frigo. Mais je ne voulais pas lui dire que depuis que je n'avais plus de nouvelles d'elle, j'étais devenue une vraie loque, un zombi.

Les courses se rythmèrent au contenu des caddies des clients du magasin. Tantôt light. Tantôt accroc à la caféine. Des fois, il était même drôle de regarder le caddie avant d'en découvrir son propriétaire. Comme celui rempli de pruneau et de pain complet. On pensait voir sortir une vielle dame de derrière le rayon bio mais c'était un homme la trentaine maxi, costume cravate qui en sortait avec des gélules. Sûrement pour faciliter le transit.

Ce qui nous fit rire jusqu'à la caisse.

- « Le pauvre son boss doit tellement lui mettre la pression qu'il est tout coincé. »
Elle avait la façon de le plaindre qui me fit exploser davantage.

Une fois les courses rangées dans le coffre, nous étions de nouveau en route. Elle allait découvrir mon chez moi. Il ne lui évoquerait rien car elle n'était jamais venue. Mais nous y allions pour lui construire de nouveaux souvenirs.

Arrivés devant ma porte, un stress m'envahit, une angoisse. Et si mon appart ne lui plaisait pas ? Je savais qu'il faisait très garçonnière, ma sœur n'arrêtait pas de me le répéter mais je voulais changer de style après ma rupture avec Tanya. Nous avions quitté l'école ensemble, nous étions mis en ménage, et je n'avais pas eu ma période rebelle. Je ne l'étais pas plus maintenant mais avec cet appart j'avais un peu ma revanche.
- « Prête à découvrir mon antre ? »

- « Oui si tu as pris la peine de tout cacher. »

Je la regardai avec un sourcil relevé. À quoi pouvait-elle penser ?

- « Ne me dit pas que tu ne possèdes pas de revues ou de films… tu vois ce que je veux dire ? »

- « X c'est ça ? »

- « Oui enfin… oui. » elle devint rouge comme jamais. Elle secoua la tête, se demandant sûrement d'où lui venait une idée pareille, en tous cas, c'est ce que moi je pensais.

- « Rien à craindre de ce côté là. Je n'aime pas ce genre de lecture. »

- « Ok. »

Je tournai la clef dans la serrure, étouffant un rire sur sa répartie.

- « Bienvenue dans ma demeure. » fis-je en ouvrant la porte.

- « Wouaaaaa. »

- « Tu aimes ? »

- « Qui n'aimerait pas ? C'est très masculin mais si classe. »

Elle fonça vers ma cuisine qui ne se démarquait de mon salon que par un bar en alu arrondi. Elle était toute en alu et rouge laqué.

- « Et ta cuisine ! »

- « Ça c'est plus ma mère. Moi un micro onde et un frigo me suffit. »

- « C'est du gâchis. »

- « Tu peux t'en servir quand tu veux. »

- « Bien sûr et comme ça tu aurais une personne pour te faire à manger. Je ne suis pas idiote. »

Je posai mes courses sur le bar.

- « Je pourrais peut-être te convaincre ? »

- « Essaye toujours ! »

Je fouillai dans un tiroir pour en sortir deux tabliers.

- « Commençons de suite alors. » lui dis-je en lui en tendant un.

Ils étaient simples sans froufrous, seule exigence que j'avais eue auprès de ma sœur.

Même si la salade était en sachet, il fallait quand même couper les tomates. Ce que je demandai à Bella de faire, commençant la préparation de ma quiche.

Un saladier et un fouet plus tard, j'étais prêt. Le système de tout mélanger me plaisait. C'était assez simple.

Le plus dur fut peut-être les œufs. Un se renversa sur le comptoir. L'autre la coquille plongea dans le saladier. Mais j'y arrivai quand même sous les applaudissements de ma belle. Je lui fis une légère révérence, et repris ma mixture. Les lardons et le gruyère partirent rejoindre les œufs battus.

- « Aucune catastrophe quel miracle ! »

- « Mais attends la suite, j'ai un affreux tic avec la farine. »

- « Comme ? »

- « Celui-ci. » j'en pris un peu entre mes doigts et l'envoyai vers elle.

J'attendis sa réaction, qui me surprit.

- « Tu n'aurais jamais dû faire ça. »

Elle plongea la main dans le sachet et en sortie une poignée qu'elle me jeta dessus. Ça tourna très vite vers une bataille. Les rires flottaient dans la cuisine, à travers des cris et des attentions ou des tu vas me le payer.

Un moment, nous fumes si proche que je lui versai le reste du sachet sur la tête. Elle était collée contre la porte du frigo, moi contre elle, la bloquant de mon corps. Je pouvais ressentir une chaleur. Une sorte de courant électrique entre nous. Une tension qui ne faisait que grandir. J'avais mes mains sur ses hanches pour l'empêcher de se sauver, de m'échapper mais là à la tenir ainsi je n'avais qu'une envie … l'embrasser.

La scène semblait s'être arrêtée. Le temps s'était figé. Attendant quelque chose que je voulais, peut-être même qu'elle le voulait ? Mais comment le savoir ? Je ne l'avais pas quittée des yeux, y cherchant une réponse. La réponse. Son consentement. M'approchant de ses lèvres lentement si lentement que je me demandais même si je bougeais vraiment.

POV Bella

Cette semaine m'avait paru une éternité. Entre le manque d'Edward, le café qui ne désemplissait pas et les avances à répétition de Mike, je n'en pouvais plus. Tous les soirs après le travail, il essayait de m'inviter à boire un verre, et je devais redoubler d'imagination pour trouver une excuse pour refuser son invitation, à force je ne savais plus quoi lui dire. Il était vraiment temps que je pense à changer de boulot.

Après cette longue fin de semaine, le samedi arriva enfin. Je me levai de bonne humeur, mais un peu stressée également. Comment allait-ce se passer? Allions nous aller un peu plus loin? J'en crevais d'envie, mais le voudrait-il aussi? Et s'il avait changé d'avis, qu'il ne voulait plus de moi? S'il appelait à la dernière minute pour annuler? Je ne sais pas comment je réagirais s'il ne voulait plus de moi. Je m'étais attachée bien trop vite à cet homme. Il fallait que je me calme.

Je soufflai un bon coup et sortis du lit. Il était dix heures. Je fis rapidement le ménage dans mon appart, histoire de m'occuper, mais vu que j'avais déjà rangé jeudi dernier, j'eus rapidement terminé. Je me préparai rapidement à déjeuner et mangeai sur le pouce. N'ayant rien à faire l'après midi, je me posai devant la télé et zappai. Je tombai sur un film qui me plut et le regardai jusque seize heures. Je me décidai alors à commencer à me préparer. J'optai pour un bain afin de me relaxer.

Je restai une demi-heure dans un bain débordant de mousse parfum fraise. C'est détendue que je sortis. Je me dirigeai vers mon armoire afin de voir ce que j'allais porter ce soir. J'optai pour un jean slim et un corsage bleu nuit. Je m'habillai et retournai à la salle de bain afin de voir les derniers détails. Je commençai par la coiffure. Je m'emparai de mon fer à lisser. Je ne l'utilisais que très peu, mais j'avais envie de faire un effort pour Edward. Ça en valait la peine, il en valait la peine. Après avoir lissé mes cheveux, je m'emparai de mon crayon Kohl. Je noircis mes yeux et reposai le crayon. Cela suffirait niveau maquillage.

Quand je sortis de la salle de bain, il était déjà dix-huit heures trente. Je crois bien que je n'avais jamais passé autant de temps dans la salle de bain. Edward devait arriver dans une demi-heure. Je retournai devant la télé et zappai, mais il n'y avait rien d'intéressant à cette heure-ci. Je finis par empoigner le programme télé afin de lire les blagues, puis commençai un mot croisé. L'interphone retentit alors que je remplissais la dernière case de mon mot croisé. Je me ruai dessus.

"Allo?"

"C'est Edward!"

"Ok, je descends!"

Je me dépêchai de m'emparer mon sac et mes clés et sortis de mon appartement. Une fois sortie de l'ascenseur, je me dirigeai d'un pas rapide vers l'extérieur. C'est en ouvrant la porte de l'immeuble que je le vis. Mon cœur se mit à palpiter, il était si beau, ainsi appuyé contre sa voiture, vêtu de son jean et de son col-V noir. Cet homme était un dieu grec, ça devrait être interdit d'être aussi beau!

Je me rapprochai de lui, le saluant.

Faîtes qu'il m'embrasse encore, faîtes qu'il m'embrasse encore!

Je le regardai dans les yeux, attendant qu'il fasse le premier pas. Je le vis se pencher et se rapprocher de mes lèvres. Oh oui, il allait m'embrasser!

Ses lèvres touchèrent brièvement les miennes. Du moins, trop brièvement à mon goût. J'aurais aimé qu'il dure un peu plus, mais Edward s'écarta. Il me sourit en ouvrant la portière, et m'invita à monter dans sa voiture. Je m'installai et me laissai conduire. Je fus surprise qu'il m'emmène au supermarché. Mais après tout pourquoi pas, ça pourrait être amusant.

La ballade au supermarché fut en effet divertissante, entre les analyses des contenus des différents caddys sur notre chemin. Certains nous avaient provoqués de grands fous rires, notamment celui de cet homme de la trentaine qui sortait du rayon bio.

Une fois les courses terminées, nous nous dirigeâmes vers l'appartement d'Edward, où je n'étais jamais allée, ou du moins, pas depuis que je l'ai retrouvé. Qui sait, peut-être y étais-je déjà allée à l'époque. J'avais le secret espoir qu'il m'aide à retrouver mes souvenirs…

Finalement, l'appartement ne me disait rien, je n'avais pas cette impression de déjà-vu que j'avais ressenti dans le bar, mais je l'adorais! La cuisine plus particulièrement, elle était géniale! Je pourrais passer des heures à cuisiner dedans! En plus dans les tons alu et rouge, tout ce que j'aimais!

Il me tendit un tablier, que j'enfilai rapidement, puis nous nous mîmes au travail. Je m'occupais de la salade tandis qu'il préparait la quiche. Je l'observai parfois en catimini, il était concentré sur sa tâche, tentant tant bien que mal de casser ses œufs, ce qui me fit sourire. Une fois que j'eus fini ma salade, je me tournai vers lui.

- « Aucune catastrophe quel miracle ! »

- « Mais attends la suite, j'ai un affreux tic avec la farine. »

- « Comme ? »

- « Celui-ci. » Je n'eus pas le temps de dire ouf que je reçus la poudre blanche en pleine figure.

Alors là, il allait me le payer! Je lui fis un sourire en coin et sonnai les hostilités.

- « Tu n'aurais jamais dû faire ça. »

Je plongeai la main dans le sac de farine et la lui balançai. Il eut l'air surpris de ma réaction, il resta figé quelques secondes avant de riposter.

-"Tu vas me le payer Edward!"

Je ripostai à mon tour, enclenchant la bataille. Nous finîmes tous blancs, nous ne pouvions vraiment dire qui avait gagné la bataille tellement nous étions l'un comme l'autre recouverts de farine. En tous cas, le paquet était vide, c'était râpé pour la quiche, même si je m'en souciais peu à ce moment-là…

Nous étions collés l'un à l'autre, moi dos au frigo et lui me bloquant de son corps. C'était comme si le temps s'était arrêté. Je le voyais fixer mes yeux puis mes lèvres, puis faire plusieurs fois l'aller retour, comme s'il hésitait.

Au diable l'homme qui faisait le premier pas! Je me jetai sur ses lèvres, l'embrassant avec passion. Je laissai mes mains s'aventurer dans ses cheveux recouverts de farine, tandis que je passai ma langue sur ses lèvres pour demander l'accès à sa bouche, qu'il me donna automatiquement. Il sembla reprendre confiance en lui, car ses mains se firent plus baladeuses.

Je laissai mes mains descendre jusqu'en bas de son T-shirt, les passant en dessous, caressant son dos à même la peau, les passant ensuite sur ses abdominaux, depuis le temps que j'en rêvais!

Je voulais en découvrir plus, je commençai à tirer son T-shirt vers le haut. Comprenant mon intention, nos lèvres se séparèrent et Edward recula, il leva les bras afin de m'aider à le retirer. Je posais mes lèvres dans son cou, récoltant la farine qui y était, et descendis progressivement vers sa poitrine, titillant ses tétons de ma langue, léchant, suçant, aspirant, mordillant, n' en ayant jamais assez. Après avoir accordé une attention particulière à ses mamelons, je descendis vers sa ceinture abdominale, vers ce v si sexy. Dans le feu de l'action, je me mis à genou laissant ma langue dériver. Je déposai des baisers autour de son nombril, m'en rapprochant de plus en plus, jusqu'à passer ma langue dessus.

Je m'apprêtais à m'attaquer à sa ceinture quand il me releva par les aisselles. Il passa ses mains sous mes fesses et me souleva. Je serrai sa taille de mes jambes et me laissai porter, il s'attaqua à son tour à mon cou. Nous traversâmes son appartement, butant dans quelques murs au passage. J'en avais rien à faire d'avoir des bleus du moment qu'il ne s'arrêtait pas. Je me retrouvai allongée sur une surface moelleuse, le lit d'Edward sûrement. Je n'y fis pas plus attention car ses lèvres m'envoutaient.

Je ne faisais plus attention à rien, si ce n'est la sensation de ses lèvres sur ma peau. Il tira sur les bords de mon corsage. Je me redressai et le déboutonnai afin de l'aider, ne quittant jamais son regard brulant. Je restai en position semi-assise, le temps qu'il libère également ma poitrine de son carcan.

À peine les deux vêtements retirés qu'il fondit sur ma poitrine, ses lèvres se posèrent sur mon sein droit, tandis qu'il flattait le gauche de sa main. J'étais au paradis. Je n'aurais jamais cru que telle sensation pouvait exister. Au bout d'un moment, il le délaissa pour s'occuper du second. Je pensais que c'était la meilleure sensation du monde jusqu'à ce que je sente sa main s'insinuer dans mon string, effleurant ma féminité. Je n'avais même pas remarqué qu'il avait ouvert les boutons de mon jean. Je me cambrai afin de lui faire comprendre mon accord et de rapprocher sa main de mon intimité qui ne demandai que ça. La sensation était vraiment exceptionnelle.

Sa bouche quitta mon sein gauche pour retrouver la mienne. On se livra un combat sensuel, un combat qui attisait se feu qui me rongeait de l'intérieur. J'y sentais encore le goût de la farine mais je m'en fichais. Sa main cajolait mon bouton d'amour, faisant des cercles avec son pouce, tandis qu'un doigt me pénétrait. Je me cambrai encore plus, gémissant contre sa bouche, car en ce moment c'était tout ce qui comptait, lui, sa main, ses lèvres, sa langue.

Un deuxième doigt vint rejoindre le premier dans mon intimité. Le rythme de ses cercles s'intensifia. Mais trop rapidement, je n'en pus plus, j'avais besoin de sortir toute cette tension. Je vis des étoiles, mon corps s'arqua, trembla et je criai ma jouissance, étouffée par les lèvres d'Edward.

Je me laissai retomber sur le lit, en nage. Je mis quelques secondes à reprendre contact avec la réalité. Une fois fait, je repoussai Edward de sorte à ce qu'il soit sur le dos et m'installai à califourchon sur lui. Recommençant à l'embrasser. Je pouvais sentir son désir contre ma cuisse. Je laissai descendre mes mains qui étaient jusqu'à présent sur son torse, vers l'objet de ma convoitise. J'allai m'attaquer à sa ceinture, quand deux mains me retinrent.

- "Bella, c'est un peu tôt pour aller plus loin ? Tu ne crois pas?"

Je hochai la tête, j'avais vu dans son comportement qu'il souhaitait prendre son temps, néanmoins…

- "Laisse-moi au moins te rendre la pareille."

- "T'es pas obligée."

Je lui fis une petite moue afin de le convaincre.

- "S'il te plait."

Il ne dit plus rien et relâcha mes poignets. Je m'activai à dénouer sa ceinture, puis fis sauter les boutons de son jean. J'empoignai le bord de son vêtement, que je tirai vers le bas en même temps que son boxer. Je ne me reconnaissais plus mais la découverte de son corps inhibait tous mes tabous et réticences. Je restai quelques temps émerveillée à la vue de son membre qui érigeait vers moi.

Je secouai la tête pour sortir de ma léthargie et m'emparai de son sexe, débutant un lent va-et-vient. Il était doux et surtout tout à moi. Je passai mon pouce sur le bout, récoltant un peu de liquide pré-éjaculatoire. Edward était allongé, les yeux mi-clos, il gémissait. J'intensifiai mon mouvement, augmentant la cadence resserrant mes mains sur sa verge. Je m'emparai de ses bourses avec ma main libre, ce qui fût le coup de grâce pour Edward, qui se cambra en hurlant, tandis que la source de son plaisir jaillissait hors de lui.

Je me penchai vers lui pour l'embrasser. Il me donna rapidement l'accès à sa bouche, et nos langues bataillèrent peu après. Edward interrompit, à mon plus grand regret, le baiser, afin de nous permettre de reprendre notre respiration, avant de m'attirer contre son torse et de m'embrasser sur la tempe.

- "Là je crois vraiment qu'on en a fait assez pour aujourd'hui. On a tout notre temps pour en découvrir plus! " Souffla-t-il à mon oreille.

- "T'as raison. Par contre pour notre quiche, je crois que c'est râpé…"

- "En effet…" Dit-il en riant."On peut toujours se faire ce DVD? Je vais nous chercher de quoi grignoter."

Je lui souris puis l'observai de dos sortir nu de la chambre. Il revint deux minutes plus tard, un saladier plein de chips et un DVD à la main. Il me le tendit. C'était Shakespeare in love.

- "Ça te va?"

- "J'adore ce film!" Dis-je avec un grand sourire.

Il reprit le DVD et le mis dans le lecteur. Je me penchais pour attraper mon T-shirt quand Edward se retourna.

- "Bella… Ça te dirait de rester dormir? Je pourrais te prêter un de mes T-shirt pour la nuit."

Il était tellement timide que s'en était trop mignon. Sa proposition me tentait énormément, alors pourquoi dire non?

- "Allez, passe moi ce T-shirt que je sois plus à l'aise dés maintenant." Répondis-je avec un grand sourire.

J'adorais ce film, mais je devais avouer que je n'étais pas concentrée. Peut-être était-ce les papouilles que me faisait Edward le long du bras, ou son odeur, ou les mots doux qu'il me susurrait à l'oreille, en tous cas, si je n'avais jamais vu le film auparavant, j'aurais été incapable de dire de quoi ça parlait. Je me sentais tellement bien que je m'endormis dans ses bras avant la fin du film. Je rêvai cette nuit encore d'Edward, mais ce qui changerait, c'est que demain matin, je me lèverais à ses cotés…

Chapitre suivant

mardi 4 mai 2010

Garde Malade Chapitre 47

Chapitre 47 : Être père

POV d’Edward

J'avais rapidement lâché la manette au grand damne d'Emmett. Mais je n'avais pas la tête à ça. Je voulais faire une chose importante. Une chose qui changerait mon avenir. Notre avenir. À Bella et à moi. Du moins, si je m’en sortais vivant.

-"Entre Edward"

J'avais roulé tel un automate jusqu’à l'hôpital. Je voulais demander à mon père conseil.

-"Salut"

-"Assis-toi. Je termine ça et je suis tout à toi. "

-"Prend ton temps. "

Tu m’étonnes, plus il en mettra plus lentement tu iras à l'échafaud.

Je mis ma main à la gorge, imaginant ma tête se décrocher.

-"Tu devrais avoir l'habitude à force de venir. "

-"Hein?"

-"Edward tu m’inquiètes c'est la première fois que tu me fais répéter ou même que je te surprends."

Je remédiai tout de suite à mes lacunes entendant parfaitement ses pensées.

-"Pardon. Je n'ai pas soif. C'était simplement une réaction bête dû au scenario que j'avais en tête. "

-"Je préfère ça. "

-"Je voudrais en dire autant. "

-"Edward dis-moi ce qui ne va pas. De quoi veux-tu me parler?"

-"Bébé"

-"Ça on en a déjà parlé et ça n'a pas servi à grand chose. "

-"Non pas de se sens là. " J'entendais un remake de notre conversation père/fils que nous avions eu sur le sexe "Je vais aller dire à Charlie pour Bella, pour le bébé. "

-"Oh! Je comprends mieux ta tête, tu as peur qu'il t’égorge. " Il essayai de contenir la scène comique qu'il se faisait dans sa tête. Charlie une hache à la main me courant autour de son bureau.

-"Merci de ton soutien. "

N'arrivant plus à ce contenir, il éclata de rire. je ne crois que jamais je ne l'avais vu rire de la sorte. Il riait de mon malheur. C'était dingue. Mais tellement contagieux que je le rejoignis.

Après plusieurs minutes, de franche rigolade. Il reprit son sérieux enfin presque.

-"Tu veux que je t’accompagne ? "

-"Non je veux le faire seul. Mais je voudrais savoir quoi lui dire. Car si je lui sors : Charlie, je suis un vampire qui aime votre fille et qu'il l’a mise enceinte d'un rejeton mi humain mi vampire mais le pire c'est que je ne sais pas si votre fille va s'en sortir d'ailleurs, mais elle est heureuse et c'est ce qui compte" ou pas.

-"J'avoue qu'il faut trouver mieux. Mais une chose est certaine c'est qu'il faut faire accentuer ta conversation sur son bonheur. "

-"Et?"

-"Et garder le secret. Donc rien sur notre nature, ni sur celle du bébé. Ce que je vais te dire va te sembler horrible sûrement mais même dans les grossesses normales, il arrive des malheurs. "

-"Tu prépares déjà un alibi au cas où ?" Ma phrase avait claquée.

-"Je sais que c'est dur pour toi mais je ne sais pas comment ça va se finir. Et je préfère penser à des choses à dire si le pire devait se produire. "

-"Alors trouve aussi un alibi pour ma disparition. Car je ne vivrai pas sans elle. "

-"Edward ne dit pas des choses comme ça. "

-"Toi seul peu supposer la mort de la femme de ma vie et de la suite mais pas moi? "

-"Je sais se que tu éprouves Esmée est tout pour moi. Je prendrai la même décision à ta place. "

Mais je n'étais pas venu ici pour parler de mort. Ni celle de Bella, ni la mienne, encore moins de celles de mes parents.

-"Et pour Charlie?"

-« Dis-y des choses ordinaires. Des choses qu'un ado irresponsable dirait dans les mêmes circonstances. "

-"Je ne suis pas un ado. Je ne suis pas irresponsable. Je vais lui demander sa main. "

-"Tu en as parlé à Bella?"

-"Non je le ferai si j'en sors vivant. "

-"Toutes mes félicitations mon fils. "

-"Merci! Peux-tu ne pas en parler à maman pour l'instant. "

-"Pas de soucis. "

Après deux ou trois dernières recommandations et une accolade de mon père, je parti affronter celui de Bella. Père et shérif de surcroit.


J'arrivai très vite, trop vite devant le poste de police. Satané manie d'appuyer sur le champignon.


Je demandai à voir le Chef Swan.


C'était un Quileute à l'accueil. Il me regardait de haut. Ce croyait-il supérieur à moi?

Il savait pour Bella et le bébé. Il jubilait de l'intérieur. Car même si c'était un loup, il ruminait vite.

Non ça c'est les vaches.

Oh moins cette remarque de mon pseudo subconscient me fit rire.

-"Chef, Edward Cullen souhaiterai vous voir. "

-"Fais le entrer. " Ordonna-t-il par l'interphone. Sa voix était pleine de stress.

Me voire débarquer comme ça, sur son lieu de travail, ne devait signifier qu'une chose pour lui: un problème avec Bella.

- "Tu trouveras le chemin seul ?" Me demanda Sam.

Il régna entre nous une entente électrique. Un traité l'empêchait de parler, de me sauter dessus, mais ses instincts lui disaient tous le contraire.

Je suis sûr qu’à bien le regarder, j'aurai vu une chaire de poule naissante. Mais je n'étais pas là pour lui. Mais pour voir Charlie qui trépignait dans son bureau.

-"Oui merci. "

Je soufflai un coup et fonçai. Plus vite fini, plus vite, je rejoindrai ma belle qui à coup sûr devait être sous l'emprise des femmes Cullen. Ce qui me fit penser qu'elle en ferait bientôt partie. Enfin si son père le voulait.

Je frappai à la porte. Priant les saints du courage.

-"Entre !"

Il était debout derrière son bureau. Presque aussi pale que moi. Ces pensées n’étaient que peur.



POV de Charlie

Je venais de quitter la villa. Enfin, elle était réveillée. Cette enfant m’aurait à l'usure. Sa légendaire maladresse était une calamité et un moyen assuré de ce faire des cheveux blancs ou une crise cardiaque voir même les deux.

J'avais rejoins mon bureau. Sam me semblait bizarre en ce moment à chaque nouvelle que je lui donnais de Bella, on aura cru qu'il attendait quelque chose. Ce gamin était flippant. Il avait pris en muscle et en taille en à peine trois mois. Ce n'était pas des stéroïdes ou un truc du genre car il y avait des contrôles mensuels. Ça devait être une caractéristique des Quileutes car Jacob avait subi la même chose.

Mon post sonna. En regardant l'heure, je pensais que c'était madame Newton. Tous les jours à la même heure, j'avais le droit au résumé complet de ce qui c'était passé dans notre ville.
-"Chef, Edward Cullen souhaiterai vous voir. "

Edward? Pourquoi est-il-là? Oh mon dieu. Il m’a pas tout dit sur le sujet de Bella.

-"Fais le entrer. "

Je lui avais parlé un peu plus sèchement que prévu mais c'était sans compter sur le stress qui m’envahissait.

Il frappa à la porte une éternité plus tard.

Aussitôt qu'il fut à l'intérieur. Je m’agrippai à mon fauteuil. M’empêchant d'user le sol. Ou de lui sauter dessus pour lui tirer les vers du nez.

-"Chef, je sais que vous être entrain de vous demander ce que je fais là. Mais. Bella va bien. D'ailleurs elle ne sait même pas que je suis ici. " Il bafouillait. Il coupait ses phrases. Comme les coupables le font.

-"Que ce passe t-il alors ?"

-"Je peux m’asseoir?"

-"Bien sûr excuse-moi. Te voir ici me fait assez drôle. "

-"Je comprend. Mais c'était important que je le fasse. Que je vienne vous le dire. "

-"Dire quoi? Que tu ne veux plus être le garde malade de ma fille? Que tu t’es rendu compte qu'à ton âge tu préfères une jeune fille bien portante. Je le savais, je m’en doutais. "

-"Non vous n’y êtes pas. J'aime votre fille. Je ne pensai pas en venant ici vous le prouver."

-"Ah pardon. Mais tu ... enfin je veux dire."

-« Laissez-moi plutôt finir. "

-"Ok"

-"Voilà Bella et moi enfin moi et Bella ont s'aime. Et nous avons appris à nous connaître d'avantage. Plus intimement, je veux dire. "

-"Si tu tiens à la vie jeune homme, tu devrais mieux t’arrêter là. "

-"Mais je ne peux pas. Car je vais lui demander sa main et nous allons former une famille. "

-"C'est une manière délicate pour me dire quoi ?" Je commençais à voir rouge mais aussi à voir clair dans son jeu.

-"Bella est enceinte. "

-"Bella est quoi ? Vous lui avez fait quoi ? Vous avez abusé de son état, j'en étais sûr. "

-« Calmez-vous ! Bella va bien. Elle veut ce bébé. Je lui avais proposé d'avorter… "
-"C'est une nouvelle mode d'engrosser les jeunes filles et de les conduire dans les pattes d'un boucher..."

-" Mais elle le veut vraiment » Répétât-il plus fort me coupant dans mon élan. « C’est important pour elle, une manière de se prouver qu’elle existe encore et de toute manière ce n'est plus à l'ordre du jour. Nous voulons ce bébé et je vais lui demander sa main. "

J'avais agrippé ma chaise si forte que mes jointures étaient douloureuses. J'essayai de la maintenir au sol car je n’avais qu'une envie : lui écraser sur la tête. Ne croyait-il pas qu'elle avait assez souffert comme ça. Une grossesse dans son état. Mais ils avaient perdu la tête. Le pire c'est que son père devait le savoir. Alors que moi j'étais mis à l’écart.

De la jalousie ? Non. De la colère ? Oui et pas qu'un peu, j'avais confiance en lui.

-"Mon père vous a rien dit pour respecter son serment d’Hippocrate. "

-"D'hypocrite. Oui. "

Il avait répondu à mes questions muettes ou à moins que j’avais pensé tout haut?

-"Sachez que je prendrai soin d’elle et que je ferai tout pour la rendre heureuse. Je suis venu ici pour avoir votre bénédiction ou du moins votre accord. Mais même si je ne l’obtiens pas ça ne changera rien pour nous trois. »

- « Sortez d’ici avant que je vous jette en prison. Ou pire. » Je me voyais déjà le prendre pour cible. Mon corps tremblait. Mes oreilles bouillaient. Comment j’avais fait pour rien voir venir. Pourtant avec ce que j’avais surpris une fois déjà j’aurai dû y songer. Mais Bella était ma fille. Une jeune fille avec la tête sur les épaules.

Il se leva, me salua une dernière fois et sortit de la pièce. Me laissant seul.

Bella allait me quitter. Bella allait devenir mère et femme. Mon bébé avait grandi. Avec son accident, inconsciemment j’avais espéré la garder avec moi, mais avec l’arrivée d’Edward dans sa vie c’est de la mienne qu’elle sortait.

Chapitre suivant

lundi 3 mai 2010

Une review qui m'a touché

Sur le forum de lovelemon in fic j'ai reçu une review qui m'a touché merciiiiiiiii encore

Kikicelte: "Coucou, méfiez vous les filles cette fic provoque un effet d'accoutumance rapide


C'est vraiment bien écrit dans un style très personnel , avec beaucoup d'émotions et de rebondissements !

J'aime beaucoup cette Bella très énergique : malgré les épreuves et le handicap elle a un tempérament passionné qui donne beaucoup de profondeur au personnage très loin de sa mièvrerie habituelle .

Il faut mentionner que l'auteur excelle dans les point de vue d'Edward , c'est parmi toutes celles que j'ai lues celle où l'on perçoit le mieux son don, on arrive vraiment à percevoir à quel point c'est inconfortable d'avoir l'esprit envahi par les pensées des autres .... Et l'on ressent aussi très bien pourquoi privé de ce talent Edward est si maladroit avec Bella....

Bref, on attend chaque nouveau chapitre avec impatience !"
 
 
merci encore à toi
ed

mardi 27 avril 2010

Une nuit qui change tout Chap 7


Chapitre 7: La Bella Italia

POV d'Edward

La voiture roulait et je me concentrai sur sa respiration. J'avais l'impression qu'elle augmentait avec ma vitesse. Avait-elle peur en voiture ?

J'aimais rouler vite mais pour elle j'étais prêt à modérer mon allure. Pour elle j'étais prêt à tout. À tous les sacrifices. À tout changer.

Nous arrivions quand même rapidement devant la Bella Italia.

Je ne pus m'éviter de lancer un :

- « Surprise ! »

- « Resto Italien ? »

- « Oui mais pas n'importe lequel, le spécialiste des raviolis aux champignons dixit la personne qui a pris ma réservation. »

- « Chaque soir une nouvelle surprise. Tu me gâtes. »

- « Et encore tu n'as rien vu. »

- « Tu sais que je n'aime pas les surprises. »

- « Je te promets qu'il n'y a pas de langue de belle mère, ni de chapeau pointu. »

- « Et ça doit me rassurer ? »

- « Oui. » dis-je d'un air mi sérieux, mi offensé.

Ce qui l'a fit rire. Je me joignis à elle. J'aimais ce moment simple. Mais il était temps que l'on quitte l'habitacle si on ne voulait pas perdre notre table.

Je sortis pour la rejoindre rapidement de son côté. Lui tendant mon bras, me donnant ainsi une excuse pour rentrer en contact avec elle. Et de fil en aiguille, je dirais même en tricotage de bras si l'on puisse dire, on se donna la main.

Que je ne quittai pas.

- « Vous avez réservé ? » nous demanda l'hôtesse.

- « Oui, au nom de Masen. »

- « Je vais demander à votre serveuse de vous conduire à votre table. »

Le cadre était parfait. Très cosy et pourtant très chic. La serveuse nous guida vers un petit lieu intime. Endroit charmant. Elle se présenta. Ce qui ne fit ni chaud ni froid. Elle était invisible pour moi. Je n'avais d'yeux que pour une seule femme.

J'aidai à s'assoir Bella, qui ne m'avait pas lâché. Si je ne pensais pas me faire des idées, j'aurai dit qu'elle voulait faire passer un message à cette Lauren : CHASSE GARDEE. Mais c'était ce quemoi j'espérais. Je reportais mes rêves, mes espoirs sur elle.

Le repas commença et sans grande surprise Bella commanda des raviolis. Moi je pris des lasagnes.

Nous mangeâmes sans nous quitter du regard. Mais le pire c'est que j'enviais sa fourchette. Elle la mettait à la bouche d'une façon si rrr.

Le faisait-elle exprès ? Me testait-elle ?

- « Alors votre avis mademoiselle ? » lui dis-je entre deux bouchées pour penser à autre chose et commencer la conversation.

- « Parfait. On vous aura bien renseigné Mr Masen. »

Ça me fit bizarre qu'elle m'appelle ainsi mais je ne la repris pas.

- « J'en suis ravi. »

- « Mais tes lasagnes ne valent surement pas les miennes. »

- « Tu cuisines ? »

- « Oui et je suis ou j'étais une experte des lasagnes. Les collègues de mon père auraient tués pour en avoir quand il en ramenait au bureau. . »

Elle évoqua ce souvenir avec un léger sourire même si son regard était triste. Je regrettai de ne pas avoir été là pour elle. Pour l'aider à traverser cette épreuve. Le destin avait été contre nous.

- « Méfie-toi que je ne te prenne pas au mot. Que je te kidnappe pour que tu m'en cuisines. »

- « Tu n'as pas à m'enlever, tu sais. Demande et je t'en ferai. »

J'avais sorti cette réplique pour détendre l'atmosphère mais maintenant j'étais bien tendu. Comment faisait-elle pour me faire cet effet ?

C'est ton esprit mal placé qui voit dans tout ce quelle fait, dans tout ce qu'elle dit une allusion sexuelle.


Peut-être !


Sûr.

Changeant de sujet et voulant me renseigner pour le reste de ma surprise, je lui demandai.

-" Tu connais Jane Campion ?"

-"Oui bien sûr. J'ai du regarder au moins dix fois Leçon de piano. "

-" Son film est très poignant."

-"Oui mais l'histoire d'amour même si elle née d'une manière spéciale est très forte, très passionnelle. "

-"Sais-tu qu'elle a sorti un nouveau film ?"

-"Oui mais je n'ai pas eu le temps d'aller le voir. "

-"On pourrai y remedier?"

-"Vous avez fini ? " La serveuse venait de mettre son bras entre nous pour prendre nos couverts, nous faisant reculer. Dans la conversation, nous avions dû nous rapprocher sans y prêter attention.

Bella souffla. Avait-elle eu peur que je tente quelque chose?

Elle n'avait plus faim. Moi non plus d'ailleurs c'était mon plus gros repas depuis 6 mois. Une fois l'addition réglée, nous repartîmes vers ma voiture. Cette fois-ci je n'eus pas besoin d'excuse pour lui prendre la main car elle m'avait devancée pendant que je payais ce que je devai à la caisse.

****

Une fois arrivée devant le cinéma, je lui demandai si elle n'était pas trop fatiguée. Et si on pouvait remedier tout de suite au non visionnage de Bright Star. Elle me repondit qu'elle en sera heureuse et moi j'étais aux anges.

On se dirigea vers le comptoir.

-"Deux places pour Bright Star s'il vous plait. "

-"La dernier séance était à 17 heure 50 monsieur. "

Celle là, je ne l'avais pas prévu. Quel mufle ! J'aurais dû regarder sur leur site avant de faire des plans.

Je ne savais plus quoi dire et je ne voulais pas que cette soirée se termine.

-"Je peux vous conseiller Amour et Amnésie (N/Yoro: Voir lien bande annonce sur mon profil), c'est une comédie dramatique. "

-"Euh ... En fait"

-"Ça sera parfait merci. "

C'était Bella qui avait répondu à ma place.

-"Tu es sûre?"

-"Oui ! On ira le voir une prochaine fois. "

Je savais qu'elle savait que je ne parlais pas de ça. Je ne voulais pas qu'elle se sente mal à l'aise devant ce film. Ou moi peut-être.

Devant son enthousiasme, je ne pus qu'accepter. C'est ainsi que nous nous rendîmes vers la salle pour voir ce film.

POV Bella

J'étais bien contente de quitter ce restaurant. Que les choses soient claires, il était super et le repas était très bon, mais cette serveuse m'agaçait plus qu'autre chose…Elle ne pouvait pas voir qu'il était accompagné? Ok, nous n'étions pas encore vraiment en couple, mais le fait qu'on se tenait la main voulait bien dire quelque chose, non?

En sortant du restaurant, je ne pus m'empêcher de m'emparer de sa main. Je souris intérieurement quand je vis qu'il ne me repoussait pas. C'était plutôt bon signe, n'est-ce pas?

Nous arrivâmes au cinéma, pour découvrir que le film qui nous intéressait ne passait pas à cette heure-ci. À la place, l'homme au guichet nous proposa un autre film, Amour et amnésie. Ce titre me parlait un peu, et peut-être ce film m'aidera-t-il, et puis, ça me permettrait de rester plus longtemps avec Edward, je n'avais vraiment pas envie de rentrer si tôt.

Edward accepta d'aller voir le film et prit les deux places, me proposa de passer prendre du pop-corn, mais je refusai poliment, j'avais déjà beaucoup trop mangé au restaurant, j'étais incapable de manger quoique ce soit de plus.

****

Quelques minutes plus tard, nous étions installés dans la salle. Ma main n'avait pas quitté celle d'Edward. Je me sentais bien, comme complète, je n'avais jamais ressenti ça avant, enfin, je crois.

Les lumières s'éteignirent et le film commença. Je me sentais proche de Lucy, l'héroïne, tout en me disant que j'avais de la chance malgré tout. Moi au moins, je n'oubliais pas Edward chaque matin au réveil. Même si je voulais vraiment retrouver cette partie de mon passé qui m'échappait, je ne perdais pas les souvenirs de ces nouveaux moments passés avec lui.

Inconsciemment, je me rapprochais d'Edward au fur et à mesure du film, pour finir ma tête contre son épaule. Il passa son bras autour de mon cou, afin que je m'installe confortablement contre lui. J'étais si bien, je ne voulais pas que ce film se termine.

J'avais de plus en plus de mal à me concentrer sur le film. L'odeur d'Edward m'enivrait, et il me semble l'avoir surpris à prendre une grande inspiration, comme s'il voulait sentir la mienne. Je souris béatement.

Le film se termina et j'y vis comme une lueur d'espoir pour moi. Même si je ne retrouvais jamais la mémoire, je pouvais espérer vivre à peu près normalement, il y a toujours une solution. Le cas de Lucie semblait désespéré, mais elle avait quand même réussi à avoir une vie à peu près normale. Comme quoi tout était toujours possible.

Les lumières se rallumèrent et je mis du temps à émerger. Je ne voulais pas bouger, j'étais trop bien installée, et Edward ne semblait pas le vouloir non plus, mais les autres spectateurs avaient déjà quitté la salle et le cinéma n'allait pas tarder à fermer. Je quittai donc – à contrecœur – l'étreinte d'Edward et me levai en m'étirant un peu. Edward m'imita puis s'empara de ma main et c'est ainsi que nous quittâmes le cinéma.

****

- "Tu es sûre que tu ne veux pas rentrer?" Lui demandai-je, alors que nous étions dans sa voiture, devant mon immeuble.

- "Non merci, mais je vais te raccompagner à ta porte."

Edward sortit de la voiture et en fit le tour afin de m'ouvrir la portière. Ses manières de gentleman n'étaient pas pour me déplaire. Il me tendit la main – que je saisis aussitôt – et m'aida à sortir du véhicule.

Nous nous dirigeâmes main dans la main vers l'immeuble. Je sortis mon passe pour ouvrir la porte et nous nous dirigeâmes vers l'ascenseur. J'appuyai sur le bouton d'appel et nous attendîmes quelques secondes l'arrivée de l'appareil. Nous entrâmes, toujours main dans la main, dans la cabine, et j'appuyai sur le bouton du deuxième.

Son odeur flottait dans la cabine, je m'en enivrai, sachant qu'il partirait d'ici quelques minutes.

Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent sur mon étage et nous en sortîmes tous les deux. Nous arrivâmes assez vite devant la porte de mon appartement. Nous nous fîmes face. Je plongeai dans ses yeux émeraude.

- "Merci Bella, j'ai passé une excellent soirée." Souffla-t-il.

- "Moi aussi Edward, je me suis bien amusée." Répondis-je sur le même ton.

- "Tu as quelque chose de prévu samedi soir?"

Je n'eus pas vraiment de temps de réflexion. Venant à peine de m'installer, je n'avais pas de plans, et je ne travaillais jamais le week-end. De plus, l'idée de passer mon samedi avec lui me rendait heureuse.

- "Non, je n'ai rien de prévu. Tu avais quelque chose en tête?"

- "Je t'invite à diner chez moi, et après on pourrait regarder un DVD?"

- "Excellent idée, la prochaine fois ça sera mon tour de cuisiner pour toi, d'accord?"

- "Super, à samedi alors, bonne nuit Bella."

Il resta quelques secondes à me regarder, se rapprochant doucement, comme pour me demander mon accord. Je continuai à le fixer, attendant qu'il se décide. Quand ses lèvres se posèrent sur les miennes, je crus qu'un feu d'artifice avait éclaté dans mon bas ventre. Je passai mes mains autour de son cou et commençai à fourrager dans ses cheveux, penchant la tête afin d'approfondir le baiser.

Je ne voulais pas que ce baiser s'arrête, mais Edward finit par se retirer afin que nous puissions respirer. Je lui fis un dernier baiser rapide sur les lèvres.

- "Bonne nuit Edward" Fis-je contre ses lèvres.

Il me fit un dernier baiser puis se détacha de moi, me caressa la joue et repartit en direction de l'ascenseur, tout en me faisant un dernier signe de la main. Je plongeai ma main dans mon sac à la recherche de mes clés et ouvris la porte. Je posai mon sac et allai dans la salle de bain. Une fois en nuisette, je me dirigeai dans ma chambre en repensant à ce baiser. Nous étions jeudi. J'avais hâte d'être à samedi soir. Mon sommeil fut cette nuit une fois de plus rempli de rêves d'Edward Masen.

Chapitre suivant

jeudi 22 avril 2010

Chapitre 9 Pourquoi?

Chapitre 9 :

POV de Bella

Il se tenait devant moi.
Cette fois-ci ce n'était pas une hallucination, ni un fantasme.
Je pouvais sentir mes joues s'enflammées. Il n'y avait aucun doute, vu son sourire et sa tête, il savait ce que je venais de faire. Étais-ce écrit sur mon front?
En tout cas, s'il avait des doutes, il en avait plus.

-"Je m’excuse de faire intrusion chez toi mais il fallait que je te parle."

Le soleil était maintenant complètement couché.

Je n'avais toujours pas dit un mot. Paralysée.

-"Bella dit quelque chose. Cri. Ou fout moi dehors. "

-"Non reste." Lui répondis-je très vite, je ne voulais pas qu'il parte.

Il me fit un léger sourire.

-"Veux-tu que je te laisse au moins te rhabiller?"

-"Tu m’as déjà vu nue. " Toute pudeur c’était envolée.

Je me dirigeai vers mon armoire pour enfiler une nuisette. J'en avais qu’en coton mais c'était beaucoup mieux que mes joggings et tee-shirt troués.

Il ne bougea pas. Je pouvais sentir ses yeux sur mon corps.

-"Tu aimes ce que tu voix?"

-"Trop"

-"Trop?"

-"Oui beaucoup trop pour ma santé mentale et la tienne."

-"Ma santé mentale ne craint plus rien je pense. "

-"Peut-être mais ta santé, elle, se retrouve en danger à chaque fois que je suis proche de toi. "

-"Tu penses à Jacob quand tu dis ca?"

-"Non à moi Bella. "

- « Edward je sais ce que tu es. »

POV d'Edward

J'avais repéré une fenêtre au premier étage facile d'accès grâce à un gros arbre. Espérant que ça soit celle de sa chambre.
Elle grinça légèrement mais s’ouvrit à ma première tentative. La pièce était sombre seulement éclairée par les astres.

L'odeur, la déco ça ne pouvait qu'être la sienne. Mais elle n'était pas là.
Je me concentrai sur les bruits.
La télévision était sur une chaine de sport. Une voix d'homme commentait chaque passe. Son père sans doute.
Puis j'entendis l'eau. L'eau ruisselait sur un corps… son corps. Comme si par chaque goutte qui touchait sa peau un flash apparaissait devant moi tel des ultra-sons.
Puis un souffle erratique. Un souffle retenu, anormal. Des gémissements. Et parfois même mon prenom. Elle se faisait du bien dans la petite pièce attenante à la mienne. Elle se donnait du plaisir en pensant à moi. Mon sexe vibrait à ce son. À cet appel. Mais je devais reste là. Je devais rester sage. Prendre mon mal en patience. Pourvu qu'elle fasse vite car j'ai une toute petite patience. Très petite. Surtout avec un mur si léger entre nous.

Un dernier cri avant un silence . L'eau se coupa. Puis ses pas d'abord sur du carrelage puis sur du plancher. Elle allait rentrer dans sa chambre.
Que ferait elle en me voyant ? Hurler? Appeler son père?

Mais elle ne fit rien de tout ça. Dans un premier temps, elle ne me vit pas. Elle avait refermé sa porte. S'appuyant dessus. Elle n'avait qu'une serviette autour d'elle qui ne cachait pas grand chose et pourtant c'était beaucoup trop.

Je décidai de m’annoncer.

- « Salut Bella ! Bonne douche ? »

Bon j'avoue que j'aurai pu trouver peut-être mieux vu ses rougeurs et son côté statufié.

Mais quoi dire? quoi faire? L’entourer de mes bras et lui souffler à l'oreille " Bella j'ai envie de toi "
Trop risqué, surtout que je voulais lui parler avant tout. Même si j’en mourrai d’envie.

Je repris pour lui laisser le temps de réagir.

-"Je m’excuse de faire intrusion chez toi mais il fallait que je te parle."

Ça ne changea rien.

-"Bella dit quelque chose. Cri. Ou fout moi dehors. "

-"Non reste." Me répondit-elle avec urgence. Voulait-elle autant que moi que je sois près d’elle ?

-"Veux-tu que je te laisse au moins te rhabiller?" pour ton bien dit oui.

-"Tu m’as déjà vu nue. "

Elle n’avait pas faux mais je savais comment ça c’était fini les deux fois.

Je ne la quittai pas des yeux pendant qu’elle s’exécutait. Elle fit tomber sa serviette. Laissant apparaitre ses courbes. Ses fesses.

Ne bouge pas !

-"Tu aimes ce que tu voix?"

-"Trop" et c’était vrai.

-"Trop?" elle paru inquiète ? Ou …perplexe ?

-"Oui beaucoup trop pour ma santé mentale et la tienne."

-"Ma santé mentale ne craint plus rien je pense. "

-"Peut-être mais ta santé, elle, se retrouve en danger à chaque fois que je suis proche de toi. "
Et c’était l’horrible vérité.

-"Tu penses à Jacob quand tu dis ca?"

-"Non à moi Bella. "

Ce n’est pas ce clébard qui me faisait peur et il fallait qu’elle me comprenne. Et pourtant je ne pensais pas qu’elle le ferait si vite.

- « Edward je sais ce que tu es."

Cette fois ci c’est moi qui restai sans voix. Comment pouvait-elle savoir ? lui avait-il dit ?

- « En faites, je crois que je l'ai toujours su. » repris t’elle.

- « De quoi parles-tu ? »

- « Je suis amie avec les black depuis assez longtemps pour avoir entendu toutes leurs légendes. J’avais toujours pris ça comme des histoires pour faire peur aux enfants mais l’une d’elle me semble réelle. L’une d’elle parlait d’être au sang glacé. »

- « Et tu as pensé à moi ? »

- « Au début non. Même si ton corps est froid et aussi dur que le marbre. » Elle s’était rapproché de moi lentement. Faisant glisser sa main sur mon bras.

- « Mais voir la réaction de Jack devant toi… quand je suis partie ce matin c’était pour te protéger, je ne voulais pas qu’il te fasse du mal. »

- « Je ne crains rien. »
- « Peut être mais si tu es bien ce que je pense et vu que tu ne le nies pas. »

- « Voudrais tu que je le fasse ? »

- « Non. Mais si toi tu es un… vampire… » On aura cru qu’elle le disait pour tester ce mot. « Alors Jacob, enfin les Quileutes doivent être … des loups ? »

- « Je n’ai pas à te le dire Bella. »

- « Pourquoi ? Si tu ne le nies pas pourquoi ne me l’avouerais-tu pas ? »

- « Mes lois. Le pacte. Mon monde. Pourquoi es-tu si perspicace ? Tant que tu ne savais rien, tu ne risquais rien. »

- « Mais ça ne me gène pas, je suis prête à vivre la nuit si c'est pour être avec toi. »

- « Bella je ne veux pas que tu me donnes tes nuits. »

- « Mais? »

- « Chut ! Bella le soleil ne nous fait rien. Mais je ne veux pas que tu me donnes ta vie.»

- « Tu dis ça pour mon sang ? »

- « Non. Bien sûr que non. Tu es l’être le plus doux et merveilleux que j’ai rencontré. Ça fait un an que je me bats avec moi-même pour t’oublier. Mais rien n’y a fait. Et quand je crois que je pourrai t’avoir, tu fais tout échouer. »

- « Pourquoi ? Ne vaut-il mieux pas que je sache ? »

- « Oui. Non. Je ne sais pas. Mais tu acceptes si facilement ce que je suis. C’est presque … oh mon dieu… c’est comme si tu me pardonnais pour un futur geste trop violent. Une soif trop grande. » Je l’avais serré dans mes bras. Humant l’odeur de ses cheveux. Éloignant ces images horribles qui me venaient par cette révélation.

- « Et alors est-ce mal ? Certains hommes ont bien des soumises. Pourquoi pas toi ? »

- « Je ne veux pas que tu te soumettes à moi. Je veux être ton égal. »

- « Alors tant que je ne savais pas tu voulais bien être avec moi mais maintenant c’est fini. » dit-elle en se reculant de moi.

- « Bella comprend moi. »

- « Non. C’est trop facile. Tant que je suis idiote et aveugle c’est bon. Mais comme je ne le suis pas je vais te perdre. C’est ça ? »

- « Je sais pas. Je ne pensai pas avoir ce genre de conversation ce soir. »

- « Et à quoi pensais-tu ? »

- « Te demander si cette brute ne t’avais pas blessé. Savoir si on pouvait ce revoir ? Mais jamais te faire mienne. »

- « Je ne suis pas assez bien pour ça. Je suis juste bonne pour un apartheid. »

- « Non mais je voulais paraitre normal à côté de toi. Tant que tu ne savais pas j’aurai dus me cacher. »

- « Pourtant dès le début tu t’es exposé. Ta vitesse. Ta soif de mon sang. .. »
- « Oui sans doute je n’ai pas fait preuve d’assez de prudence. »

- « Et maintenant c’est moi qui va le payer ? »

- « Non c’est nous. »

mardi 13 avril 2010

Une nouvelle aventure

Kikou
j'ai besoin de vous pour me faire connaitre venez voir mon nouveau bébé

Par ici

ed

Une nuit qui change tout Chap 6


Chapitre 6: Rendez vous chez le psy

POV Bella

Ce matin, je me levai reposée et de bonne humeur. Je repassai quelques brides de la soirée d'hier soir dans ma tête. Le sourire aux lèvres, je sortis du lit, impatiente d'être à ce soir. Mais d'abord, je devais affronter cette première consultation avec le docteur Cullen. Je me demandais comment cela allait se passer, si le courant passerait entre nous. J'avais confiance en mon précédant psychiatre, ce qui m'avait aidée à avancer quelques peu. Même si je n'avais pas de souvenirs, je pouvais parler librement avec lui de ce que je ressentais. J'espérais qu'il en serait de même avec le docteur Cullen.

Il était neuf heures quand je me dirigeais vers la cuisine afin de déjeuner. Mon rendez vous n'était pas avant quatorze heures, ce qui me laissait le temps de me préparer et de ranger un peu l'appartement. Je bus mon bol de café et mangeai rapidement mes tartines, puis filai à la salle de bain prendre une douche rapide. Après la douche, je me rendis dans ma chambre et passai un jean et tee-shirt confortable puis me mis au ménage de l'appartement. Si Edward devait rentrer, il valait mieux que l'appart soit nickel.

Une fois mon labeur terminé, j'examinai l'appartement. Tout était propre. Je jetai un œil à la pendule et m'aperçus qu'il était déjà midi. Je me fis rapidement à déjeuner, mangeai sur le pouce, mis le tout au lave-vaisselle et retournai dans ma chambre pour troquer mon tee-shirt contre un chemisier, passai à la salle de bain me maquiller légèrement, pris mon sac, mes clés et partis.

J'arrivai au cabinet du docteur Cullen dix minutes avant le début du rendez vous. La secrétaire m'accueillit avec un sourire et m'offrit de patienter en salle d'attente. J'étais un peu nerveuse. J'espérais que tout se passerait bien et qu'il me mettrait en confiance. Le docteur Gerandy ne m'en avait dit que du bien, mais le feeling entre un patient et un médecin ne se commande pas, même si le médecin lui-même est excellent.

Vingt minutes plus tard, je vis la porte de la salle d'attente s'ouvrir. (N/Yoro: Bein oui, un médecin n'est jamais réputé pour être à l'heure XD) Un homme d'une quarantaine d'années, aux cheveux blonds et au sourire bienveillant s'approcha de moi et me tendit la main.

"Bonjour, vous devez être Isabella."

Je respirai un bon coup et serrai la main qu'il me tendait.

"Oui docteur, mais je vous en prie, appelez moi Bella."

"Très bien Bella, si vous voulez bien me suivre." Dit-il sans se départir de son sourire.

Cet homme avait beaucoup de charisme. Je me sentais à l'aise en sa présence, ce qui me donna espoir pour la suite.

Nous entrâmes dans un bureau décoré avec beaucoup de goût. Un grand bureau trônait dans le fond de la pièce. Sur la gauche, quand on entrait, se trouvait un canapé noir et deux fauteuils. Le docteur Cullen se dirigea vers l'un des deux fauteuils et me fit signe de la main de m'installer dans le second, qui faisait face au sien.

"Je vous en prie Bella, installez-vous."

Je m'assis et attendis qu'il prenne la parole, ce qu'il fit assez rapidement.

"Très bien Bella. J'ai lu votre dossier, mais je pense qu'il est mieux que vous me racontiez vous-même votre histoire, cela me permettra de connaitre votre ressenti."

Je pris une grande inspiration et me lançai.

"Par où dois-je commencer?"

"Si nous commencions par le début? Parlez-moi de la ville où vous êtes née, votre enfance. Prenez votre temps, racontez les choses à votre rythme." Dit-il avec un petit sourire.

"Bien. Je suis née à Forks, dans l'état de Washington. Je n'ai pas connu ma mère, elle a quitté mon père alors que je n'avais que quelques mois, laissant mon père seul, avec un bébé à élever."

Je fis une pause, essayant de rassembler mes idées. Le docteur Cullen ne me poussa pas, et attendit patiemment que je poursuive.

"Mon père ne s'est jamais remarié. Néanmoins, la présence de ma tante, Marie, m'a permis de combler l'absence de ma mère. J'ai toujours été proche de mon père. Nous faisions beaucoup de sorties tous les deux, je l'accompagnais souvent à la pèche, il m'emmenait souvent à la plage de la réserve indienne près de chez nous. Même s'il me manquait ma mère, j'ai eu une enfance heureuse. Je n'ai jamais su ce qu'elle était devenue, elle n'a jamais cherché à prendre contact avec moi. Mais ne l'ayant jamais connue, ça ne m'a jamais spécialement touchée.

Mon adolescence s'est passée tranquillement, jusqu'à mes seize ans. Ma tante nous avait appris cette année là qu'elle souffrait d'un cancer avancé de la peau. Il avait été diagnostiqué trop tard, et elle avait des métastases un peu partout dans le corps. Elle était condamnée. Elle nous a quittés trois mois plus tard. J'ai beaucoup souffert de sa mort, elle était ma mère de cœur, celle à qui je racontais mes petits béguins d'ado, qui m'a expliqué ce qui m'arrivait le jour où j'ai eu mes premières règles. Elle a vraiment joué le rôle de mère pour moi. Mon père a eu également beaucoup de mal à se remettre de la mort de sa sœur. Ce deuil nous a encore plus rapprochés.

Quand j'ai eu fini le lycée, j'ai eu envie de réaliser mon rêve, devenir peintre. Ma tante m'avait appris à peindre, nous partagions cette passion depuis mon enfance, et je voulais continuer pour elle. L'école des beaux-arts de Chicago était très réputée et je rêvais d'y entrer. Conscient de ma passion et en souvenir de Marie, Charlie m'a soutenue pour que j'aille à Chicago, même si la distance lui faisait un peu mal. Ça m'embêtait un peu également de laisser mon père, mais il insistait tellement que j'ai fini par me lancer. Je suis donc partie à Chicago et j'ai commencé les beaux-arts. Mes derniers souvenirs remontent à un an après mon arrivée à Chicago. A l'époque, je me trouvais encore aux beaux-arts, je ne pense pas que j'y étais encore inscrite. Lorsque je me suis réveillée suite à un accident de voiture, d'après ce que m'ont dit les médecins, je ne me trouvais pas à Chicago, mais à Forks.

À mon réveil, j'étais complètement perturbée. Je ne comprenais pas ce que je faisais à l'hôpital de Forks, alors que je me souvenais m'être couchée la veille dans mon lit à Chicago. Les médecins ont dû me mettre sous sédatifs pour me calmer. Ensuite, le docteur Gerandy était passé me voir. Nous avons discuté, il m'avait demandé jusqu'où remontaient mes souvenirs. Avec l'aide de Charlie, mon père, nous avons pu déterminer la période de mon amnésie à deux ans. J'ai appris que j'étais revenue à Forks pour aider Charlie, qui souffrait du même cancer que ma tante. J'ai été dévastée quand j'ai appris ça. Je ne comprenais pas pourquoi on s'acharnait à me retirer tous les gens que j'aimais. Surtout de la même manière. Après ma convalescence, l'état de mon père s'est dégradé. Je hurlais de l'intérieur, j'avais l'impression de revivre le cauchemar que j'avais vécu avec Marie. Pour l'avoir déjà vu une fois, je savais que c'était la fin. Je prenais sur moi devant Charlie, mais à chaque fois que je me retrouvais seule, je craquais. Je n'arrivais plus à le voir mourir à petit feu. Charlie nous a quittés deux mois plus tard. Je ne pouvais plus rester à Forks, j'y avais trop de souvenirs douloureux. Je suis restée le temps de régler les obsèques de mon père, et je suis partie. J'ai opté pour Chicago, espérant retrouver mes souvenirs."

Le docteur Cullen, qui ne m'avait pas interrompu jusqu'ici, reprit la parole.

"Cela fait deux semaines que vous êtes ici, si j'ai bien lu. Avez-vous déjà eu quelques brides de souvenir? Des impressions de déjà-vu, quelque chose de particulier?"

"Eh bien, j'ai rencontré quelqu'un qui m'a connu pendant la période dont je ne me souviens pas. J'étais en train de travailler, et un client m'a appelé Bella. Cela m'interpelée, et je lui ai demandé s'il me connaissait. La peine que j'ai lue dans ses yeux à ce moment là m'a fait mal, mais j'ignore pourquoi. Je lui ai parlé de mon amnésie, et j'ai pu voir une once de soulagement dans son regard. Après mon service, on s'est retrouvés et il m'a emmené dans un bar pour discuter. J'avais une impression de déjà-vu, mais je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus, comme si j'étais déjà venue dans une vie antérieure, sans jamais y être allée. Je ne sais pas bien expliquer. Cela m'a un peu angoissée sur le moment. Et il y a cette attraction que je ressens pour cet homme, comme si un lien nous unissait, mais que je n'arrive pas à définir. "

"Il y a de fortes chances que vous soyez déjà venue dans ce bar, mais il ne faut pas vous forcer Bella, cela vous angoisserait inutilement. Prenez les choses naturellement, si vous vous forcez de trop, cela va vous bloquer, et vous n'arriverez pas à retrouver vos souvenirs. Quand à cet homme, laissez les choses se faire. Ne le pressez pas de questions, un trop plein d'informations ne serait pas bon pour vous. Dîtes-lui aussi de ne pas trop vous en dire, d'agir naturellement sans trop vous parler du passé. Le fait d'avoir trop d'informations sur votre relation passée pourrait fausser les choses entre vous. Si vous aviez une relation amoureuse et qu'il vous le disait, sans que vous ne vous en souveniez, pourrait vous faire sentir obligée de reprendre une relation avec lui, et ce ne serait pas bon, ni pour vous, ni pour cet homme, car vous douteriez tous les deux du bien fondé d'une telle relation. Continuez à le voir, mais agissez naturellement, apprenez à le connaitre, et vos affinités détermineront de la suite à donner à votre relation."

Il regarda l'horloge au dessus de nous. Il était déjà quinze heures quinze. Cela faisait déjà une heure que je discutais avec lui. Je n'avais pas vu le temps passer.

"Je pense que ça sera tout pour aujourd'hui. Que diriez vous de reprendre rendez vous dans une semaine, à la même heure?"

"Ça sera parfait. Merci pour tout docteur Cullen."

"De rien, dit-il en notant le rendez-vous sur son agenda. S'il y a le moindre problème, n'hésitez pas à me contacter pour avancer le rendez vous."

"Je n'y manquerai pas. À la semaine prochaine."

" À la semaine prochaine Bella" Dit-il en me tendant la main, que je serrai sans hésitation avant de sortir du cabinet.

Une fois dehors, je pris une grande bouffée d'air frais. Le rendez-vous s'était bien passé. Le docteur Cullen avait su me mettre en confiance et j'avais espoir de m'en sortir. Je rentrai chez moi vers seize heures. Je décidai d'aller me préparer pour mon rendez-vous avec Edward. Je pris une douche chaude, qui détendit tous mes muscles, puis allai dans ma chambre et choisis ma tenue. J'optai pour un leggins blanc et une tunique bleue turquoise, ainsi qu'une ceinture d'un bleu turquoise plus soutenu.

Je retournai dans la salle de bain et me maquillai d'un léger trait d'eyeliner turquoise. Je lissai mes cheveux, puis regardai le résultat dans le miroir. Parfait. Je jetai un œil à ma montre. Dix neuf heures. Plus qu'une demi-heure avant qu'il n'arrive. Je me dirigeai vers le salon et m'installai dans le canapé et commençai à zapper, sans vraiment prêter attention à ce qui se déroulait sur le petit écran. Je réfléchis aux paroles du docteur Cullen concernant Edward. "Laisser les choses se dérouler naturellement", "Ne pas poser trop de questions." Même si j'avais une envie folle d'en savoir plus, je savais bien que ce n'était pas la meilleure chose à faire, je pris donc la décision de prendre sur moi pour ne pas trop en demander.

Je fus interrompue dans mes réflexions par le bruit de l'interphone. Je regardai l'heure. Dix-neuf heures trente. Il était ponctuel. Je me dirigeai vers l'interphone et pris le combiné.

"Allo?"

"Bonsoir Bella, c'est Edward."

"Bonsoir Edward, monte! C'est au deuxième étage, première porte à gauche en sortant de l'ascenseur." Dis-je en appuyant sur le bouton afin d'ouvrir la porte de l'immeuble.

Deux minutes plus tard, la sonnette retentit. Je me précipitai à la porte, pour me retrouver en face de mon Adonis.


POV d'Edward

La laisser rentrer seule alors qu'elle me proposait le contraire hier soir fut très dur. Surtout après notre soirée. Mais je n'aurais pas su me retenir de la toucher, de l'embrasser. Alors comme un gentleman, j'étais rentré à mon appartement.

J’avais adoré parler de choses futiles. En connaitre plus sur elle. Ses goûts. Ce qu’elle préfère. Ce qu’elle déteste. Voir ses mimiques devant mes réponses.
Son rire quand je lui avais raconté des choses inavouables. Comme ma plus grosse bêtise.
C’est vrai que mettre une grenouille dans le sac de ma maitresse de primaire avait été une grande aventure. Surtout quand toutes les filles de ma classe avaient sauté sur leur table en hurlant. Et que le fils à papa s’était réfugié dans les bras de Mlle Stewart.

Sa plus grosse bêtise lui avait valu une jambe dans le plâtre. Elle avait voulu défier un garçon de sa classe en grimpant sur une corniche. Mais avec sa malchance légendaire, elle en était tombée.

Et ce matin, alors que j’avais rêvé d'elle toute la nuit, il ne me restait que mon oreiller dans les bras.

Combien de temps mettrons-nous à nous retrouver ?

Je balançai mon compagnon de cette nuit contre le mur d’en face pestant et maudissant ce chauffard.

Une douche et un café plus tard, je me retrouvais dans ma voiture. La journée allait être longue. Surtout si je ne pensais qu’à elle. Mais comment faire autrement ? Tout me la rappelait. Et ce fut pire en m'arrêtant au feu.

La Bella Italia…

Même les restaurants s’y mettaient. Je n’avais jamais fait attention à cette enseigne. Étais-ce un nouveau restaurant ?
C’était peut-être un signe. Elle m’avait dit aimer les raviolis aux champignons.

TUTTTTTTTTTTT TUTTTTTTTTTTTTTTTT

Un klaxon me fit sortir de mes pensées. J’appellerais à ma pause. Je redémarrai avec une lenteur exagérée.

Vengeance Made in Cullen.

Et encore ce n’était rien comparé à celles de ma sœur.

Les deux premières heures de cours passèrent assez vite. Mon élève était appliqué et assez doué. Ce qui me permit de consulter l'annuaire. Je trouvai très vite le restaurant en question. Leur publicité me faisait penser au dessin animé de Ratatouille. Un chef bedonnant était l’emblème de leur enseigne.

Aussitôt la sonnerie des fins de cours avait retenti que je dégainai mon portable. Même si je mourrais d’envie d’envoyer un texto à Bella, je ne le fis pas. Je composai à la place le numéro de La Bella Italia.


- « La Bella Italia Bonjour ! »

- « Bonjour, je voudrais un renseignement sur votre carte. »

- « Oui ? Je vous écoute. »

- « Avez-vous des raviolis aux champignons ? »

- « Les meilleurs de Chicago Monsieur. »

- « Parfait. Dans ce cas puis-je réserver une table pour ce soir? »

- « Certainement. Combien de couverts ? »

- « Deux. Un coin tranquille de préférence. »

- « J’ai ce qu’il vous faut. À quelle heure ?»

- « 20 heure »

- « 2 couverts à 20 heures à quel nom ? »

- « Masen » je me servais du nom de jeune fille de ma mère pour signer mes compositions.

- « C’est noté. À ce soir. »

Je raccrochai, heureux. J’avais trouvé une surprise parfaite. Pour la femme parfaite.

Le reste de la journée fut tranquille.

Je filai à mon appartement prendre une douche et m’habiller classe. Alice m’avait acheté un pantalon en toile à pinces crème que je n’avais pas encore trouvé à mettre, c’était l’occasion. J’enfilai une chemise blanche, laissant les premiers boutons ouverts.

Je voulais faire une course avant d’aller chez elle.

Une idée m’était venue pendant mon repas. Si ce qu’on nous servait à la cafeteria de l’université peut-être appelé comme ça.

Je m’arrêtai au magasin de loisirs créatifs le plus proche. J’y trouvai rapidement ce que je cherchais. Je fonçai ensuite chez le fleuriste où ma mère commandait ses compositions florales.

- « Mr Cullen, quel plaisir de vous voir. Vous venez chercher les centres de table pour votre mère ? »

- « Non, j'aurais voulu vous demander de faire quelque chose pour moi. »

- « Bien sûr. »

- « Voilà j’ai eu une idée de bouquet. Voici le croquis. J’ai été acheter ceci avant de venir. C’est pour une amie artiste. »

- « C’est une excellente idée. Je vous fais ça de suite. »

- « Merci. »

Elle attrapa des roses rouges et blanches, des grandes feuilles de palme, des fougères, du myosotis blanc, prit mes pinceaux et partit derrière le comptoir.
S’inspirant de mon dessin en le rendant mille fois plus beau, elle forma le bouquet. Elle enfila du fil de fer au bout de chaque pinceau et l’enveloppa dans du papier de soie blanc et du papier Cristal.

- « Voulez-vous y rajouter une petite carte ? »

- « Oui. »

- « Regardez là dedans si vous trouvez votre bonheur. »

Elle me montra un panier où une multitude de petites cartes y étaient rangées. Mon regard s’arrêta sur une avec des notes de musique. Le texte était simple.

Pour toi…

Je retournai la carte pour y écrire quelques mots.

En espérant qu’il t’inspire…
E.


Elle prit le bouquet en photo et me le tendis. Il était magnifique.

19H20

Le timing parfait.

Je grimpai dans ma voiture, elle habitait deux rues plus loin.

J’étais de retour où je l’avais laissée, il n’y a même pas 21 heures, et pourtant ça me semblait une éternité.

Je trouvai rapidement sa sonnette.

- "Allo?" douce voix

- "Bonsoir Bella, c'est Edward."

- "Bonsoir Edward, monte! C'est au deuxième étage, première porte à gauche en sortant de l'ascenseur."

Le Clac de la porte me donna le signal pour aller la rejoindre.
Je montai les escaliers quatre à quatre. N’étant pas assez patient devant cet ascenseur qui n’arrivait pas.

Je soufflai une dernière fois avant de sonner à sa porte. Elle m’ouvrit. Elle était resplendissante.

Aucun mot ne sortie de sa bouche.

- « J’ai pensé que ceci te plairait. »

Je lui tendis le bouquet. Elle le regarda avec un léger sourire.

- « Merci. » dit-elle en me déposant un baiser sur la joue.

Je lui rendis avec douceur. J’essayais de faire passer par mes gestes tout ce que je ressentais pour elle.

Nous restâmes un instant sur place avant qu’elle recule.

- « Je mets les fleurs dans un vase et j’arrive tout de suite. Qu’as-tu prévu au programme ? » La suite de sa phrase criait de son appartement.

- « Surprise. »

- « Je n’aime pas particulièrement les surprises. »

- « Je suis sûr que celle-ci tu vas l’adorer. »

- « Ok dans ce cas je me dépêche. »

Elle fit très vite l’aller retour. Nous redescendîmes ensemble, nos bras se frôlant par moment. J’appréciais ce semblant de contact. Cette nouvelle approche.

Je lui ouvris la portière.

En route pour La Bella Italia.

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